Jérémie Lenoir est un photographe-plasticien issu des Beaux-Arts qui se consacre notamment à la photographie de paysage d’une manière unique. Par sa recherche fascinante (et fascinée) autour de l’environnement et de l’anthropologie des paysages contemporains, qu’ils soient industriels, urbains, campagnards, il explore une approche photographique recherchée, sensible et particulière, plongée dans l’abstraction et aux airs de peinture qui fait parfois douter : est-ce bien toujours de la photographie ? Ses séries de paysages pris en plan aérien se distinguent par leur aspect pictural irréel, leur composition exemplaire, souvent minimaliste, et leurs couleurs parfois monochromes, d’autres fois vives et diverses.

Jérémie Lenoir – par © Sergio Veranes

Dans cette interview, Jérémie Lenoir nous explique plus en détail son approche photographique et artistique, ses projets de livres, et sa démarche de travail.

© Jérémie Lenoir – Carrière, Larchant, 2013 – MARGES

Peux-tu te présenter en quelques mots, qui es-tu, d’où tu viens ?

Je suis un photographe et plasticien de 36 ans, avec un double cursus scientifique à l’EPU de Tours et artistique aux Beaux-Arts d’Orléans. Je travaille depuis maintenant une douzaine d’années sur la construction d’une anthropologie des paysages contemporains et sur une recherche picturale autour de l’image photographique et de l’abstraction.

Comment en es-tu venu à la photographie et plus particulièrement à la photo de paysages en prise aérienne ?

Dès mon arrivée aux Beaux-Arts je voulais travailler sur la notion de paysage. J’avais une fascination pour les cartes et les plans ; j’ai donc commencé à étudier le paysage sous l’angle du géographe ou de l’urbaniste, notamment avec les écrits de Jackson ou Clément. Puis, avec les lectures d’Augé, Descola, Baudrillard ou Bégout, mon point de vue est devenu plus sociologique ou anthropologique. J’ai comme cela, peu à peu, défini mon approche des paysages « contemporains ».

© Jérémie Lenoir – Carrière, Guitrancourt, 2012 – MARGES

Au tout début de ma pratique photographique, j’allais dans les mines, les chantiers ou les zones agricoles, dans l’esprit de la commande de la DATAR. A l’époque ce qui m’avait frappé c’était la précision avec laquelle ces territoires étaient bâtis, l’omniprésence de la technologie même dans les espaces les plus banals. En m’intéressant aux traces des machines, j’ai découvert dans le sol des motifs aussi précis que du textile, des multiplications de textures en fractales… Mais, pour les représenter dans leur ensemble, il me fallait du recul, de la distance. C’est comme ça que j’en suis venu à monter dans un petit avion ou un ULM, avec un tout petit budget car j’étais encore étudiant, et avec l’idée de prendre ce point de vue zénithal pour montrer le paysage comme un plan qui aurait été dessiné et qui correspond au final parfaitement à ce qu’on avait anticipé.

Quels sont les autres types de photographie que tu pratiques ou qui t’attirent également?

Je dirai que dans mon cas la photographie n’est pas vraiment une pratique en soi mais simplement un outil. Depuis que j’ai entamé cette recherche sur le medium, je ne l’utilise plus que pour des projets personnels, qui s’inscrivent plutôt dans le champ de l’art contemporain, et je ne fais pas vraiment autre chose avec. En fait je fais très peu de photo ! Mais à côté je dessine, je peins, et cette pratique-là nourrit considérablement mon approche photographique.

© Jérémie Lenoir – Plate-forme, Anvers, 2015 – NORD

© Jérémie Lenoir – Extraction, Gand, 2015 – NORD

Quelles sont tes inspirations pour ton travail ?

Mes influences picturales viennent essentiellement de la peinture. Pour leurs travaux sur l’abstraction, la géométrie ou la matière, je suis fasciné par Soulages, Tàpies, Noland, Newman, Malevitch, Rothko, et bien d’autres. Pour ce qui est en revanche de l’approche du paysage, comme il s’agit d’un questionnement sur le réel, je me sens plus inspiré par des photographes comme Nefzger, Mérian, Couturier, Esser ou même Gursky pourquoi pas. Mais depuis que je suis sorti des Beaux-Arts, j’essaye de me préserver de l’abondance d’images ; je vois beaucoup moins d’expositions, je ne suis pas sur les réseaux sociaux… Cela m’aide un peu, j’espère, à exprimer des choses plus personnelles.

