Un dessin pour résumer l’importance du matériel

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Titre volontairement provocateur, et pourtant : nous parlons régulièrement du matériel photo, comme l’atteste nos récents guides d’achat. Un bon appareil est souvent indispensable, en particulier lorsque les conditions sont difficiles. Mais l’appareil ne fait pas le photographe et nous devons tous ne pas le perdre de vue.

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Manu de Bonkers World nous propose un dessin qui résume parfaitement la situation. Pour les non anglophones, ce photographe dit : « Le matériel n’est pas important du tout. Ce n’est qu’une question d’art. » Nous n’avons pourtant pas assez de doigts pour compter tout le matériel qu’il possède et semble utiliser en même temps.

Tout le paradoxe est là : nous aimons la photo et c’est pour elle que nous nous équipons. C’est bien l’image qui nous fait vibrer. Mais petit à petit nous avons tendance à oublier ce but premier et à prendre le matériel pour une fin et non simplement un moyen. C’est d’autant plus vrai pour ceux habituellement appelés geeks, mais aussi technophiles, qui en parallèle de la photo raffolent d’électronique, de produits numériques et d’innovation technologiques.

Pour s’évader, nous vous avions par exemple conseillé de voyager plutôt que de vous équiper. Mais nous serions curieux de connaître vos moyens à vous pour retrouver l’inspiration, pour vous (re)concentrer sur l’essentiel et pour vous (re)motiver autour de la photo et non uniquement du matériel. Des exemples ?

Pour aller plus loin :

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  1. Moi j’ai envie de dire « combattons le mal par le mal ». Autant s’acheter tout le matériel dont on rêve pour ne plus rien avoir à acheter plus tard et se concentrer sur l’essentiel car on ne pensera plus à quoi acheter.

    Après dans mon cas j’ai de la « chance » car je ne veux pas beaucoup de matériel car ca ne me tente pas de tout porter (en voyage ca peut vite devenir embêtant) :P.

    Après je suis entièrement d’accord que le matériel ne fait pas la photo mais je trouve que c’est assez difficile de voir un professionnel parfaitement équipé dire cela.

  2. C’est vrai que le matos est important, mais comme vous l’avez dit ce n’est qu’un moyen d’arriver a l’essentiel. Personnellement je suis en train de changer de boitier, je me sentais un peu limité quand les conditions devenaient difficiles.

    Pour retrouver de l’inspiration rien de mieux que de se mettre de la musique dans les oreilles, partir de bonne humeur le matos en main pour une balade photo. Que ce soit seul ou accompagné d’autre passionnés :)

  3. Retour aux sources avec un Nikon F80 et un 50mm 1.8 AF-D acquis dernièrement.
    Et surtout, se contenter du matériel en sa possession et apprendre à l’exploiter.

  4. Regarder les anciennes photos. Du temps de l’argentique. Un appareil, des pellicules, pas de photoshop ni tous les paramètres ajustables sur les boîtiers actuels et pourtant… De meilleurs photos.

  5. Le gros problème de l’addiction au matériel photo est qu’elle prend beaucoup de temps : au lieu de faire des photos, on fait du lèche-vitrine pour préparer l’achat.

    Il me semble qu’il y a trois phases dans le cycle technophile :

    - L’excitante phase préparatoire où il faut faire s’orienter parmi quantité de fiches techniques, de reviews et d’avis sur les forums.

    - Ensuite, après l’achat, il y a la plaisante phase d’appropriation du nouveau matériel, les premiers essais, les comparatifs avec l’ancien.

    - Et dernière phase, il y a l’utilisation réelle du matériel en tant qu’outil dans le cadre d’une démarche photographique. Ou alors sa non-utilisation et il prend la poussière sur une étagère. Bref l’effet de nouveauté est passé et on est mûr pour recommencer le cycle avec un nouvel achat.

    => Si par nature on aime ce cycle, et bien il sera bien difficile de s’en passer ! Chassez le naturel…

    Et ce n’est pas le « Retour à l’Argentique » qui aidera comme par magie à mettre de côté un goût prononcé pour le matériel et à se trouver une démarche et un thème photographique qu’on aura le courage de poursuivre même dans les moments de doute et de lassitude.

