Alors que le Sony A7 III est l’hybride plein format le plus vendu par Sony, ce boîtier est actuellement au coeur d’une action en justice aux Etats-Unis suite à des problèmes d’obturateur défectueux rencontré par plusieurs utilisateurs, dont John Guerriero, qui a initié cette class action contre Sony Electronics.

Class action à venir contre Sony

Lancé début 2018, le Sony A7 III, modèle phare de la gamme d’hybrides plein format lancés par Sony, a été adopté par de nombreux adeptes et professionnels de la photographie et de la vidéo. Pour autant, quelles sont ses performances sur le long terme ? Fin mars, une plainte en action collective (class action) a été déposée contre Sony aux Etats-Unis dans l’Etat de New York et vient nous éclairer sur ce point.

Selon le plaignant John Guerriero, le fabricant d’électronique japonais aurait caché des défauts de conception sur l’obturateur du Sony A7 III. Cette procédure fait écho à une pétition en ligne réclamant le rappel des boîtiers défectueux et qui a été signée par près de 1400 personnes sur change.org.

Capture d’écran de la page Change.org concernant le problème d’obturateur du Sony A7 III

Un obturateur mécanique défectueux sur l’A7 III ?

Pour les utilisateurs concernés, le scénario de la panne est assez identique : un bruit inhabituel de l’obturateur, suivi d’un écran noir avec un message invitant à redémarrer l’appareil photo. Et lorsque l’on retire l’objectif, les témoignages recueillis par le plaignant montrent des boîtiers où l’obturateur s’est bloqué ou s’est fracturé.

L’hypothèse avancée serait un défaut mécanique et un défaut d’alignement des lames qui viendraient se gripper ou se fendre sur le bord de l’obturateur au bout d’un certain nombre d’utilisations, entraînant un blocage prématuré de l’obturateur. Selon les éléments de la plainte, la plupart des incidents auraient lieu au bout de 10 000 à 50 000 prises de vues, alors que les spécifications techniques fournies par le fabricant promettent une durée de vue minimum de 200 000 déclenchements. Le dossier de la plainte n’avance pas de causes supplémentaire, et ne précise pas la date des modèles concernés.

Quelles conséquences pour les utilisateurs du Sony A7 III ?

Les équipes de Sony aux Etats-Unis n’ont pour le moment pas réagi officiellement à cette plainte. Faut-il pour autant s’en inquiéter en France ? Quels sont les coûts de réparation pour les utilisateurs concernés ? En effet, la plainte aux Etats-Unis pointe du doigt le préjudice important lié au prix du remplacement de l’obturateur (entre 400 et 550 euros), alors que le prix d’un A7 III neuf reste élevé, plus de 2000 euros. D’autre part, la panne intervient dans un certain nombre de cas après la durée de garantie légale – d’un an seulement aux Etats-Unis.

Test Sony A7 III : l’hybride plein format « basique » qui cache bien son jeu

Or, grâce à la réglementation européenne (directive 1999/44/EC), les consommateurs français bénéficient d’une garantie légale de conformité de deux ans pour tout achat réalisé auprès d’un vendeur professionnel basé dans l’Union européenne. Il est donc fort probable que ces cas d’obturateurs défectueux soient déjà couverts par la garantie du fabricant.

Est-ce à dire qu’il y a pas d’inquiétudes à avoir sur la fiabilité à long terme d’un appareil lancé en mars 2018 ? Le sondage lancé sur le site DIY est plutôt instructif à ce sujet et montre que sur 1279 répondants environ, ce problème d’obturateur pourrait concerner près de 12% des utilisateurs de l’A7 III.

Si ce chiffre n’est pas nécessairement à prendre pour argent comptant, il reste loin d’être négligeable. Nous vous tiendrons évidemment informés de l’avancement de la procédure judiciaire (qui peut être assez longue outre-Atlantique), et le cas échéant, des suites qui pourraient être données en France. En attendant, si vous avez rencontré des problèmes de ce type avec le Sony A7 III, n’hésitez pas à nous partager votre témoignage en commentaire.

Vous pouvez retrouver le document complet de la class action sur le site Docketalarm.