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

Dans ton travail, qui semble aller au-delà de la simple représentation d’un paysage et qui exprime plus un ressenti ou une perception, quels sont les thèmes que tu cherches à explorer ?

Un de mes principaux objectifs est de donner de l’autonomie aux images. En m’échappant du documentaire, je n’impose pas ma vision du paysage et je ne cherche pas à faire passer un message en particulier. Mes photographies ne sont pas faites pour soutenir un discours politisé ou défendre un propos militant, engagé ou moralisateur. Chacun doit pouvoir avoir sa propre poétique, sa propre lecture de l’image, sa propre compréhension du paysage. On peut rester dans l’esthétique pure ou dans l’imaginaire et y voir des miniatures ou toutes sortes de cosmogonies sans prêter même attention à la question du paysage. Et ça me va très bien. On peut aussi prendre le temps de décrypter ce qu’on voit, de trouver les traces ou indices qui s’y cachent et peu à peu reconstituer et comprendre soi-même ce qu’on observe. Dans ce cas, le message qui en découlera, et peu importe quel est ce message, sera d’autant plus fort qu’il vous appartiendra totalement. C’est quelque part ce que Barthes appelait des « photographies pensives ».

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

Dans tes photographies, les paysages sont exempts de présence humaine (directe du moins, c’est-à-dire sans humains eux-mêmes), mais ils sont porteurs de traces de cette présence. Tu photographies aussi bien des espaces ruraux, désertiques, urbains, etc. Que cherches-tu à exprimer ? Comment vois-tu ces paysages ?

Effectivement, les paysages semblent déserts ; l’homme y est absent mais il est aussi partout à la fois. L’idée est double. D’abord, en limitant la présence humaine, les machines ou autres éléments facilement identifiables, les images sont moins faciles à comprendre en un coup d’œil et glissent plus facilement vers l’abstraction. Mais surtout, cela me permet de souligner la déshumanisation des espaces contemporains, leur perte de sens, de cohérence, d’identité. Dans mes photos, on peut rarement dire de quoi il s’agit et il est impossible de localiser les lieux. Et ça ce n’est pas uniquement le point de vue ou l’abstraction qui font cela, c’est la réalité du paysage contemporain qui est aujourd’hui construit avec partout les mêmes formes et techniques, pour les mêmes usages, pour répondre aux mêmes problématiques d’urgence, d’efficacité et de rentabilité. Et ce sans tenir compte de l’histoire, de la culture, de la géographie des régions dans lesquels ils sont implantés. Si je devais d’ailleurs retenir une seule tendance qui s’observe dans ces paysages, ce serait cette dissolution inéluctable du vernaculaire.

© Jérémie Lenoir – Chantier, Saint-Ouen-l’Aumône, 2012 – MARGES

Il y a aussi un problème de regard et de temps avec ces espaces. Tout d’abord, parce qu’ils ne sont pas « naturels », pas « beaux », nous avons beaucoup de mal à les considérer comme « paysages ». Mais c’est pourtant bien « notre » paysage, celui dans lequel nous vivons, circulons, travaillons chaque jour, celui qui est partout à l’entrée de nos villes. Depuis plusieurs décennies maintenant, on ne nous montre ces territoires que pour illustrer une forme de « mauvais » paysage, de dérive consumériste, d’occupation sauvage des sols ou de désastre écologique. Je suis, certes, totalement d’accord avec ces assertions, mais cela réduit nos environnements de vie à des entités utiles et « polluantes » qui sortent donc du champ du paysage aussi vite qu’elles s’y multiplient. Et justement, la seconde donnée est celle du temps. Les territoires contemporains évoluent à une vitesse incroyable, au point qu’ils se transforment avant même que nous ayons eu le temps de nous familiariser avec eux, de nous les approprier, de créer une intimité. Il est donc essentiellement question de regard et en cela mes images tentent un décalage, une transfiguration du paysage.

