De temps en temps sur Phototrend, nous recevons des liens : une série photo, une histoire, etc (vous aussi, participez). Dernièrement, un mail de Jordan nous présentait une série photo qu’il avait réalisé, et ce dans des conditions un peu particulières. Nous avons voulu en savoir plus, et voici une interview rapide dans laquelle Jordan nous explique pourquoi il a réalisé cette série nommée « Fire ». Vous pouvez retrouver l’ensemble des photos sur Google+. La parole est à Jordan.

Jordan Ausesky

Bonjour Jordan, avant tout, peux-tu te présenter ?

Bonjour, je m’appelle Jordan Ausesky, j’ai 20 ans et j’habite actuellement sur Nancy. J’ai découvert la magie de la photo le jour de mes 18 ans avec le Canon 550D et j’ai tout de suite « sauté » dans la théorie photographique à haute dose. Je me suis rapidement tourné vers la photo de portrait en mode strobist, principalement parce que c’est l’approche la plus simple et la plus polyvalente à mon goût. Au final, je me suis rendu compte que j’affectionnais particulièrement capturer la vie dans mes photos.

Fire

D’où t’es venue l’idée de faire cette série ? 

Dans la nuit du 11 au 12 octobre, la maison de mes grand-parents, là où j’ai grandi et passé la majeure partie de mon enfance, a brûlé. Ayant du « bon » matériel, on m’a donc demandé de prendre des photos pour les assurances. En arrivant sur les lieux, j’ai tout de suite été frappé par le potentiel photographique de l’endroit, avec tous ces objets qui m’étaient si familiers. Chaque objet photographié dans cette série à une histoire pour moi. Les photos sont ensuite venues tout naturellement alors que ce n’est pas le genre de photos que je fais d’habitude.

Fire

Quelle a été selon toi la difficulté dans ce type de prise de vue ? 

Comme dit plus haut, ce n’est pas du tout mon style photographique à la base. Je ne me sens pas trop à l’aise avec les natures mortes. J’avais déjà testé l’urbex dans de jolis endroits sur Nancy, sans succès. A chaque fois que je rentrais chez moi, j’étais déçu et n’arrivais pas à exploiter les photos. Au début, j’ai eu le même blocage, il me fallait de la vie dans mes images. Puis c’est venu tout seul, comme une évidence. Au final, l’urbex chez soi, c’est totalement différent.

Dis-nous en plus sur cette photo 

Fire

Cette photo est probablement ma préférée dans la série. Je me revois encore prendre des photos de tous les petits-enfants jouant dans la salle de jeu avec ces peluches. C’est le cliché qui illustre le mieux la vie qui persiste après le drame selon moi.

What’s next? 

Je veux le Canon 6D ! Plus sérieusement, j’ai pour projet de me mettre à mon compte l’année prochaine. Et à terme, vivre de la photo. La route sera longue et dure, mais j’y crois ! J’ai aussi quelques gros projets photographiques, comme une série de portraits basée sur le cercle chromatique.

fire

Merci Jordan pour avoir partagé ce moment avec nous.

Retrouvez-le sur sa page Facebook : Jordan Ausesky Photographie