Qualité d’image du Tamron SP 150-600mm G2

Montier-en-Der, bien que « surpeuplé » lors du festival annuel de photographie animalière et de nature, est un lieu exceptionnel pour tester du matériel photographique, qui plus est lorsqu’il s’agit d’un téléobjectif qui pourrait intéresser de nombreux amateurs de photographie animalière.

Durant notre test, nous avons mis le Tamron SP 150-600mm G2 sur un Nikon D500 (APS-C) et un Nikon D800 (plein format) pour apprécier la qualité d’image et le zoom. Il ne s’agit ici pas d’un test laboratoire, mais d’un test sur le terrain, avec pour vocation de vous montrer l’objectif dans des conditions réelles.

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1/640s - f/13 - ISO 1100 - 420mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/640s – f/13 – ISO 1100 – 420mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

La première session photo a été réalisée le soir, près du lac du Der. Au coucher du soleil (ainsi qu’au lever), les grues cendrées s’activent près du lac et offrent un sujet unique lorsque les conditions lumineuses, la météo et la présence de grues sont réunies. À cette époque, de nombreuses grues étaient présentes sur le lac.

1/640s - f/13 - ISO 1100 - 420mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/500s – f/13 – ISO 6400 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

L’un des objectifs de cette version G2 pour Tamron était de satisfaire les utilisateurs de boîtiers à gros capteurs. En étudiant les photos réalisées sur 3 jours, nous avons pu noter que la qualité optique était vraiment bonne, avec une très bonne restitution des détails et du piqué sur le Nikon D500. Mais c’est sur le Nikon D800 que les performances sont les meilleures en termes de qualité d’image brute. La netteté et le piqué sont très bons sur le Nikon D800.

Malheureusement, cela dépend aussi énormément des conditions lumineuses. Un sujet bien éclairé, avec une lumière rasante, offrira un piqué et une qualité d’image bien supérieure à un sujet photographié le ciel voilé ou couvert. C’est ainsi que ce chat, photographié dans les allées du parking aux abords du Lac, a fait office de cobaye durant l’un des rares rayons de soleil.

1/1000s - f/6,3 - ISO 180 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/1000s – f/6,3 – ISO 180 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Sur le plan des défauts optiques, le SP 150-600mm G2 s’en sort vraiment bien : il n’y a presque aucun vignetage (sauf peut-être à f/5) ni de distorsion vraiment marquée sur les photos, phénomène cependant habituel avec ce type de focales. Généralement, les défauts que l’on trouve sont une mollesse de l’image et des aberrations chromatiques marquées.

1/400s - f/8 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/400s – f/8 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/250s - f/5 - ISO 200 - 150mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/250s – f/5 – ISO 200 – 150mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

L’image est vraiment piquée de 150mm à 450mm, puis commence à devenir un peu plus molle au-delà. Le résultat est meilleur avec le D800 qu’avec le D500, sûrement en raison de son capteur plein format. Sur ce point donc, le G2 assure.

1/1000s - f/8 - ISO 800 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/1000s – f/8 – ISO 800 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/500s - f/6 - ISO 640 - 340mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/500s – f/6 – ISO 640 – 340mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/320s - f/6.3 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/320s – f/6.3 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En termes d’aberrations chromatiques, les puristes vous diront que cet objectif n’est pas exempt de défauts. Certes, on remarque quelques aberrations chromatiques sur les contours, notamment entre des zones sombres et des zones claires, mais rien d’insurmontable ici. Il faut chercher pour les voir (à 100% sur une image) et un simple clic dans un logiciel de traitement permet de s’en débarrasser. À noter qu’elles sont plus présentes à 600mm.

1/250s - f/16 - ISO 560 - 150mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/250s – f/16 – ISO 560 – 150mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Concernant le flare : difficile d’en avoir ! Le revêtement e-Band à la surface de la lentille frontale le réduit à son minimum. Même en visant un soleil de fin de journée proche de l’horizon, difficile d’avoir du flare.

Un mot sur la qualité d’image du SP 150-600mm G2 face à la précédente génération

Lors de notre test, nous avons emprunté un moment un Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD de première génération afin de voir si la qualité d’image était différente.

1/160s - f/8 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G1 - © Leo Piastra

1/160s – f/8 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G1 – © Leo Piastra

1/200s - f/8 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/200s – f/8 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/640s - f/6,3 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G1 - © Leo Piastra

1/640s – f/6,3 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G1 – © Leo Piastra

1/1000s - f/6,3 - ISO 200 - 600mm - SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/1000s – f/6,3 – ISO 200 – 600mm – SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Tous les deux montés sur un Nikon D800, les deux objectifs offrent une qualité d’image vraiment similaire et il serait difficile de les départager seulement sur ce point.

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