© Jérémie Lenoir – Bassins, Béthune, 2014 – NORD

De projet en projet, tes photos semblent de plus en plus jouer sur la confusion photographie/peinture, elles dévoilent un côté pictural très marqué. Que cherches-tu à explorer ?

Oui absolument. Déjà ce jeu de confusion m’autorise, lors des prises de vues, un détachement total du « sujet », du paysage lui-même, m’offrant ainsi un espace de création beaucoup plus large. Les projets sont conceptualisés en amont des shootings, les lieux précisément sélectionnés par rapport à une thématique et une recherche sur le territoire ; une fois dans l’avion je peux donc me concentrer uniquement sur la composition et beaucoup plus librement puiser dans mes influences picturales qui viennent, comme je le disais, de la peinture. Tout cela participe aussi d’une volonté d’expérimentation des limites du medium photographique, de questionner sa capacité à représenter le réel.

Et puis peu à peu, cette confusion entre photographie et peinture s’est muée en un véritable travail d’écriture dans lequel, après m’être libéré du sujet paysage, j’essaye aujourd’hui de me détacher du medium. Les images entretiennent un dialogue avec mes dessins, et je travaille depuis quelques temps maintenant autour de formes simples, de symboles ou de graphes universels présents dans l’histoire de l’art de toutes les cultures. Je tente comme cela de dresser une sorte de cartographie, un « langage » ou un ADN du paysage. Quand j’évoque cette idée, ce n’est pas, bien sûr, un objectif que j’espère un jour atteindre, mais plutôt une posture avec laquelle j’apprends continuellement à regarder et à écrire.

© Jérémie Lenoir – Chantier, Vendin-le-Vieil, 2015 – NORD

Une dernière piste très importante pour moi est que cette confusion photographie peinture peut aussi participer d’une tentative d’appropriation du paysage. Il est intéressant d’observer que face à ces images nous reconnaissons d’abord une « œuvre d’art » avant d’y voir un paysage. Le premier regard nous fait d’abord penser à une peinture ; c’est donc via des codes artistiques, que nous avons tous consciemment ou inconsciemment en tête, que nous parvenons à « regarder » ou à reconnaître ces paysages invisibles dans notre quotidien. C’est un premier lien, une façon de créer une première relation sensible et intime avec le monde qui nous entoure. Ici encore, ce cheminement n’est « la » solution, ce n’est pas une vérité ou une finalité, mais simplement un angle d’approche différent.

© Jérémie Lenoir – Stockage, Harnes, 2014
– NORD

Tu as eu des séries photo plutôt cohérentes, aux mêmes palettes de couleurs, comme « NORD » avant « DUST » qui est plus intense en couleurs. Peux-tu en dire plus sur « DUST » ? Quelle différence avec les autres projets ? En quoi t’a-t-il marqué ?

DUST est certainement le projet le plus important pour moi car il était question de relever plusieurs défis. Je ne vais pas tous les citer, mais le premier était de voir jusqu’où je pouvais repousser les limites du medium photographique, jusqu’où je pouvais établir cette confusion avec le dessin et la peinture, même à travers un processus purement photographique comme les planches-contacts. C’est aussi ma première série qui fait vraiment appel à la couleur, et il était aussi question de réaliser un projet plastiquement très différent en conservant le même modus operandi.

Mais le choix de Salt Lake s’est d’abord et surtout fait après avoir vu un documentaire de Robert Smithson sur son œuvre de land art installée en 1966 sur les rives du lac ; la Spiral Jetty. Mon sujet de diplôme aux Beaux-Arts concernait l’entropie du paysage et cette installation monumentale était une source majeure d’étude et d’inspiration. Cependant, Smithson dans son œuvre évoque une entropie de la nature et du minéral qui s’établit dans un temps cosmique ; il avait investi le Great Salt Lake une année de grande sécheresse pour que sa Spiral Jetty disparaisse ensuite sous les eaux du lac. Et il était aussi émerveillé que ce désert hostile résiste toujours aux efforts l’homme pour le dompter… 50 ans plus tard, l’homme exploite désormais la quasi intégralité des bords du lac pour l’extraction de sodium, potassium, magnésium et pétrole, et l’utilisation intensive de l’eau fait que la Spiral Jetty ne disparait plus depuis bien longtemps. L’entropie dont il est aujourd’hui question n’est plus celle que Smithson évoquait, mais plutôt celle qui s’illustre dans les territoires contemporains ; brutale et accélérée par l’activité humaine.

