Je vous parlais du flash dans le MP #32, et en particulier de l’utilisation d’un flash type reportage. Une des techniques présentées était le fill-in : pas toujours évidente à réussir, cette méthode permet pourtant de se sortir de scènes à l’éclairage délicat, ou simplement de donner un effet particulier à son image. Ce Mercredi Pratique est donc une sorte de complément à celui sur le flash.

sunflowers

Le fill-in, que l’on pourrait traduire par “remplir”, est une technique qui permet au flash de “déboucher” une zone sous éclairée par rapport au reste de la photo. L’usage du flash dans ces conditions peut dérouter (”Il y a assez de lumière, pourquoi mettre le flash ?”), mais à condition de s’entraîner, vous verrez que de nombreuses situations sont mieux restituées avec un flash.

Ce mode permet d’éclairer des zones d’ombres dues à un trop plein de lumière ou à un angle de prise de vue difficile. Le cas classique (et celui sur lequel je vous conseille de vous entraîner car le résultat est flagrant) est le contre-jour. Dans ce cas, soit les gens ne prennent pas la photo, pensant qu’elle sera ratée, soit il joue avec le soleil et détache les silhouettes. Celles ci sont alors quasi entièrement noires. Mais avec le fill-in, le flash vient éclairer le sujet, de face. Vous ajoutez en fait une deuxième source de lumière : la première éclaire l’ensemble de la scène et donne à l’image son atmosphère; la deuxième est destinée uniquement au sujet et à la partie que le soleil n’éclaire pas, i.e. ce que vous voyez.

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Mais le flash peut aussi être très utile en plein été : le trop plein de lumière écrase les visages et marque les ombres. La lumière est trop dur, rendant les contrastes tellement fort que les noirs et les ombres sont trop marqués. Le flash permet alors de déboucher ces zones d’ombres : la lumière globale est fournie par le soleil ou la lumière ambiante, le flash va s’ajouter pour simplement venir éclairer ces zones d’ombres créées par la lumière naturelle. Il est important cependant de baisser manuellement l’intensité de son flash. Il doit rester une lumière d’appoint, de complément. Et il ne doit pas gêner les personnes photographiées. Au final, l’atmosphère peut être maintenue, et seule les ombres étant gommées. C’est d’ailleurs le sujet d’un ancien podcast de Déclencheur que je vous invite à écouter.

Le flash permet aussi de « figer » un sujet qui bouge trop vite : on ne peut pas toujours augmenter la vitesse d’obturation comme on le souhaiterait. Dans ce cas, le fill-in, en particulier s’il est en fin d’obturation, va permettre de figer le mouvement. Par un flash de lumière plus intense à la fin de la capture, le sujet sera imprimé dans sa dernière position, net.

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Enfin dans l’exemple ci dessous le fill-in permet à la fois de figer un sujet en mouvement et d’éviter le contre-jour. A vous de jouer maintenant !

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PS : vous pouvez également utiliser des gels à fixer sur votre flash pour en modifier l’éclairage : à vous alors de les utiliser pour mieux coller à l’ambiance de la photo ou de jouer avec les tons (quelques exemples ici ou ).