Il y a maintenant 3 semaines, Picuous lançait une version beta de son nouveau service, qui se présente comme le Vimeo de la photo (ou le Scribd de la photo). Pour ceux qui ne connaissent pas Vimeo, c’est un peu le Youtube des artistes, et c’est il me semble le premier service de partage de vidéo qui a mis en place un système de statistiques, de suivi et de tracking des sites référents très simple à comprendre. En regardant les images partagées via Picuous, on se rend compte d’une ressemblance frappante dans le design des boutons et l’ergonomie des menus, mais vu que Vimeo est bon dans ce domaine, on ne va pas s’en plaindre.

Picuous souhaiterait-il relever le challenge du partage (et du contrôle), mais dans le monde de la photo ?

Avant d’aborder le service, il serait intéressant de revenir à un point important aujourd’hui dans le domaine de la photographie. Aujourd’hui, de nombreux services existent pour partager ses photos en ligne, avec de grands noms comme Flickr, Picasa, PhotoBucket, etc. et on a parfois du mal à s’y retrouver, et surtout à garder le contrôle de ses photos (sur quel site ma photo s’affiche, combien de personnes l’ont vu, etc…). C’est pour répondre à cette problématique que Picuous a été créé, afin de proposer du partage de photo, mais également (et surtout) un suivi et un tracking de ces photos.

Avec Picuous, le photographe peut savoir en temps réel sur quel site sa photo a été publié (avec l’iFrame « embedded » proposé par Picuous) et également combien de personnes l’ont vu.

Pour publier cette photo, il m’a fallu dans un premier temps la télécharger sur le site de Picuous, et simplement cliquer sur l’outil « partager » qui me génère un code HTML à intégrer à ma page. Le site étant encore en Beta, l’équipe travaille sur des petites améliorations, comme par exemple proposer la taille de l’image que l’on souhaite publier.

Des outils d’analyse simples et complets

Pour ce test, j’ai publié une photo sur mon blog perso. Voici à quoi ressemble l’outil statistique de Picuous :

Dashboard Picuous

En plus des informations concernant la photo (ses données EXIF, son type de copyright), vous retrouvez le nombre de fois que la photo a été vue, le nombre de sites ayant intégrés cette photo (la donnée n’est pas correcte ici) et le nombre de like. A la manière de nombreux sites sociaux, vous retrouvez également un fil d’actualité propre à la photo.

Il est ensuite possible de voir en détail chacune des catégorie, avec ici par exemple les sites référents. Cette fonctionnalité sera sûrement la plus appréciée car vous pouvez savoir d’un coup d’oeil sur quels sites se retrouve votre photo, en temps réel. Je pense que par la suite, les outils à disposition du photographe vont s’étoffer, mais c’est déjà pas trop mal.

Un trio de choc

L’équipe de Picuous se compose de 3 personnes avec des compétences complémentaires, ce qui est un bon point :

  • Thomas Graffin, co-fondateur et COO de Picuous
  • Martin Pannier, co-fondateur et CEO de Picuous
  • Arnaud Leymet, co-fondateur et CTO de Picuous

Quel est le business model de Picuous ?

Pour le moment, tous les services de Picuous sont accessibles gratuitement. Mais au terme de la beta, il n’est pas impossible que certaines fonctionnalités soient facturées. Les retours d’expérience et le temps nous le diront. Etant donné que Picuous souhaite également proposer aux photographes de monétiser leurs photos, il n’est pas impossible qu’un partage de revenu ne s’opère pas à ce moment pour les photographes.

Picuous semble s’orienter vers un développement à l’international car le focus est fortement mis sur l’anglais (l’accent de Martin dans la vidéo d’explication est plutôt bon). Picuous pourrait également proposer à de gros acteurs d’utiliser leur technologie en marque blanche. Cela pourrait être un bon deal pour les créateurs de contenu qui souhaitent garder un oeil sur leurs images, surtout si la technologie est au rendez-vous et fait ses preuves.

Quelles améliorations apporter au projet ?

Même si Picuous est encore très jeune et sort à peine de beta privée, je pense qu’ils peuvent encore améliorer le service sur certains points. Je pense avant tout aux sites qui ne gèrent pas de manière simple le html (et l’iFrame). Cela risque de poser un problème pour les photographes qui souhaitent partager leurs photos sur ces plateformes. D’ailleurs, WordPress n’est pas en reste car l’intégration d’un iFrame dans un article n’est pas si aisée que cela, il faut faire de nombreux aller-retour entre le mode HTML et le mode Visuel.

En ce qui concerne le dashboard, je pense que des notifications par email sont à prévoir, à régler selon la période voulue, pour avoir un aperçu de l’activité de ses photos.

Picuous devrait également miser sur l’intégration des plateformes photos existantes pour importer les images, comme par exemple en liant son compte à Flickr.

Bon courage à cette startup française, nous reviendront sur leur évolution dans un prochain article.