Le watermarking (ou « tatouage numérique ») est une technique que l’on croise très souvent sans y faire attention, sans vraiment savoir ce que c’est. Pourtant, à l’heure d’Internet et du partage de photo en ligne, il est important de maîtriser cet outil pour protéger au mieux vos photos (sur ce thème, revoir l’article sur le Creative Commons).

Dans ce Mercredi Pratique, nous allons essayer de vous expliquer les différentes facettes du watermarking, ses avantages et ses limites, et enfin quelques conseils pratiques pour marquer vos photos.

Qu’est-ce que le watermark ?

Le watermark est une sorte d’empreinte que vous pouvez intégrer dans la plupart des types de fichiers numériques dans le but de les protéger par les informations de copyright (le fameux ©). Cela s’applique donc naturellement à toutes les photos numériques. Et c’est d’autant plus vrai qu’il est très difficile, au moment où vous publiez une photo en ligne, de savoir ce qu’elle va devenir.

Bien sûr, d’autres méthodes existent : si vous avez votre propre galerie, vous pouvez par exemple désactiver le clic droit, ou… Mais si quelqu’un veut vraiment exploiter votre image, il arrivera toujours à contourner ses méthodes qui prennent du temps à mettre en place. Alors que le watermark, s’il n’est pas parfait, rend la vie difficile à ceux voulant utiliser vos photos sans vous prendre beaucoup de temps (grâce au traitement par lot notamment).

Plusieurs méthodes existent pour marquer votre, comme par exemple utiliser un filigrane (la marque se voit mais pas forcément du premier coup d’oeil, car légèrement transparente), simplement un texte noir ou blanc selon le fond, ou encore un logo.

watermark

Pourquoi l’utiliser ?

Comme expliqué ci-dessus, on utilise principalement le tatouage numérique sur une photo pour empêcher qu’une autre personne utilise votre photographie sans votre accord. En effet, à l’ère d’Internet, les photographies circulent très facilement sur Internet, et n’importe qui peut prendre une photo et s’attribuer sa paternité très facilement. Le filigrane du watermark empêche cela en mettant une véritable empreinte sur votre photo.

Cette pratique est notamment utilisé sur les sites de microstock photo où vous pouvez voir un aperçu des images, mais avec un filigrane. Cela peut vous permettre de voir à quoi ressemble la photo, sans toutefois pouvoir l’utiliser avant de payer.

Le watermarking est donc utilisé pour pouvoir mettre en avant votre travail sur Internet tout en conservant un contrôle sur vos images. Une fois la photo achetée, le photographe vous envoie cette photo, mais cette fois sans watermark.

Le watermarking est aussi utilisé pour créer une image de marque : en bas de vos photos, vous pouvez insérer votre signature, votre petite touche. C’est une véritable stratégie de branding dans ce cas, tout en jouant également un rôle de protection.

D’ailleurs, certains photographes ont des idées assez intéressantes sur la manière d’insérer le watermark sur leurs photos, comme par exemple en l’insérant dans la photo comme sur les images suivantes :

watermark

Le watermark est sur le store du magasin

tatouage

Ici, il est intégré comme un tatouage

J’avais une photo trouvée sur Flickr qui utilisait parfaitement la photo pour intégrer la signature, par exemple sur les courbes d’une colline, mais je ne la trouve plus.

Attention, n’en abusez pas

Marquer vos photos est une bonne chose, seulement si vous savez rester raisonnable. Il faut que la marque que vous appliquez sur votre photo ne dénature pas totalement votre image, sinon au lieu de protéger votre image, vous l’enlaidissez et personne ne voudra la voir (ni même l’acheter). Votre objectif de protection sera atteint, mais à quel prix ? A vous de choisir, mais faites en sorte que votre photo reste le sujet principal, et non le watermarking. Pour cela, vous pouvez par exemple réduire l’opacité de votre watermark.

Quel logiciel utiliser pour appliquer votre watermark ?

Pour appliquer votre watermark à votre photo, il y a de nombreux logiciels disponibles sur le marché. Nous n’allons pas tous les citer, mais en voici quelques uns :

  • Les logiciels de gestion de catalogue tels que Lightroom ou Aperture vous permettent d’ajouter un watermark à vos photos. Pour Lightroom, il faut passer par le plugin LR2/Mogrify pour avoir plus d’options.
  • Bien sûr, The GIMP ou Photoshop permettent de créer des watermarks, mais le process n’est pas automatisé ce qui peut faire perdre du temps.
  • De nombreux logiciels PC ou Mac existent, personnellement je n’en ai testé aucun à ce niveau là donc je ne peux pas vous conseiller. Disons que cette option est très souvent disponible au sein de logiciels de retouche photo.
  • En ligne, vous pouvez utiliser des sites de retouche comme Picnik (qui a fait parlé de lui ces derniers temps en étant racheté par Google). Son intégration avec Flickr et Picasa pourra plaire à certains d’entre vous.

Si vous voulez aller plus loin et mieux comprendre comment fonctionne le watermark et ses limites, je vous conseille les pages Wikipedia (anglaise surtout, mais aussi française), ainsi que cet article (en anglais).