Fujifilm vient d’annoncer deux nouveautés autour de son hybride moyen-format ultra-défini, le GFX100. Ce dernier se dote d’un nouveau mode « Pixel Shift », lui permettant de capturer des images de 400 Mpx. Le constructeur japonais annonce également une nouvelle variante du GFX100, capable de capturer des images infrarouges.

Un nouveau firmware pour le GFX100 et des clichés de 400 Mpx

Fujifilm vient de dévoiler une nouvelle version du micrologiciel du Fujifilm GFX100, annoncé en mai 2019. La principale nouveauté est évidemment incarnée par un nouveau mode reposant sur la capture de multiples images, afin de produire des fichiers en RAW 16 bits de 400 millions de pixels.

Ce procédé exploite le capteur de 102 Mpx du GFX100, la puce X-Processor 4, ainsi que le système de stabilisation du capteur. Ainsi, ce dernier effectue un micro-déplacement (de l’ordre de 0,5 pixel) et enregistre des images RGB en haute résolution. Ainsi, un total de 16 images sont capturées.

Pour fusionner les images, Fujifilm dévoile également un nouveau logiciel, nommé Pixel Shift Combiner. Ce dernier permet ainsi de créer un unique fichier RAW (format DNG) de 400 Mpx. Le logiciel doit aussi permettre d’exploiter le mode Pixel Shift du GFX100 depuis un ordinateur, en mode tethered. Par ailleurs, les fichiers pourront être lus par le logiciel Capture One, afin d’être post-traités ou convertis en un fichier TIFF.

Fujifilm GFX100 : le boîtier hybride moyen-format 102 Mpx de tous les superlatifs

Cette fonctionnalité devrait être particulièrement appréciable pour la numérisation de documents d’archives ou d’œuvres d’art, où la capture de chaque détail est primordiale.

D’une manière assez prévisible, l’utilisation de ce mode accroît « un tantinet » le poids des fichiers. À titre de référence, un fichier JPEG d’une image capturée à 100 Mpx pèse environ 51,5 Mo. De son côté, un fichier JPEG capturé à 400 Mpx pèse la bagatelle de 204,9 Mpx – et devrait nécessiter un ordinateur particulièrement puissant afin d’être traité dans Photoshop.

MP #209 : quel ordinateur pour la photo et le montage vidéo ?

La nouvelle version du firmware du GFX100 est disponible dès maintenant sur le site Internet de Fujifilm. Cette version 3.00 vient également corriger certains bugs, notamment lors de l’utilisation du flash EF-X500. La fonction Eye-AF doit également se montrer plus performante. De même, la notation des images dans le boîtier peut maintenant être appliquée aux fichiers JPEG comme aux fichiers RAW.

À noter qu’une nouvelle version du firmware est également disponible pour les GFX 50S et GFX 50R, qui reprend toutes ces nouveautés (à l’exception du mode Pixel Shift).

Une nouvelle variante infrarouge du Fujifilm GFX100

En parallèle, Fujifilm vient de dévoiler une version spécifique du GFX100, dotée d’un capteur sensible à l’infrarouge.

Ce nouveau modèle, nommé GFX100 IR se dote du mode « Pixel Shift » évoqué ci-dessus. Paré pour l’infrarouge, il devrait permettre aux professionnels de l’image de déceler des détails invisibles à l’œil nu. Le boîtier devrait ainsi « permettre l’identification de documents contrefaits ». Les institutions culturelles pourront aussi l’utiliser pour analyser les pigments de tableaux anciens ou de différentes œuvres d’art.

Comme avec n’importe quel boîtier infrarouge, différents filtres pourront être utilisés avec le GFX100 IR, afin d’exploiter la longueur d’onde désirée. L’appareil pourra toutefois être utilisé pour capturer la lumière visible (celle visible à l’œil nu) en vissant un filtre anti-IR – qui permettra de retrouver les couleurs « standard ».

Un filtre IR-cut permet de bloquer les infrarouges et de shooter avec un appareil défiltré comme avec un boîtier normal.

Cependant, cette nouvelle variante infrarouge du Fujifilm GFX100 ne sera pas disponible pour le grand public. Il sera uniquement proposé pour une utilisation à des fins scientifique, judiciaire ou pour la conservation des œuvres d’art. Le GFX100 IR devrait être disponible le 1er décembre 2020. Aucune fourchette de prix n’a été communiquée par la marque.