Mardi soir, Phototrend était invité à découvrir la gamme de produits Samsung à l’occasion d’une soirée portes ouvertes salle Wagram. Il s’agissait de présenter de nombreux produits électroniques principalement grand public : audio/vidéo, IT ou même électroménager. Si nous avons pu flâner à chaque stand, notamment celui des téléviseurs haut de gamme ou encore des écrans connectés, c’est surtout à l’espace photo que nous nous sommes attardés.

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Nous avons pu prendre en main de nombreux appareils et en tester quelques uns, notamment des compacts comme le WB750 et son zoom 18x ou plus étonnant le nouveau MV800, petit bijou très tendance, bien fini, et plutôt pratique pour les jeunes générations avec son écran pivotant 😉 Nous avons aussi pu prendre en main les dernières caméras ou le nouvel hybride NX11.

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Mais ce qui nous a vraiment intéressé (et c’est pour lui que nous étions venu), c’est l’atypique NX200, concurrent direct du tout aussi étonnant NEX de Sony. Le boîtier est bien fini, les matériaux bien choisis : il respire la solidité, tout en étant très fin et facile à prendre en main (bien que petit pour ceux habitués aux reflex).

Au niveau technique, c’est le premier appareil « entièrement » Samsung, c’est-à-dire capteur inclus. Celui-ci atteint les 21,6 Mpx au format APS-C, format de la plupart des reflex entrée et milieu de gamme. Ce CMOS permet donc de filmer en Full HD et le boîtier bénéficie du son stéréo. En poussant sa sensibilité à 12 800 ISO, Samsung permet de faire des photos sans bruit apparent jusqu’à au moins 3200 ISO, voir plus. L’appareil est aussi capable de prendre des images en rafale en atteignant les 7 images par seconde, le tout en RAW (mais il sature à partir de 8, il faudra alors se rabattre sur du Jpeg pour aller plus loin). Enfin pour conclure l’écran est aussi grand qu’agréable à utiliser : AMOLED, il reste très lisible quelque soit l’angle et le rendu des images est excellent. Dommage cependant que le flash ne soit pas intégré sur ce type de boîtier, plutôt grand public.

En jouant avec, on se rend compte que, malgré la présence de nombreux menus manuels, il est surtout destiné à un public débutant. Mais ce n’est pas un mal, en particulier s’il le fait bien ! A première vue, pari réussi : de nombreuses scènes sont disponibles et les différents menus sont très simples et intuitifs. Le Coréen a aussi intégré des modes créatifs pour séduire les aficionados des effets sur leurs photos ou encore de faire des panoramas par balayage. Il intègre de même un zoom numérique allant jusqu’au doublement de focale : si nous avons toujours été très sceptiques prudents vis-à-vis du zoom numérique (ce n’est qu’un agrandissement d’une photo), cela peut s’avérer utile pour les débutants dans le cas d’un appareil équipé d’un capteur d’une définition importante. Avec ce NX200, il est tout à fait acceptable de baisser de définition, soit de passer 21,6 Mpx à environ 15Mpx par exemple pour un zoom x1,6.

Mais nous avons surtout été séduits par le mode iFunction : ce bouton placé sur le côté gauche de l’objectif permet de régler les différents paramètres de l’optique et du capteur qui s’affichent sur l’écran, en les faisant défiler grâce à la molette côté droit. Plus fort encore : le résultat des changements de paramètres est instantanément visible sur l’écran ! Vous ne savez pas quelle balance des blancs choisir ? Comparez les différentes valeurs en live 🙂

D’ailleurs, la gamme d’optiques est elle aussi intéressante. Plusieurs optiques pancakes sont disponibles : 16, 20 et 30 mm (avec un facteur d’environ 1,5 par rapport au 24×36) ouvrant autour de 2.8, mais aussi des focales fixes pour le portrait (60 et 85) ou un transtandard 18-200.

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Reste que ce type de boîtier est déroutant et semble parfois coincé entre deux gammes. Annoncé pour octobre / novembre à plus de 800€ avec le pack standard (18-55 mm), il faut un budget élevé, alors que le ticket d’entrée des reflex tourne autour de 600€ (autour de 800€ vous trouvez un Nikon D5100 avec un 18-105 VR). Il n’a pas de viseur intégré, il faudra donc se limiter à l’écran : aussi bon soit-il, il est des cas où il n’est pas utilisable facilement. De plus le cadrage au viseur reste souvent plus précis. En fait, il est comme coincé entre le grand public et l’expert.

  • A un prix inférieur et une compacité bien plus intéressante, vous trouverez des compacts experts – G12 en tête – dont la seule faiblesse serait leur optique non interchangeable.
  • Puis à prix égal, ou supérieur, s’étale toute la gamme des reflex. On se rend compte en comparant hybride et reflex que l’encombrement est finalement semblable : c’est bien l’objectif, ou plutôt les objectifs qui font le volume et le poids de l’ensemble – seul le boîtier étant plus petit.

Alors, convaincu ? NX200 plutôt que reflex ? Ou NX200 plutôt que compact expert ? Nous sommes vraiment intéressés par votre avis.