Décédé à l’âge de 56 ans suite à un cancer foudroyant, le photographe Garry Winogrand, dont une sélection de photographies est actuellement exposé dans les couloirs du métro parisien et au Jeu de Paume, n’aura pas eu le temps de découvrir toutes les images qu’il aura pris durant son existence.

© Garry Winogrand

© Garry Winogrand

En effet, plus de 2 500 pellicules exposées n’avaient pas été développées à sa mort, et plus de 4 500 photos qui avaient été traitées ne sont jamais passées devant les yeux de Winograd. Au total, plus d’un tiers des 20 000 bobines qu’il aura utilisé depuis qu’il s’est mis à la photographie à l’âge de 20 ans lui sont restées inconnues.

Cela paraît insensé pour un photographe que de ne pas penser à voir le résultat de ses prises de vue, savoir comment telle ou telle image « rend » sur papier. Mais à la différence des autres photographes, Garry Winogrand ne faisait pas tant de la photographie pour les images qu’il pouvait réaliser et montrer au public, mais plutôt pour l’acte même de photographier. Ce qui lui importait, c’était de saisir une scène, un moment, un cadrage, une lumière et de déclencher. Le reste n’était qu’accessoire.

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