La monture Nikon Z s’agrandit. Le constructeur japonais lance deux nouveaux objectifs : un zoom polyvalent Nikkor Z 24-120 mm f/4 S, et un téléobjectif professionnel à longue focale Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S. Retour sur leurs caractéristiques.

Nikkor Z 24-120 mm f/4 S: un zoom polyvalent pour les photographes en voyage

Avec ce nouveau zoom, Nikon vient (enfin) répondre aux besoins des photographes voulant voyager léger, à la recherche d’un objectif performant et polyvalent.

Avec sa large plage focale 24-120 mm, il pourra couvrir une multitude de sujets : paysages, architecture, portrait, animaux…  La portée de ce zoom est d’ailleurs identique à l’objectif Nikkor AF-S  24-120mm f/4G ED VR qu’il vient remplacer. De même, son ouverture constante à f/4, assurée par un iris circulaire à 9 lamelles, lui permettra d’être assez à l’aise en basse lumière et de jouer aisément avec la profondeur de champ.

Voici la liste des caractéristiques du Nikkor Z 24-120 mm f/4 S

  • plage focale : 24-120 mm (36-180 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur plein format
  • ouverture max : f/4
  • ouverture min : f/22
  • angle de champ : 84° – 20°20 (61° à 13°20 en APS-C)
  • construction optique : 16 éléments répartis en 13 groupes dont 3 lentilles ED, 1 lentille asphérique ED et 3 lentilles asphériques.
  • diaphragme : circulaire, 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 35 cm sur toute la plage focale
  • stabilisation d’image : résistance aux projections et à la poussière
  • tropicalisation : non
  • grossissement max : 0,39x à 120 mm
  • mise au point : autofocus, motorisation STM
  • diamètre du filtre : 77 mm
  • dimensions : 84 x 118 mm
  • poids : 630 g
  • accessoires fournis : pare-soleil, bouchons d’objectif, étui.
  • monture compatible : Nikon Z

L’objectif hérite d’une formule optique complexe, qui fait la part belle aux éléments « spéciaux ». Il est composé de 16 lentilles réparties en 13 groupes, dont 3 lentilles ED (à faible dispersion), une lentille asphérique en verre ED, et pas moins de 3 lentilles asphériques.

Les lentilles reçoivent un traitement Arneo et nanocristal, promesse d’une meilleure gestion des reflets parasites et des images fantôme. Sur le papier, ce 24-120 mm devrait donc offrir une belle qualité d’image, au centre et sur les bords, y compris à fond de zoom – ce que nous ne manquerons pas de vérifier sur le terrain.

On notera aussi la distance minimale de mise au point à seulement 35 cm sur toute la plage focale. À fond de zoom, on devrait pouvoir capturer des plans rapprochés très créatifs. Malgré cette construction optique très riche, ce zoom conserve un gabarit très raisonnable. Comptez 630 g sur la balance, 11,8 cm de long et 8,4 cm de diamètre (et un diamètre de filtre de 77 mm). Enfin, on notera la présence de joints d’étanchéité, permettant à l’objectif de résister aux projections d’eau et à la poussière.

Enfin, l’objectif se dote d’un autofocus STM pas-à-pas multi-groupe, qui doit se montrer rapide, précis et silencieux, aussi bien en photo qu’en vidéo. Et Nikon de promettre que le focus breathing sera particulièrement réduit.

Retrouvez ci-dessus une galerie de photos capturées avec le Nikkor Z 24-120 mm f/4 S (fournies par la marque) : 

Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S : un super-télézoom professionnel polyvalent

En parallèle, Nikon dévoile un second zoom, cette fois destiné aux professionnels de l’image. Ce Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S s’adresse particulièrement aux photographes de sport et d’animalier, qui recherche une solution suffisamment polyvalente et lumineuse pour couvrir bon nombre de scénarios photographiques.

On notera son ouverture variable f/4,5-5,6 assez lumineuse – assurée par un iris à 9 lamelles pour un bokeh de meilleure facture.

