Steve McCurry est un photographe américain, célèbre pour ses portraits d’hommes et de femmes du monde entier.

Né en 1950 aux États-Unis, Steve entame des études d’arts. Passionné de voyage et de découvertes d’autres cultures, il voyage à 19 ans en Europe, puis découvre l’Afrique. 10 ans plus tard, il partira seul pendant deux ans en Inde. Il commence sa carrière dans le photojournalisme et se fait remarqué en réalisant une série des moudjahidin entre le Pakistan et l’Afghanistan, peu avant l’invasion par les soviétiques. Dès lors, il couvre un grand nombre de conflits comme la Guerre Iran-Iraq, la guerre civile libanaise, le Cambodge, les Philippines, la Guerre du Golfe, l’éclatement de l’ Ex-Yougoslavie et l’Afghanistan. Membre de l’Agence Magnum depuis 1986, on ne compte même plus le nombre de ses récompenses et prix photographiques.

Qu’est-ce qui rend ces photographies si percutantes ?

Steve McCurry surprend par le naturel de ses photographies. Ses images sont vraies, sans artifice, sans flash, sans pose. Il recherche en priorité une lumière naturelle pour garder l’authenticité du moment. Il regarde les gens dans les yeux, mais surtout entre en contact avec eux. C’est un échange avant d’être un sujet photographique. C’est peut être ce qui donne à ses photographies cette profondeur et cet aspect si perçant.

« La plupart de mes images sont fondées sur les gens, et j’essaye de transmettre ce qu’il semble que ces personnes doivent être, des personnes saisies dans un paysage plus large, ce que l’on pourrait appeler la condition humaine. »

Un aspect important dans ces images est la couleur. Il arrive à capturer d’étonnantes associations qui nous font même douter qu’un tel spectacle soit possible. Il ne se cache pas des retouches qui sont faites, mais ça n’est jamais au détriment de ces incroyables scènes, où on sent la vie dans toute sa diversité.

« De manière inconsciente, je crois, je guette un regard, une expression, des traits ou une nostalgie capable de résumer ou plus exactement de révéler une vie. »

Sa photographie la plus connue est sans aucun doute le portrait de Sharbat Gula, une jeune afghane de 13 ans réfugiée au Pakistan dont ses parents ont été tués pendant le conflit afghan. Son regard fera d’elle une véritable icône moderne au même titre que le sourire de la Joconde.

« J’aime toujours ce portrait. Il combine plusieurs émotions : la surprise, la peur, la curiosité. Parce qu’il permet d’imaginer une histoire, de se projeter dans la vie de cette jeune fille au regard hanté qui, soudain, est proche de vous»

McCurry nous invite à voyager, à rencontrer les autres, à leur parler, à chercher l’inattendu et les choses auxquelles on ne fait pas attention, afin de capturer une tranche de vrai. Il a du lui même se mettre dans des situations difficiles pour prendre ces images. Autrement dit, la photographie c’est surtout un mode de vie.