DLSP est une rubrique qui vous permet de découvrir les « setups » photo de photographes, professionnels ou amateurs, connus ou anonymes, afin de dévoiler ce qu’il se cache dans leurs sacs photo.

Aujourd’hui, c’est Franck Mée qui nous propose un sac photo qui plaira à ceux qui aiment prendre de l’altitude.


Je suis tombé dans la photo tout petit : j’ai toujours connu le Yashica Mat 124G paternel et j’ai eu mon premier compact en CM1. J’ai toujours été purement amateur, mais j’ai beaucoup travaillé dans ce domaine : d’abord journaliste en presse high-tech (et testeur fou de boîtiers), je suis aujourd’hui traducteur de livres techniques sur la photo ; d’une certaine manière, la photo me nourrit depuis dix ans, bien que je n’aie jamais vendu une seule image !

Pilote privé angoumoisin, j’aime mélanger mes deux passions : je visite beaucoup de meetings aériens et en vol, je photographie l’extérieur dès que je peux lâcher le manche. J’ai préparé cet article au retour du meeting de Pons-Avy, où j’étais allé en Cessna. Du coup, mon sac photo est un peu bizarre – c’est aussi un sac avion !

Je suis clairement plus technicien-reporter qu’artiste et la photo est surtout pour moi un témoignage de mes activités et une façon de les partager avec les autres. Si ces images peuvent donner envie à quelqu’un de franchir la porte d’un aéroclub, ce sera parfait !

Voici ce que j’emmène avec moi :

  • Lowepro Fastpack 250 : il vient de fêter ses dix ans, il s’écrase un peu quand je le pose, le tissu commence à s’effriter au niveau des lombaires, mais il tient bon. Avec son compartiment photo et sa poche supérieure bien dimensionnée, son emplacement dorsal pour ranger un ordinateur ou des documents et son accès latéral qui permet de sortir le matériel sans le poser au sol, c’est le sac idéal du photographe prêt à tout. Et même chargé à bloc, il rentre sous un siège d’A320 ou de TGV !
  • Pentax K-1 : costaud, résistant, fiable, son capteur encaisse des contrastes impressionnants et permet de déboucher très fortement les ombres – c’est très important en meeting aérien.
  • Pentax 28-105 mm f/3.5-5.6 ED DC WR : ce n’était pas mon premier choix, mais la possibilité d’avoir un kit abordable a pesé… Et finalement, son rapport qualité/prix/encombrement s’avère plus que correct.
  • Sigma 50-500 mm f/4-6.3 DG OS HSM : l’objectif idéal pour mon activité, le seul qui permet de photographier les détails d’un Canadair en approche et, une seconde plus tard, tout son environnement, avec la colonne d’eau qui descend jusqu’au sol, ou d’enchaîner le gros plan du leader de la Patrouille de France et le plan large de l’éclatement final.
  • Batterie de rechange : le K-1 n’a pas une autonomie de ouf pour un reflex pro et si je n’ai en général pas de problème pour finir la journée, je préfère avoir de la réserve – en fait, c’est celle de mon vieux K-5.
  • Cartes SD : je ne sais jamais combien de photos je vais faire sur un meeting, donc je préfère jouer la sécurité. Elles sont emballées dans une petite boîte de… pansements anti-ampoules, une protection efficace et compacte !
  • Lecteur de carte et adaptateur USB-C : au cas où j’aurais une photo tellement bien que je voudrais la partager immédiatement. L’application Wi-Fi Pentax n’est pas la meilleure et le transfert est beaucoup plus rapide ainsi.
  • Huawei P10 : il peut publier des photos, mais il en prend aussi beaucoup. Il me permet de faire des clichés d’ambiance au grand-angle sans démonter le Bigma, ainsi que de réaliser des panoramiques. Sa qualité d’image en plein jour permet de mélanger ses photos et celles du K-1 sans qu’elles jurent trop.
  • Crème solaire et lunettes de soleil : la première est indispensable en meeting, les secondes sont indispensables en avion.
  • Batterie USB : le téléphone sert à faire des photos, mais aussi à la navigation en vol : il est très sollicité…
  • Carte et log de navigation : même si mes itinéraires sont dans le téléphone, je préfère toujours avoir le papier en « back-up », et c’est aussi plus pratique pour prendre des notes en route.
  • Full-Spectrum III : un casque avion à réduction active du bruit abordable, un excellent rapport qualité/prix.
  • Carnet de vol : j’ai des amis qui disent que s’il y a un incendie chez eux, ils sauveront leur carnet de vol avant leurs enfants. Je n’en suis pas là, mais il quitte rarement mon sac !

Finalement, la meilleure façon d’aller photographier des avions, c’est de monter dans un. Et on peut aussi prendre des photos de paysages en route !

© Franck Mée

© Franck Mée

© Franck Mée

Vous pouvez retrouver Franck Mée sur sa page Facebook et sur Flickr.