
Si vous avez l’habitude de lire des tests d’objectifs dans des magazines, je suis sûr que le terme « piqué » revient assez souvent dans vos lectures. En effet, on en parle beaucoup pour dire si l’objectif est bon ou pas, mais bien souvent on ne sait plus trop exactement ce que cela veut dire. Alors quand vous lisez « manque de piqué », « quel piqué ! » ou autre, vous êtes un peu perdu.
Le piqué pourrait être défini comme une caractéristique d’une photo qui allie à la fois netteté et contraste. Une photo qui a un bon piqué serait une photo où les traits sont bien nets et accentués. On parle de piqué pour un objectif pour évoquer son pouvoir séparateur, sa capacité à distinguer les détails les plus fins.
Pour agir sur le piqué, le mieux serait de choisir les objectifs les plus performants (et très souvent les plus chers), mais il y a quelques astuces qui pourraient vous aider à avoir une photo qui a un bon piqué :
- faites bien votre mise au point : il n’y a rien de pire qu’une mise au point approximative qui rend le sujet flou…
- jouez sur l’ouverture de votre objectif : en règle général, un bon piqué est obtenu avec un diaphragme fermé d’une ou deux valeurs par rapport à l’ouverture maximale. Par exemple, avec un 18-200 mm f/3.5-5.6, il est recommandé de fermer à f/5.6 ou f/8 quand vous êtes en 18mm pour avoir une photo avec un bon piqué.
- un bon piqué dis donc avoir suffisamment de lumière pour pouvoir fermer le diaphragme sans perdre trop en luminosité.
- si vous êtes adeptes des portraits réalisés avec un 50mm f/1.8, il va falloir vous dire que prendre une photo avec du piqué en ouverture maximale est très complexe car les zones nettes sur la photo sont très limitées.
- pour la plupart des objectifs, la zone centrale sera plus piquée que sur les bords. On dit que les bords sont « mous ».
- la focale permettant d’avoir un bon piqué varie en fonction des objectifs, analysez bien les graphiques proposés pour voir quelle est la meilleure.
- un filtre polarisant (nous ferons un article là-dessus d’ici peu) aide à obtenir plus de piqué et de saturation sur les sujets lointains en limitant la brume d’horizon.
Avec ces quelques astuces, je pense que vous pourrez obtenir des images avec plus de piqué. La post-production peut aussi améliorer le piqué de vos images, mais n’en abusez pas au risque d’obtenir un résultat trop « irréel » (qui a dit HDR ?)
Pour aller plus loin :
- MP #12 : Prendre des photos sans faire la mise au point
- MP #17 : le bracketing
- Calculer sa profondeur de champ

2 avril 2009 à 0:31
très bon article
quelques fautes de grammaire avec le pauvre mot « fermé » mais sinon j’apprécie !
2 avril 2009 à 0:34
Super article, très intéressant et bien expliqué
2 avril 2009 à 9:23
@Gonzague : oui désolé, la fatigue et tout, c’est corrigé
@Gonzague & Flexgraph : merci
2 avril 2009 à 11:20
Chouette, je sais ce que ça veut dire maintenant !
Il y a tellement de « site/blog photo » qui partent du fait que tu connais la définition de tous ces termes, qu’ils ne font pas attention à la complexité de leurs articles.
3 avril 2009 à 17:58
Globalement vrai. On peut ajouter la vitesse d’obturation, qui si elle est trop faible, va influer sur la netteté. D’où la nécessité d’avoir un bon objectif… avec un grande ouverture. La sensibilité ISO joue aussi. Avant, on avait un piqué excellent avec la Velvia en l’exposant à 40 ISO. Aujourd’hui avec le numérique, on peut avoir un piqué correct même à 200 ISO. Mais le piqué reste très dépendant de la qualité de l’objectif.
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