Sur le marché actuel des reflex, de nombreux fabricants ont mis en place ce que l’on appelle la stabilisation.

Qu’elle soit optique ou mécanique, la stabilisation permet dans la majorité des cas d’améliorer votre image, comme nous l’avons expliqué dans notre Mercredi Pratique consacré à ce thème.

Cependant, il existe deux types de stabilisation, et Nikon Europe vient de publier un article sur son site montrant clairement dans quel sens ils vont : Nikon privilégie la stabilisation optique à la stabilisation mécanique.

Pour Nikon, la stabilisation optique (dans l’objectif) a 4 avantages par rapport à la stabilisation mécanique (dans le boîtier, au niveau du capteur) :

L’image compensée dans la visée facilite la composition de la photo

Avec la stabilisation optique, le mouvement de l’appareil est compensé à l’intérieur de l’objectif, et lors de la visée, les vibrations sont donc réduites, ce qui facilite la composition et la précision de la mise au point. Si cette stabilisation est effectuée sur le capteur (stabilisation mécanique), l’image dans le viseur ne prendra pas en compte la correction, et pourrait être floue, faussant la composition.

Chaque objectif est réglé de manière optimale pour assurer une correction sûre et précise

Nikon assure que contrairement aux boîtiers qui ne proposent qu’une stabilisation identique pour tous les objectifs, les objectifs possédant eux une stabilisation optique sont réglé et programmé de manière optimales. C’est vrai que le stabilisation d’un 18-200 ne sera pas le même qu’un 400 mm par exemple. Le boîtier ne peut, pour l’instant, pas faire de différence, et traite tous les objectifs de la même manière.

Avec la stabilisation optique, les informations enregistrées par l’AF et le système de mesure sont corrigés automatiquement

Cette différence est importante par rapport aux stabilisateurs mécaniques, et permet d’avoir une mise au point et une mesure d’exposition plus rapide et plus précise.

Les schémas de flou de mouvement ne sont pas les mêmes pour tous les objectifs

Encore une fois, chaque objectif possède des caractéristiques différentes, et la stabilisation présente sur le capteur ne permet pas de prendre en compte ces caractéristiques différentes, notamment en terme de flou de mouvement. Plus la focale est longue, plus ce phénomène est à prendre en compte.

Voilà les arguments de Nikon en faveur de la stabilisation optique. Ces arguments sont tous valides, et je suis également pour une stabilisation optique, même si cela implique des coûts supérieurs, que l’on retrouve notamment dans le prix des objectifs. Pentax, quant à eux, ont parié sur la stabilisation par déplacement du capteur, notamment présente sur le K7. Qui a tord, qui a raison ? A mon avis, c’est un choix personnel, car la stabilisation n’est pas le coeur de la photographie, et n’est utilisée à 100% que dans certaines situations, comme en cas de faible lumière. La stabilisation sur le boîtier permet de ne plus réfléchir à cette question et de s’équiper d’optiques souvent moins chères, voir anciennes, tout en bénéficiant d’une stabilisation.