Paula Zuccotti est une photographe et designer argentine. Pendant plusieurs années, elle a mené une étude photographique sur les objets qu’une personne pouvait toucher durant une journée : Every Thing We Touch. Imaginez à quoi ressemblerait votre journée à travers tous les objets que vous pouvez toucher en 24 heures.

Dans le style flat lay, Zuccotti a photographié tous ces objets pour chercher à « comprendre ce que nos interactions quotidiennes avec les objets disent de nous et leur rôle comme narrateurs de personnalité, de préférences et d’émotions. »

Anna, 2 ans, Tokyo

Anna, 2 ans, Tokyo

Kitty, 25 ans, Melbourne

Kitty, 25 ans, Melbourne

Santo, 5 ans, Londres

Santo, 5 ans, Londres

D’où lui est venue cette idée ? Photographe de produit, ethnographe et chasseuse de tendances font partie de son quotidien depuis plus de 15 ans. A travers le monde, elle cherche à comprendre les relations entre les gens et les produits.

Cela peut sembler futile au premier abord, mais les objets du quotidien sont ce qui nous a permis de comprendre l’histoire et les modes de vie des civilisations éteintes, donc les étudier revêt une importance plus grande qu’on ne le pense.

Piedad, 42 ans, madrid

Piedad, 42 ans, Madrid

Dans son dernier livre Every Thing We Touch: A 24-Hour Inventory of Our Lives, Zuccotti présente différents inventaires : les objets d’un enfant à Tokyo, ceux utilisés par un cowboy d’Arizona en passant par tout ce que touche durant sa journée une none à Madrid.

Voici la méthodologie qu’elle applique pour chaque personne :

« Je contacte les gens et leur demande de noter tous les objets qu’ils touchent durant une journée de leur choix. Les objets permanents comme les poignées, robinets, interrupteurs sont exclus. Les gros objets sont représentés par des objets plus petits : une voiture par des clés de voiture, un lave-vaisselle par des tablettes nettoyantes, etc. Les objets doivent être listés une seule fois, même s’ils sont touchés plusieurs fois dans la journée (par exemple, le téléphone portable). Je demande aux participants de garder tout ticket de train, facture ou journaux qu’ils touchent. Les objets périssables comme les fruits sont remplacés par un équivalent durant le shooting photo, tout comme l’argent utilisé pour des achats. »

everythingwetouch

Son processus photographique est simple : dans chaque ville où elle décide de photographier, elle loue un studio afin de disposer d’un fond blanc et d’éclairages studio. Avec un Canon 6D couplé à son iPhone, elle contrôle précisément le cadrage de ses images (pas de Photoshop) et déclenche.

Chaque photo porte ainsi sa part de mystère et d’histoire. En savoir plus sur le Tumblr dédié au projet.