Cet article est à destination des photographes professionnels. À chaque shooting photo, le photographe pro s’engage auprès de ses clients à délivrer un travail de qualité avec une obligation de résultat. Pour cette raison, il se doit de toujours avoir un plan de secours en cas de problème matériel, en cas de mauvaise condition météorologique ou bien pour éviter de perdre ses données.

Avoir un boîtier et du matériel photo de secours

C’est la hantise des photographes professionnels : en plein shooting, se retrouver avec un boîtier inopérant. Cela arrive à tous les photographes, même aux meilleurs. Si vous ne disposez pas d’un boîtier de secours, vous pouvez tout simplement rentrer chez vous.

Imaginez la tête que feraient vos clients si, en plein reportage, séance nouveau-né, mariage, vous leur annoncez que la session est terminée et qu’ils n’auront pas plus de photos de cette journée. Pour eux, cette session photo est le moment le plus important du jour, ils ont passé beaucoup de temps à se préparer, ont souvent dépensé une somme importante auprès de vous.

Money Maker - © Holdfast

Money Maker – © Holdfast

Pour cette raison, avoir un boîtier de secours est indispensable, sur n’importe quel événement. Et cela ne signifie pas forcément devoir investir dans du matériel coûteux. La majorité des photographes utilisent soit le même boîtier que leur appareil principal, soit plus généralement leur ancien boîtier photo. Par exemple, de nombreux photographes disposant d’un Canon 5D Mark II ont ainsi mis à jour leur matériel vers le Mark III tout en conservant l’ancien boîtier comme appareil photo de secours.

Certains photographes utilisent deux boîtiers identiques sur un événement. Dans ce cas-là, le troisième boîtier pourra être identique pour faciliter la transition au cas où. Si vous n’avez pas de second boîtier, vous pouvez en emprunter un auprès d’un ami dans un premier temps (il vous faut un ami généreux) ou bien plus simplement le louer pour l’événement. À terme, il sera essentiel de vous en procurer un.

Petit conseil : lorsque vous photographiez un événement, ne laissez pas votre boîtier de secours dans votre voiture. Emportez-le avec vous dans votre sac pour qu’il soit directement disponible au cas où. Ce serait bête de devoir quitter un mariage pour faire un aller/retour sur le parking et risquer de manquer un moment important.

Autre conseil : ayez toujours des batteries et cartes mémoires supplémentaires dans votre sac. Peu importe si vous les utilisez ou non, le fait d’avoir ce qu’il faut en cas de pépin vous rassurera durant votre shooting. Pensez également aux batteries et piles si vous utilisez un flash.

Enfin, n’oubliez pas les optiques. Ici, il n’est pas recommandé d’avoir toutes vos optiques en double, mais pensez à ne pas être dépendant d’une seule et unique optique durant votre événement. Par exemple, ne partez pas uniquement avec un 50mm sur un mariage, même si c’est votre focale de prédilection. Emportez en complément un objectif zoom, quitte à ce qu’il soit moins lumineux, juste histoire d’avoir une focale de remplacement au cas où un malheur arrive.

Avoir un plan B pour le lieu

Pleuvra-t-il, ne pleuvra-t-il pas ? Voici la question que tous les photographes se posent lors d’une session photo à l’extérieur. Pour éviter toute déconvenue, il est important de préparer un plan de secours en cas de mauvais temps. Lors d’un mariage, trouver un endroit abrité où faire des portraits, lors d’une session engagement, trouver un lieu à l’abri des éléments qui reste dans l’esprit des futurs mariés, lors d’une session corporate en extérieur, reprogrammer le shooting.

© Ben White

© Ben White

Cela peut paraître naturel quand on y pense, mais envisager un shooting photo préparé ainsi vous fera gagner beaucoup de temps au moment crucial. Certes, ce n’est pas facile de trouver un lieu de secours pour un shooting, mais au fil du temps, vous apprendra à envisager chaque lieu sous ses différentes facettes, y compris dans sa possibilité de convenir à un shooting abrité.

D’autres lieux de secours peuvent également être nécessaire si vous arrivez sur place et que :

  • le lieu est en travaux
  • le lieu est fermé
  • le lieu est inondé de touristes fraîchement débarqués d’un bus

Bref, vous l’aurez compris, ayez toujours un plan B en tête, même si dans 90% des cas vous n’aurez pas à vous en servir.

Avoir un plan de sauvegarde

Dernier point, et pas des moins importants, une fois vos photos prises, pensez tout de suite à les sauvegarder. Que ce soit lors de la prise de vue en utilisant le double slot mémoire de votre boîtier (en mode duplication) ou que ce soit une fois arrivé à votre bureau, créer plusieurs copies des photos fraîchement réalisées est nécessaire pour éviter toute catastrophe.

© Fabian Irsara

© Fabian Irsara

Sauvegarder ses photos correctement nécessite un budget. Vous devez acheter des disques durs, les remplacer en cas de panne, acheter des licences de logiciel pour automatiser le processus, etc. Mais c’est le prix à payer pour que les photos de vos clients soient en sécurité et que vous n’ayez jamais à expliquer à un client qu’il ne verra jamais ses photos en raison d’une négligence de votre part.

Pour un plan de sauvegarde efficace, vous devez à tout moment disposer de trois copies de vos données, sur des supports différents, et dont une des copies est stockée en dehors de chez vous ou de votre bureau.

Si vous avez besoin d’aide pour mettre en place un plan de sauvegarde, vous pouvez consulter notre guide complet.

Conclusion

La grosse différence entre un photographe professionnel et un photographe amateur se résume en trois mots : obligation de résultat. Le photographe pro se doit d’être paré à toutes les éventualités : panne matérielle, mauvaise condition de prise de vue et conservation des photos, du moins jusqu’à leur développement et la restitution auprès du client.

N’attendez pas qu’un incident arrive et soyez prévoyant.