    De plus le « retour au source », le « retour à l’argentique », n’est pas donné à tout le monde : faut-il encore pratiquer la photo depuis assez longtemps pour avoir connu cette époque qui commence un peu à dater…

    Je vois quand-même une solution à l’obsession du matériel : vu qu’elle est difficile à combattre, on peut essayer de la détourner vers un but plus constructif sur le plan photographique.
    Par exemple, plutôt que de se passionner pour l’achat d’un nouveau boîtier ou d’un nouvel objectif, pourquoi ne pas s’intéresser aux imprimantes jets d’encre, aux papiers photos, à la calibration de la chaîne graphique ? C’est un domaine qui satisfaira les assoiffés de technique mais qui permettra à l’arrivée d’avoir en mains de beaux tirages de ses propres photos.

    => Ca peut aider à conforter une démarche photographique et c’est peut-être le premier pas vers une exposition…

  6. Totalement d’accord, j’en suis à mon 3eme boitier en 4 ans mais je manque cruellement d’inspiration et souvent quand un article sort dans Phototrend je me dis mais pourquoi j’ai pas eu cet idée là avant…

    Je me souviens également dans un magasine d’un photographe qui avait gagné un concours en coiffant tout les réflex supersoniques avec… un compact! Respect!

  7. Pour retrouver l’inspiration, je pense simplement à la condition humaine et comment je pourrais l’illustrer

  8. Je commence tout juste la photo et je n’ai « que » un alpha290 (un beau cadeau de noël que l’on m’a fait).
    Bien entendu qu’on à tous envie de s’équiper avec le must de la technologie, mais personnellement, j’essaie déjà d’avoir les bonnes bases et de comprendre un maximum de fonctionnalités de mon boitier. Vouloir le meilleur appareil sans connaitre la moitié de ces fonctions est une hérésie pour moi (mais c’est que mon avis d’amateur).

    Au final, le photographe doit prendre du plaisir à faire sa photo non?

  9. Pour retrouver la créativité, rien ne vaut une petite virée photo avec pour seuls compagnons un compact argentique tout automatique et quelques pellicules. Le reste c’est du « plus ».

  10. @ Laurent >
    « Au final, le photographe doit prendre du plaisir à faire sa photo non? »

    Tu as tout résumé …. ;o)
    Les plus belles photos que j’ai réalisé avec mon boîtier ont été mes vacances d’été où je me suis lâché sans me prendre la tête (le boîtier + un 50 1.4 dessus uniquement)

  11. Question difficile … Adil a un début de réponse et Samuel une bonne alternative.

    Mais même si les imprimantes sont importantes, elles sont souvent considérées comme superflues et pas nécessaires.

    Perso j’ai enfin tous les objectifs dont je rêvais et en fait ils me font bien chier !
    Maintenant que j’ai mes 20mm 2.8, 35 f2 , 50 1.4G , 85 1.8D , 180 2.8 sur D700, je sais que je ne peux pas tous les utiliser à 100%
    le 24-120 f4 me fait de l’oeil mais je sais pas si j’aurais la force de vendre mon matériel si durement acquis pour un zoom, chose que j’ai tellement méprisée pour le manque de créativité , et enviée pour le confort d’utilisation.

    Je pense prendre un deuxième D700 pour ne plus avoir à changer de nombreuses fois d’objectif mais ça me semble exagéré. Et avoir trop d’objectifs me semble inutile ( j’aime bien l’idée de les collectionner mais le but étant de les utiliser, je suis pas sûr de me balader avec un sac aussi lourd. Actuellement je n’utilise que les 35 f2 / 50 1.4 et 85 1.8, les 20 et 180 étant du luxe ou plaisir. D’où le dilemme du 24-120 f4 )

    Le pire dans tout ça , c’est que je sais que j’ai eu + de plaisir et de meilleures photos avec un matériel + simple
    ( D300 + 18-200 + 50mm 1.8 )

  12. Super post ! Si vous aimez la photo et ses différentes formes , venez faire un tour sur http://www.hellotipi.com/photo-famille/ !

  13. Pour trouver l’inspiration, la première chose à faire c’est d’arrêter de prendre des photos !
    Il faut perdre les mauvais réflexes.
    Le matos ne sert à rien, c’est l’oeil qui fait tout.
    Ensuite, il faut se poser les questions bateaux mais essentielles:
    Pourquoi je fais de la photo, et ce genre de trucs.

    Une autre astuce peut être de regarder plein d’images, de savoir ce que l’on aime pas (c’est plus facile que de dire ce que l’on aime) et de prendre le contre-pied.

    Bon article en tout cas merci !