Il est aussi important pour moi de dire que DUST est le premier projet qui, grâce à l’engagement d’Eric Le Brun et de Light Motiv, a été pensé dès sa conception pour l’espace du livre.

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

Peux-tu parler un peu de ta démarche de travail ? Que fais-tu en amont ? Comment choisis-tu les paysages à photographier ? Comment vois-tu la forme finale de ton projet ?

C’est un long processus. La première phase est une recherche documentaire liée au choix d’un territoire spécifique, assez petit, de la taille d’une ville ou d’un département. Pendant 3 à 6 mois, j’épluche la presse locale et les publications spécialisées éditées par les régions, les agglos, les chambres de commerces, etc. Cela me permet de trouver les grands projets d’urbanisme, de comprendre les dynamiques et les transformations propre à ce territoire. De là découle une thématique, par exemple la frontière ville-campagne en Ile-de-France (Marges 2012-2019), la reconversion du patrimoine industriel entre Arras et Anvers (Nord 2014-2015) ou encore la ligne entre l’eau et la terre autour du Great Salt Lake (Dust 2015-2017). Et cela me permet aussi de sélectionner une quarantaine de lieux en lien avec la thématique et avec mon travail de fond sur le paysage.

Avec cette carte en main, je pars ensuite découvrir ces endroits que je n’ai jamais vus encore, en utilisant essentiellement de petits avions, pour des raisons budgétaires. Je survole chacun de ces points toujours à la même altitude, 1500 pieds / 450 mètres, et avec la même optique pour avoir la même échelle, et à la même heure, midi, pour avoir le même rendu très plat entre chaque image. J’y retourne 10 à 15 fois pendant 2 à 3 ans pour en suivre l’évolution, car ce ne sont que des espaces en mutation, et puis pour affiner mes cadrages, pour les épuiser jusqu’à pouvoir les rendre abstraits.

© Jérémie Lenoir – Plateforme, Gennevilliers, 2019 – MARGES

Quel équipement photo utilises-tu ? Qu’est-ce qui est essentiel d’emmener pour toi ?

J’ai très peu de matériel, uniquement un boitier numérique Hasselblad avec un objectif Fuji 210mm. Je n’utilise que ce combo, sauf exceptionnellement un 135mm si la régulation m’impose une altitude très basse. Je n’ai rien d’autre, mais c’est tout ce dont j’ai besoin pour ce que je souhaite faire… Je ne m’en sers plus aujourd’hui mais j’ai conservé un Fuji GW690III 90mm car l’objet est magnifique et l’optique époustouflante… Après avoir testé beaucoup d’appareils reflex et moyen-format, je reste fidèle à Fuji.

Quels sont les bons côtés et les difficultés à se dédier à la photographie de paysage aérienne ?

Je vois ma pratique photographique, bien que très réduite et particulière, comme une longue et infinie quête d’une écriture plastique personnelle et sensible. Le medium est la photographie, mais ça aurait pu être tout autre chose, ce n’est pas vraiment ça qui compte. Peut-être que je ferai différemment plus tard mais je n’ai pas l’impression pour l’instant d’avoir atteint une limite. En revanche la photographie aérienne est très connotée, pas forcément positivement, et intrinsèquement documentaire, donc plutôt engagée ; je dois encore me battre à tous les niveaux face à des idées reçues.

© Jérémie Lenoir – Toiture, Courtrai, 2014 – NORD

Quels types de commissions peux-tu recevoir ? En quoi ta démarche de travail diffère entre projets personnels et commandes ?

