Parmi les reflex, il y a deux types de capteurs numériques : le capteur APS-C et le capteur full frame. Ces deux capteurs ont chacun leurs caractéristiques propres : si le capteur APS-C est très répandu dans toutes les gammes des constructeurs, le full frame est plus rare et surtout plus exclusif. Alors si vous cherchez à acquérir un appareil et que vous êtes un « amateur enthousiaste » (pas vraiment professionnel, mais assez passionné pour mettre un bon budget dans votre reflex), cet article est pour vous.

Le rôle du capteur en numérique

Le capteur des appareils numériques est composé de photosites plus ou moins grands dont le rôle est de créer un courant électrique à partir de la lumière reçue. Le site Les Numériques a publié un bon article expliquant ce qu’est un capteur photo. Ils ont choisi l’analogie entre photosites et panneaux solaires, ce qui est très juste, alors nous allons reprendre ici leur explication :

Cela paraît logique : un grand panneau solaire capte plus de soleil qu’un petit, et donc fournit plus d’électricité. À quelques détails techniques près, ce phénomène se produit également sur les photosites. Il est évident que si l’on entasse 12 millions de photosites sur un capteur d’environ 4,5 x 6 mm (comme sur un compact), chaque photosite sera beaucoup plus petit que si on en met le même nombre sur un capteur de 15×23 mm, ou encore mieux sur un full frame 24×36 mm. » Lire l’article entier.

Pourquoi utiliser un capteur full frame ?

La taille de ces photosites joue bien sûr un rôle important pour la qualité de la photo, ainsi que pour le bruit généré. En effet, les photosites d’un petit capteur génèrent peu d’électricité, il faut donc amplifier ce signal. Et qui dit amplification dit parasites. C’est pour cela que les appareils compacts ne sont pas très bons en gestion des hautes sensibilités, et que l’on a aujourd’hui accès à des sensibilités de 12800 voire 25600 ISO (la qualité des images obtenues est bien évidemment très discutable, mais comme on dit « qui peut le plus peut le moins » – et dans notre cas le moins est de bien meilleure qualité à chaque nouvelle génération).

Sur les capteurs full frame, il n’y a pas de facteur de conversion. Votre objectif 50mm a un angle de prise de vue réel de 50mm, et non pas par exemple 85mm sur un APS-C avec un facteur de 1.6.

Entre autres avantages notables, la qualité du bokeh d’un capteur full frame est bien meilleure et la profondeur de champ se rapproche de celle de l’époque argentique.

Finalement, pourquoi s’en priver ?

S’en priver ? Non ! Mais il y a tout de même quelques points qui peuvent freiner votre achat. C’est notamment le cas du prix des boîtiers (de 2500 a 6000€ en moyenne) possédant un capteur FF (Full Frame). Mais surtout les objectifs que vous avez et qui fonctionnent sur des APS-C ne marcheront souvent pas sur un full frame : vous devrez donc investir également dans de nouveaux cailloux. On notera aussi que le vignettage est plus important que sur les capteurs APS. D’autre part, les boîtiers full frame sont plus lourds et volumineux que leur petit frère, si vous voyagez beaucoup et que l’encombrement est un point important, vous risquez de rester en APS. Attention également, n’oubliez pas que si vous augmentez la surface sensible à la lumière, elle sera aussi plus exposée à la poussière. Soyez donc vigilant, et entretenez régulièrement votre appareil et votre capteur.

L’autre grande raison qui vous fera sans doute conserver votre boitier APS-C, vous l’aurez sans doute deviné, est de profiter justement du facteur de conversion cité plus haut. L’exemple le plus flagrant est l’utilisation des téléobjectifs : votre 200mm devient alors un 320mm en équivalent. 120mm de gagnés pour le même prix… cela peut en faire réfléchir plus d’un.

Que ceux qui ont franchi le pas et ont investi dans un boîtier full frame n’hésitent pas à nous donner leur vécu dans les commentaires. Si vous souhaitez acheter un appareil photo full frame, retrouvez notre guide d’achat photo dédié aux meilleurs appareils photo full frame.