Le concours de photo Weather Photographer of the Year 2020 a récompensé les meilleures photographies représentant le temps, le climat dans son sens large. Des images fortes qui témoignent de phénomènes météorologiques fascinants, mais aussi de l’impact du changement climatique.

Ce concours, organisé par le Royal Meteorological Society en association avec AccuWeather, a dévoilé les grands gagnants en octobre dernier, sélectionnés parmi plus de 7700 participations.

Le grand prix a été remis au photographe new-yorkais Rudolf Sulgan pour sa photo « Blizzard » de 2018. L’image montre des gens luttant contre le blizzard sur le pont de Brooklyn pour aller visiter les monuments de la ville. Au-delà de la photographie en elle-même, le photographe espère jouer un petit rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique. En effet, ce phénomène d’une rare violence est l’un des conséquence de El Niño, dont les effets pourraient être accentuées par le dérèglement du climat.

© Rudolf Sulgan / Blizzard

Le prix du jeune photographe de l’année a été remis à la russe Kolesnik Stephanie Sergeevna pour sa photo intitulée « Frozen Life » qui montre une feuille gelée dans la glace. Elle décrit sa photo de façon figurative comme une impression de l’été dans l’hiver, comme la vie gelée, la vie qui a dû s’arrêter pour cette feuille l’hiver venu.

© Kolesnik Stephanie Sergeevna / Frozen Life

Le prix du public a quant à lui été attribué au sibérien Alexey Trofimov pour son image « Baikal Treasure » qui montre des blocs de glace d’un bleu vibrant hors du lac Baikal, plus grand lac d’eau douce au monde. Selon le Royal Meteorological Society, les blocs de glace géants seraient le résultat du gel inégal du lac.

Alexey Trofimov / Baikal Treasure

Nous vous invitons à aller voir les autres images mises en avant sur le site du concours. Toutes sont accompagnées par l’histoire de la photo, mais aussi par une légende météo instructive, adaptée à chaque image. À l’heure où le réchauffement climatique est au cœur de l’actualité, ces images sont nécessaires. Elles permettent de témoigner du climat actuel, d’en montrer sa beauté, mais aussi l’impact néfaste du réchauffement sur les écosystèmes.