Dans la série Le dessous des images, nous souhaitons raconter l’histoire qui se cache derrière certaines photos ou images emblématiques, connues ou moins connues, qui ont marqué notre société ou notre regard sur le monde.

Quand on regarde le ciel, on regarde vers le passé. En effet, la lumière met du temps à nous parvenir. Par exemple, entre l’image du Soleil que l’on voit et sa position réelle, il y a une différence de 8 min, car les rayons lumineux du Soleil mettent 8 min à nous parvenir.

Si l’on regarde plus loin, on peut voir l’image de certaines étoiles il y a plusieurs milliers d’années. Est-il alors possible d’observer, encore plus loin, la lumière qui a suivi le Big Bang ? Autrefois, l’Univers était opaque, comme un épais brouillard. En se refroidissant, il s’est dilaté, laissant se propager librement la lumière : c’est le fond diffus cosmologique, la première lumière émise. En 1964, deux radioastronomes Penzias et Wilson découvrent par hasard ce rayonnement fossile à l’aide d’une antenne et furent récompensés par le prix Nobel en 1978.

Planck

Notre univers, il y a environ 3,7 milliards d’années, satellite européen Planck, 2013

Le satellite européen Planck, lancé en 2009 permet, grâce à une prouesse technologique (multiples bandes spectrales avec une sensibilité extrême), de capter la « première lumière », et d’immortaliser la plus ancienne image de notre Univers tel qu’il était il y a environ 3,7 milliards d’années. Mais il permet aussi de sonder et d’éliminer le rayonnement produit par notre galaxie et ses voisines. Il dévoile ainsi un portrait extrêmement précis et jeune de l’univers, tel qu’il était seulement 380 000 ans après le Big Bang. Les fausses couleurs, du rouge (régions chaudes) jusqu’au bleu (régions froides), représentent les fluctuations de température du fond diffus cosmologique.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter, la page de l’observatoire de Paris dédiée au satellite Planck.