Depuis dix ans, François Levalet photographie des paysages grâce à un outil particulier : le cerf-volant. Comment s’y prend-il ? François Levalet nous explique tout.

Bretagne © François Levalet

Originaire de Caen et passionné de photographie depuis petit, c’est à l’âge de 8 ans que François Levalet obtient son premier Kodak et s’amuse également avec des cerfs-volants. En 2008, il tombe un peu par hasard sur un forum de photographie par cerf-volant. C’est là qu’il découvre cette ancienne technique de photographie aérienne qui continuait de vivre grâce à quelques passionnés. « Je me suis mis à construire un système basique pour commencer et je n’ai plus jamais arrêté », nous confie le photographe.

Lignes aériennes © François Levalet

La pratique de la photo au cerf-volant

Pour réaliser ses photos, François Levalet utilise des cerfs-volants classiques de type delta. Le photographe nous explique en détail comment s’organise une séance photo avec cet outil : « Après le décollage je fais prendre de l’altitude au cerf-volant et quand celui-ci est arrivé à une trentaine de mètres d’altitude, j’accroche sur le fil une nacelle qui contient mon appareil photo, un ricoh GR. Cette nacelle pivote à 360° en pan et 90° en tilt avec de petits servomoteurs radiocommandés. Je récupère également le cadrage de l’appareil sur un moniteur au sol via une liaison vidéo sans fil. Je peux enfin déclencher à distance, toujours via la radio. Une fois la nacelle fixée sur le fil du cerf-volant, je peux dérouler la ligne. Le cerf-volant prend de l’altitude et emmène l’appareil photo avec lui. Au retour, il suffit de rembobiner, de décrocher la nacelle et de ranger le cerf-volant ! ».

François Levalet en action

Une pratique qui semble n’avoir que peu d’inconvénients face aux nombreuses qualités que François Levalet lui trouve. Économique, léger, non polluant et silencieux, le cerf-volant est simple d’utilisation et dispose de très peu de contraintes réglementaires. En revanche, vous êtes dépendant de la météo car sans un minimum de vent votre cerf-volant aura du mal à décoller.

 

Lignes aériennes © François Levalet

Le cerf-volant face au drone pour la photographie

François Levalet fête cette année ses 10 ans de photographies par cerf-volant. Dix années durant lesquelles nous avons vu le drone arriver en force. Mais François Levalet ne semble pas inquiet par cette révolution : « depuis son arrivée, l’image aérienne qui avait quelque chose d’exceptionnelle est devenue presque banale. Mais le drone a surtout révolutionné la vidéo aérienne et la photographie par cerf-volant garde tout de même quelques atouts comme une réglementation plus légère et la possibilité d’emporter de beaux boîtiers dans les airs sans se ruiner en équipement. »

Baie du Mont Saint-Michel © François Levalet

À mi-chemin entre terre et ciel, François Levalet a déjà photographié 22 sujets dont les éoliennes et les phares du nord de la France ainsi que des paysages français mais aussi québécois et anglais.

Le photographe ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, il travaille sur deux livres qui sortiront en 2019.

Pour retrouver l’ensemble de ses photographies, rendez-vous sur son site.