Voici la liste complète des caractéristiques du Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S :

  • plage focale : 100-400 mm (150-600 mm en APS-C)
  • objectif pour capteur plein format
  • ouverture max : f/4,5-5,6
  • ouverture min : f/22-40
  • angle de champ : 24°20′ – 6°10 (16° – 4° en APS-C)
  • construction optique : 25 éléments répartis en 20 groupes dont 6 lentilles ED et 2 lentilles Super ED
  • diaphragme : circulaire, 9 lamelles
  • distance minimale de mise au point : 0,75 m à 100 mm, 0,78 m à 135 mm, 0,8 m à 200 mm, 0,87 m à 300 mm, 0,98 m à 400 mm
  • stabilisation d’image : oui, VR
  • tropicalisation : oui
  • grossissement max : 0,38x à 120 mm
  • mise au point : autofocus, motorisation STM
  • diamètre du filtre : 77 mm
  • dimensions : 98 x 222 mm
  • poids : 1355 g avec collier de pied, 1435 g sans collier de pied
  • accessoires fournis : pare-soleil, bouchons d’objectif, étui.
  • monture compatible : Nikon Z

Pour minimiser les aberrations, l’objectif mise sur une formule optique d’une grande richesse. Comptez 25 éléments répartis en 20 groupes, dont 6 lentilles ED et 2 lentilles Super ED. Les lentilles reçoivent un traitement nanocristal et Arneo afin de supprimer le flare et les effets de ghosting.

D’après Nikon, la qualité d’image doit être extrêmement élevée – y compris avec les capteurs les plus exigeants, comme celui du Nikon Z 9 et ses 45,7 Mpx. Notons par ailleurs que l’objectif est compatible avec les téléconvertisseurs 1,4x et 2x de Nikon.

D’après la marque japonaise, l’autofocus multi-groupes doit se montrer extrêmement réactif en toute circonstance. Et surtout, il doit être pleinement compatible avec le suivi du sujet, y compris les animaux (et notamment des oiseaux) et les véhicules. Du côté de la stabilisation, Nikon promet un gain de 5,5 stops. De quoi faciliter la capture d’images nettes, même en basse lumière.

On notera aussi la très faible distance de mise au point. À 100 mm, il est possible de capturer des sujets situés à une 75 cm du capteur. Et à fond de zoom, la distance minimale est de seulement 98 cm. Une très belle performance qui ouvre des horizons créatifs très intéressants.

En termes d’encombrement, ce Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S reste assez modéré compte tenu de sa plage focale et de formule optique. Comptez 22,2 cm de long et 9,8 cm de diamètre et 1,435 kg avec collier de pied. Heureusement, le zooming se fait en interne. Par ailleurs, l’angle de rotation de la bague de zoom n’est que de 80°, vous permettant de zoomer/dézoomer très rapidement.

Enfin, l’objectif a été aussi pensé pour les vidéastes, avec un focus breathing quasi-inexistant (dixit Nikon). Par ailleurs, l’objectif doit conserver son centre de gravité en zoomant – pratique si vous filmez avec une gimbal. Et, last but not least, Nikon a équipé son objectif d’un grand nombre de joints d’étanchéité.

Enfin, côté ergonomie, Nikon ne s’est pas montré avare. On retrouve un petit écran OLED de contrôle, afin d’afficher des infos comme l’ouverture, la distance de MAP, la profondeur de champ ou le rapport de reproduction. L’objectif compte également 2 boutons personnalisables L-Fn – sans oublier l’habituelle bague de contrôle. De quoi faciliter le travail des photographes et des vidéastes sur le terrain.

Retrouvez ci-dessus une galerie de photos capturées avec le Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S (fournies par la marque) : 

Prix et disponibilité des Nikkor Z 24-120 mm f/4 S et Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S

Ces deux nouveaux objectifs seront disponibles à partir de mi-décembre 2021.

Côté tarifs, le Nikkor Z 24-120 mm f/4 S est disponible en précommande, et sera vendu 1249 €.

De son côté, le zoom professionnel Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S sera disponible au tarif de 2999 €.

Notre premier avis sur ces deux télézooms

Avec ces deux nouveaux objectifs, Nikon étend le catalogue de la monture Z. Tous deux misent sur une grande polyvalence… mais visent des cibles différentes. D’un côté, le Nikkor Z 24-120 mm f/4 S se destine principalement aux photographes souhaitant voyager léger.

De l’autre, le Nikkor Z 100-400 mm f/4,5-5,6 VR S est conçu pour les professionnels ne voulant faire aucune concession en termes de réactivité et de qualité d’image. À ce titre, notons qu’il s’agit à ce jour de la plus longue focale offerte par Nikon pour ses hybrides plein format.

Malgré un tarif assez salé, ces deux objectifs s’avèrent donc (sur le papier) très séduisants. Et il nous tarde de pouvoir vérifier leurs performances sur le terrain.

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