Chris Corradino est un photographe professionnel, également professeur de photographie à New York, qui a beaucoup utilisé les reflex de Canon pour son travail, mais qui a récemment décidé de tout vendre pour ne se reposer que sur son unique micro 4/3, l’Olympus OMD EM10. Une position qui peut faire débat, mais que le photographe assume complètement et justifie simplement dans un billet d’humeur que vous pouvez retrouver en intégralité en anglais ici.

Il explique ainsi que parmi ses meilleures ventes de photos sur une banque d’images haut de gamme avec laquelle il travaille depuis 2 ans, les deux premières sont des photos issues de son Olympus. Même si la résolution n’est « seulement » que de 16 mégapixels, elle est bien suffisante selon lui pour réaliser les fichiers TIFF de 50MB exigés par l’agence en photographiant en RAW et en redimensionnant avec le logiciel Alien Skin Software.

© Chris Corradino - Olympus OM-D E-M10 - Photo la plus vendue sur sa banque d'image

© Chris Corradino – Réalisée avec la prise de vue « Live Composite » sur l’Olympus OM-D E-M10 – Photo la plus vendue sur sa banque d’image

Cette (presque) égalité de qualité entre micro 4/3 et plein format n’est pas la seule raison qui l’a faite basculer. Il ajoute la raison du coût plus raisonnable (mais quand on voit le prix des derniers hybrides micro 4/3 comme le GH5 par exemple, on peut contester), du poids minime de ces boîtiers et de la stabilisation 5 axes qui lui permet de réduire encore plus sa vitesse d’obturation.

Afin de contrer l’argument de la profondeur de champ trop large et donc d’un flou moins joli, il s’appuie sur l’utilisation de bons objectifs ouvrant jusquà f/1.8 voire f/1.2 pour un objectif Panasonic et offrant un bon bokeh. Le parc optique est d’ailleurs un argument qu’il défend en vantant les mérites des objectifs Olympus, Panasonic et Voigtländer, de qualité et plus économes.

Pour illustrer son argument, il compare le prix et le poids d’un objectif Canon de 300mm avec ceux de deux objectifs micro 4/3 de 12-40mm f2.8 et 40-150mm f2.8 qui permettent de couvrir l’équivalence en plein-format d’une distance focale entre 24-300mm constamment avec une ouverture de 2.8.

Ce billet d’opinion est cependant presque autant un coup de gueule porté à tous ceux qui vantent les mérites d’un reflex plein format coûte que coûte, sans laisser de chance aux APS-C ou micro 4/3 qu’une pure et simple défense de ces nouveaux boîtiers au capteur réduit. Chris Corradino se dit contre l’idée de « nourrir le système » du « plus c’est gros, meilleur c’est » et invite les photographes à faire de même, et à sauver de l’argent ainsi que leur dos.

Voici donc un changement radical et une opinion tranchée en faveur des micro 4/3, qui fait souvent débat dans le monde de la photo.

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous du même avis, totalement contre ou plus nuancé ?