Je ne fais pas de commissions ou de commandes, non pas que je ne le souhaite pas, mais je n’en cherche pas et on ne m’en propose pas. L’abstraction de mes images fait qu’il est difficile de les utiliser pour communiquer, pour faire passer un message lisible et rapide… Même si je pourrais bien sûr faire autre chose, je comprends qu’on ne s’adresse pas à moi pour cela, d’autant qu’il y a beaucoup de photographes ou vidéastes plus spécialisés dans ce secteur, notamment depuis le développement des drones. J’ai la chance, pour le moment, de ne pas avoir besoin de commissions pour vivre. Me concentrer sur mon travail de plasticien est plus précaire mais plus motivant. Tant que je peux, c’est ma priorité.

Quel est le projet (ou un moment durant la réalisation d’un projet) qui t’a le plus marqué et pourquoi ?

Le moment clé pour moi est le premier tirage d’une image. C’est le moment où l’œuvre prend vie, où elle existe. Avant de la voir en grand, en « vrai », je doute toujours énormément. Elle doit se « révéler », trouver sa force, sa vibrance, sa profondeur. Ce n’est jamais gagné alors que c’est là que se concrétise tout le travail de documentation, de prises de vues, de sélection, …, qui a souvent duré 2 à 4 ans. Cela fait vraiment long entre le moment où naît l’idée d’une série et sa concrétisation en un tirage ! Et puis je fais très peu d’images, entre 10 et 20 par an, elles ont quelque part pour moi le « temps » et la préciosité d’une peinture… les attentes sont fortes de savoir si ça marche ou pas, si l’œuvre émerge.

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

Sur quel prochain projet es-tu actuellement en train de travailler ?

Je poursuis toujours mon work-in-progress MARGES sur la frontière ville-campagne en Ile-de-France. J’aimerais beaucoup le poursuivre encore quelques années autour du Grand-Paris et je recherche des partenaires dans ce sens. Une première étape est un catalogue intitulé Distensions qui va paraître en novembre en édition très limitée. En parallèle, j’ai débuté en 2017 une série ambitieuse sur le Rhin, qui pourrait s’achever d’ici 2 à 3 ans. Et puis de plus en plus je reviens à une pratique de dessin et peinture qui constitue un dialogue primordial dans l’évolution de ma photographie. J’espère avoir plus de temps dans les années qui viennent pour développer cela.

© Jérémie Lenoir – Chantier, Saint-Jérôme, 2015 – MARGES

© Jérémie Lenoir – Bassin, Lachute, 2015 – MARGES

Quels conseils pourrais-tu donner aux photographes intéressés par les paysages et la prise de vue aérienne ?

C’est dur de donner des conseils car la réalité du milieu professionnel est vraiment difficile… Chacun doit trouver sa voie et son équilibre, et là-dedans la patience est quelque chose d’aussi complexe qu’indispensable.

Quel(le) photographe aimerais-tu lire en interview ?

George Rousse pourquoi pas ? C’est sûrement ma plus grande source d’inspiration photographique, alors même que son travail est très peu photographique…

Le mot de la fin ?

Merci si vous avez tenu jusqu’ici !

© Jérémie Lenoir – Salt Lake, 2017 – DUST

Pour retrouver le travail de Jérémie Lenoir, c’est sur son site personnel.

DUST, le livre de Jérémie Lenoir aux éditions Light Motiv (2018, 39€) consacré aux lacs salés de l’Utah aux Etats-Unis, fait partie des finalistes pour le prix HIP 2019 des livres photographiques dans la catégorie « Nature et Environnement ». Les résultats du gagnant seront annoncés le 7 novembre 2019.

Jérémie Lenoir sera également présent au salon Paris Photo du 7 au 10 novembre 2019 au solo show de la Galerie Guillaume (Stand SP6 Section Prismes – Salon d’Honneur Niveau 1), ainsi qu’à la foire d’art contemporain Fotofever le 10 novembre 2019, pour dédicacer ses livres DUST et NORD au stand des Editions Light Motiv (E1).

© Jérémie Lenoir – Carrière, Larchant, 2013 – MARGES