© Damien Roué

La photographie au smartphone, une question de génération ?

La photographie mobile prend de plus en plus d’ampleur dans notre société, notamment par sa facilité, son instantanéité et les performances en constante progression des smartphones.

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Une récente étude réalisée par OpinionWay pour le compte de Fujifilm vient toutefois donner quelques chiffres et relativiser cet usage du smartphone.

Appareil photo traditionnel contre smartphone

On apprend notamment que 60% des français préfèrent utiliser un appareil photo alors que 37% lui préfèrent le smartphone.

Mais ce chiffre cache une différence générationnelle. En effet, chez les 18-24 ans, 62% des jeunes préfèrent utiliser leur smartphone et 19% un appareil photo. Mais lorsque l’on se concentre sur les plus de 65 ans, 60% déclarent utiliser principalement leur appareil photo contre 19% qui utilisent leur smartphone.

Une fois la photo prise, dans 90% des cas elle est enregistrée et stockée, mais seulement 47% des Français indiquent ne plus les regarder. Et c’est d’autant plus vrai chez les hommes (52%) que chez les femmes (42%).

On partage plus que l’on imprime

Sur les personnes sondées, environ un tiers indiquaient publier leurs photos en ligne (dont 36% chez les 18-24 ans), un français sur cinq les imprime à l’unité et seul 15% réalisent des livres photo.

Pourquoi si peu de personnes réalisent des albums photo ? Pour 29% des répondants, c’est avant tout par manque de temps, même si plus d’un tiers a répondu que ce format était le plus adapté pour les photos de grand événements comme les naissance, les mariages, etc.

Cette étude a été réalisée les 27 et 28 mai derniers sur un panel représentatif de 1050 personnes âgées de plus de 18 ans.

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  1. La prise de photos avec les smartphones est une activité extrêmement courante (réseaux sociaux, bloc-notes), parfois presque un automatisme, un geste un peu dénué d’intention.

    Techniquement c’est toujours de la photographie mais je trouve que ce n’est plus de la Photographie, celle qui m’intéresse et qui nous réunis autour de ce blog.

    1. D’accord avec toi mais il faut quand même avouer les progrès faramineux des appareils photo embarqués dans les téléphones en une petite dizaine d’années.

      Franchement quand je n’est pas mon reflex à portée de main et qu’une photo doit être prise, je n’hésite pas à dégainer mon smartphone.
      La plus part du temps c’est largement suffisant, même si nos yeux de passionnés voient automatiquement les limitations sur le résultat.

      1. Je ne critique pas le smartphone (une photo n’a pas besoin d’être parfaite techniquement pour être réussie),

        Je pense juste que quand on fait une étude sur les comportements des utilisateurs d’appareils photos, il faudrait distinguer les photos réalisées dans une démarche (quelle qu’elle soit) de celles réalisées juste « comme ça »

    2. Je suis également d’accord avec toi.
      Lorsque je regarde les photos sur mon smartphone, il est rempli de photo de cours, de TP, TD et j’en passe… Il doit traîner 2-3 photos entre amis, mais sinon rien d’extraordinaire.

      En revanche, sur mon reflex, s’il reste des photos sur la carte mémoire, j’approuve plus facile ces photos, car elles ont un trait artistique (enfin, j’ai essayé de capturer un moment magique).

      Donc c’est bien deux appareils, mais pour deux modes différentes.

  2. dans quelques années nos smartphones nous serviront pour tout. Moi même réalisateur je suis souvent surpris de la qualité des photos/vidéos des smartphones. Je pense même que pour la grand majorité d’entre nous , en utilisant bien nos smartphones (et en apprenant quelques techniques) nous pouvons faire des photos ou des films qui se rapprochent vraiment très près de la qualité professionnelle

  3. Un smartphone haut de gamme se rapproche de la qualité de bons compacts experts mais est loin d’égaler les performances des appareils professionnels, en photo et surtout en vidéo. Dans ce domaine il y a besoin de pouvoir régler avec précision la lumière, de se servir d’équipement précis pour le focus ou les mouvements et de pouvoir changer de focale. Ce sont des choses qui sont compliquées à faire avec un smartphone et qui sont totalement inaccessibles au lambda. On passe également sur les petits capteurs et des formats en photo ou en vidéo qui ne permettent pas de tirer partie de la dynamique. Une utilisation professionnelle ou d’amateur passionné est donc fortement limitée et le restera à mon avis un certain temps vu l’accessibilité accrue du matériel vidéo ces dernières années depuis le 5D2 jusqu’au dernier Sony A7R2 ou des boîtiers type 70D qui permettent à un grand public de réaliser des vidéos de qualité.

    Je suis dans la tranche d’âge qui utilise le plus les smartphones. J’en ai un depuis 5 ans. Je l’utilise pour les photos. Il m’a appuyé sur un petit tournage amateur (mais sérieux) et a servi à faire des petits plans quand je n’avais mon reflex. Mais pour faire de belles photos, de belles images les jeunes sont conscients qu’avoir du matériel de qualité est important. Ils s’équipent alors en conséquence, en grandissant, quand il y a des voyages, des mobilités d’un an à l’étranger, que leur sensibilité artistique peut s’éveiller : ils veulent aller au-delà du smartphone (qu’ils n’ont d’ailleurs pas forcément) et l’objet appareil photo permet plus de choses qu’un smartphone.

    Les chiffres sont peu détaillés dans l’enquête d’opinion. Qu’est-ce « préférer » utiliser ? On peut avoir les deux et utiliser un smartphone par commodité puisqu’il permet de prendre facilement des photos d’une qualité acceptable pour l’utilisation qui en est faite (stocker sur l’appareil ou l’ordinateur). Ce sont les mêmes qui étaient les cibles des compacts ou de petits argentiques, qui ne passeront sûrement jamais le pas pour acquérir du vrai matériel photo : ils n’en ont pas l’utilité, les photos souvenir, les selfies et cie leur suffisent. On est loin du début de passion photo, de la volonté de travailler des photos de vacances, de se faire une page facebook et des shootings (génériques souvent) dès 16 ans voire de débuter une carrière de photographe par ce biais.

    Bref tout cela pour insister sur la complexité et la diversité des utilisations, des publics et des matériels qui ne ressort pas de ces quelques chiffres. On peut faire une opposition schématique mais il y a des ponts entre la masse qui utilise son smartphone pour un peu tout et cela lui suffit, et ceux qui veulent plus, prennent la photo comme passion, ont besoin d’outils techniques et de plus d’options que ce que proposent les smartphones (surtout ceux bas de gamme ou vieux de 3 ans).

  4. bonjour,

    ça ne serait pas plutôt « on partage plus que l’on imprime » au lieu de « on partage plus que l’on n’imprime » ?

    Sinon je pense qu’un smartphone ne remplacera pas la qualité et le feeling quel ‘on a lorsque l’on utilise un reflex ou un mirrorless. Mais il est vrai que le smartphone est bien plus pratique à transporter que la plupart des des reflex héhé 🙂

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