  14. Pingback : Un dessin pour résumer l’importance du matériel « Maaanu.com – Blog

  15. bonjour,

    j’ai commencé la photo vers 1955 avec un appareil photo type folding qui faisait des photos de 41 mm x 31 mm sur rouleau. Je ne me souviens plus ni de la marque ni du modèle, je me souviens seulement que l’obturateur avait 3 vitesses 1/25, 1/75, 1/125 de s + pose B et T. La visée se faisait à travers 2 cadres rectangulaires. => plusieurs centaines de photos en NB.

    vers 1960 j’ai utilisé un folding Agfa avec objectif Agfa Anastigmat 130 mm f/6.3-38 produisant des photos de 108 mm x 62 mm sur rouleau de 70 mm de large. La visée se faisait soit avec le système de cadres, soit à travers un « mini » prisme d’environ 1 cm de côté. => plusieurs centaines de photos en NB. Il est encore en état de fonctionnement.

    en 1964 j’ai acheté mon premier reflex Nikkormat avec Nikkor 50 mm f/2 + bague BR2 permettant d’utiliser le 50 mm monté à l’envers => macro photo. Comme ce système était limité, j’ai acheté les bagues allonge Nikon K1 à K5 et un pied-rotule Gitzo. Vers 1970 j’ai acheté un soufflet Novoflex sur double rail et un 135 mm sans monture à monter sur le soufflet => portraits et macrophoto selon l’extension du soufflet qui sert de tirage pour l’objectif + flash Mecablitz 45 à accus. De 1963 à 1972 j’ai procédé au développement des négatifs NB et avant de passer à l’agrandissement je faisais systématiquement une planche contact des négatifs.

    en 1982 j’ai acheté le Nikon FA, parfaitement compatible avec le matériel précédent, + Vivitar 28 mm f/2.8 + Nikkor 70-210 f/4 + flash Mecablitz 33 à piles (l’accu du Mecablitz 45 étant hors service, plus tard j’ai réussi à démonter ce flash et à remplacer l’accu d’origine -désoudure & soudure- contre un autre pour le faire fonctionner à nouveau).

    vers 1989 j’ai acheté un caméscope Canon E800 Hi8 avec K7 Hi8 relégué depuis pour panne.

    vers 1999 j’ai acheté un caméscope Canon MVX4i de 4 Mp mini DV capable de prendre des photos en 2304×1736, objectif 6.1-61 mm f/1.8 => 41.6 à 416 mm en photo 24*36 et 47.4 à 474 en vidéo 16/9 selon Canon.

    Comme son capteur commence à donner des signes de faiblesse (apparition sur certaines photos ou vidéo de lignes colorées ou présence d’images dédoublées, mais pas systématiquement) j’ai acheté le Nikon D5100 avec Sigma 17-70 mm f=2.8-4 DC OS HSM + Sigma 70-300 f=4-5.6 DG OS.

    je suis parfaitement conscient 1-que le Nikkor 50 mm f/2, le Vivitar 28 mm f/2.8 et le Nikkor 70-210 mm f/4 peuvent s’adapter sur le D5100 et 2-que ces trois objectifs seront évidemment à régler 100% manuel puisqu’ils sont sortis avant l’apparition des objectifs AF.

    Je suis à la retraite depuis le jour de mes 65 ans en 2008. J’étais enseignant de sciences naturelles puis de sciences physiques.

    Mes vidéos = vidéos de vacances avec surtout bâtiments, paysages et plus rarement manifestations ou fêtes de famille.

    Mes photos = après des années de photos NB avec les deux folders, j’ai fait des années de diapositives 24*36 dont un essai de diapositives NB (oui cela existait et la définition bien meilleure que NB papier), puis photos numériques avec le Canon MVX4i et Nikon D5100 => champignons, conifères, contre jours avec brume montrant les rayons du soleil filtrant entre les cônifères, détails d’architecture, églises, feuilles de feuillus à contre-jour, feuillus en automne, fontaines, fronde de fougère à contre-jour, intérieur d’églises, maisons alsaciennes, paysages sous la neige, places, portraits, portraits, proxi-macro de fleurs, rues et parcs de Strasbourg, ruines de châteaux vosgiens,sources, statues, voyages (bâtiments, parcs, souvenir), ….

    Bref, je n’ai aucune prétention artistique, je ne fréquente jamais les expositions !
    Ce n’est pas que cela ne m’intéresse pas, je reste modeste et je ne me prétends pas être autre chose qu’un amateur qui va un peu, si peu, plus loin que la classique photo « souvenir »

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