Atteint de la maladie de Charcot, Anthony Carbajal commence à devenir paralysé à l’âge de 26 ans. Il laisse alors tomber la photographie avant de revenir sur sa décision et d’adapter sa nouvelle vie à sa passion.

Anthony Carbajal

© Anthony Carbajal

La maladie de Charcot, ou sclérose latérale amyotrophique (ALS en anglais) est une maladie neurodégénérative rare. Petit à petit, Anthony a commencé à perdre la sensibilité dans ses doigts, puis dans ses mains, dans ses bras, dans ses pieds, dans ses jambes… Il n’y a pas encore de traitements, et souvent les personnes succombent entre 3 et 10 ans après le diagnostic.

Anthony Carbajal

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Afin de médiatiser et de sensibiliser le plus de monde possible à cette maladie rare, le photographe et l’association « Kiss My ALS » lance le Ice Bucket Challenge maintenant mondialement connu. Pour ceux qui ne se souviennent plus, le but était de se renverser un seau d’eau glacé et de défier d’autres personnes. Anthony a défié Ellen DeGeneres qui a accepté et a permis à ce challenge d’avoir une importance internationale.

Avant que la maladie se déclenche, Anthony Carbajal état un photographe spécialisé dans les mariages. Il aimait capturer l’engagement et ces moments d’amour et de bonheur. Il photographiait entre 45 et 60 mariages par an. C’était l’un des seuls métiers qui lui permettait de s’occuper de sa mère pendant la semaine, atteinte elle aussi de la même maladie.

Anthony Carbajal

© Anthony Carbajal

Après avoir vendu tout son matériel photo, Anthony regrette son choix. Désormais, le jeune photographe souhaite profiter de la vie et décide de reprendre sa passion. Il accroche alors ses appareils photo à sa chaise roulante et commence à prendre des photos de son quartier de Redlands en Californie. Il se spécialise alors dans les portraits de rue, profitant des beaux jours pour sortir se balader avec son appareil photo.

Anthony Carbajal

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Grâce à cette initiative, Anthony remarque que les personnes de son quartier n’ont pas peur de lui. A force de se promener ainsi, ses voisins s’y sont habitués et ils aiment bavarder avec lui après qu’il ait pris une photo. En plus de poursuivre sa passion, le photographe sensibilise tout le monde à la cause des handicapés et apporte de la confiance à toutes les personnes dans cette situation.

Anthony Carbajal

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A travers ses clichés se cachent également la classe moyenne américaine, avec ses gangsters, ses jeunes à l’avenir incertain, ses familles qui ont des fins de mois difficiles, ses personnes âgées aux petites retraites, ses tatoués, ses enfants…

Anthony Carbajal

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De plus, toutes ces photos sont prises d’en bas, et les personnes baissent le regard pour le voir. Une façon de nous mettre à sa place, dans un fauteuil roulant. Il ne souhaite pas que ses photos soient belles, il souhaite nous faire réfléchir.

Anthony Carbajal

© Anthony Carbajal

Le portrait de rue impressionne normalement les passants, retissant à l’idée de se laisser photographier par un inconnu. Mais dans son fauteuil, Anthony peut prendre des photos plus facilement sans que personne ne se pose de questions.

Anthony Carbajal

© Anthony Carbajal

N’hésitez pas à parcourir le site et le compte Instagram d’Anthony Carbajal pour découvrir encore plus de photographies.