David Goldblatt s’est éteint aujourd’hui, lundi 25 juin 2018, à l’âge de 88 ans. Il avait couvert pendant toute sa carrière les absurdités de l’apartheid dans son pays natal, l’Afrique du Sud.

David Goldblatt

Oom At Geel, Nietverdiend, Marico Bushveld, province du nord-ouest, décembre 1964 © David Goldblatt

Près de 70 ans de carrière photographique s’endorment aujourd’hui avec ce grand photographe. Né dans une famille lituanienne et lettonne ayant fui les représailles nazies en Europe, il découvre l’apartheid lorsqu’il est adolescent. C’est avec son regard d’enfant blanc qu’il se révolte contre l’humiliation infligée à toute la population noire d’Afrique du Sud.

David Goldblatt

Passerelle enjambant la voie ferrée, Leeu Gamka, province du Cap-Est, 30 août 2016 © David Goldblatt

Engagé, il prend son appareil photo pour montrer son incompréhension. Même après la victoire de Neslon Mandela et de son parti, l’ANC, il continue à documenter les vestiges de cette période sombre de l’histoire de son pays.

David Goldblatt

Déboulonnage de la statue de Cecil Rhodes, après qu’elle a été maculée d’excréments humains et que l’université a accédé aux demandes des étudiants de la retirer © David Goldblatt

Son travail s’étend également aux mineurs, aux travailleurs pauvres, aux classes moyennes et aisées, aux fermiers, mais aussi aux partisans du Parti national, à l’origine de l’apartheid. Ainsi, c’est une grande partie de la société sud-africaine que le photographe a souhaité documenter tout au long de sa vie.

David Goldblatt

Une adolescente et sa mère chez elles, Boksburg
1980 © David Goldblatt

Pour en savoir plus sur le photographe, l’article publié à l’occasion de sa rétrospective au Centre George Pompidou détaille sa vie, son parcours et ses aspirations.