Aujourd’hui nous allons aborder un type d’image que vous avez peut-être déjà rencontré ou que vous rencontrerez un jour, le HDR (High Dynamic Range, soit en Français Image à haute gamme dynamique).

Pour définir ce qu’est une image HDR, commençons par définir ce qu’est une image non HDR. Sans trop rentrer dans la technique, une image classique est composée de pixels eux mêmes composés d’informations, appelées bits. En temps normal les photos numériques sont encodées en 24 bits (8 bits pour chaque gamme de couleur rouge, verte et bleue). On appelle cet éventail de nuances, couleurs ou lumière la plage de dynamique. Or dans le cas présent, elle est loin de représenter toutes les nuances réelles.

Entre alors en jeu le HDR qui va étendre cette gamme à 32 bits par couche pour reproduire plus fidèlement cette plage. Cette technique vous permettra en outre de dévoiler les détails des zones parfois sombres de vos photos que vous souhaiteriez mettre plus en valeur que d’autres zones plus exposées.

La technique est simple pour peu que vous ayez les outils adéquats :

  • Un appareil photo (le reflex n’est pas obligatoire mais peut se révéler être un plus)
  • Un trépied (vous comprendrez pourquoi un peu plus bas)
  • Un logiciel de retouche (liste non exhaustive en fin d’article)

Pour composer une image HDR, il vous faudra au minimum 3 images de la même scène mais sous une exposition différente. Beaucoup d’appareils permettent cette manipulation mais elle se révèle plus aisée avec un reflex et l’utilisation du bracketing. Comme ces trois images vont être fusionnées, il est impératif qu’elles aient le même sujet, bien que l’exposition soit différente : d’où l’utilité du trépied. Pour la partie logicielle là encore difficile de rentrer dans les détails, chacun possède une interface différente et les présenter tous serait plutôt long.

Dans la majorité des cas, la technique est la suivante : vous devrez importer les photos que vous aurez auparavant prises à différentes expositions pour que le logiciel les fusionne et au final en tirer une image de 96 bits.

Cette image, inutilisable en l’état, les spécificités techniques de nos ordinateurs nous l’empêchant (Nos écrans ne peuvent afficher dans la majorité des cas que des couleurs 24 bits), nous devrons passer par une technique particulière : le tone mapping. Cette dernière étape va vous permettre d’ajuster selon vos goûts les différents points d’une photo (lumière, couleur, etc…) de manière bien plus précise qu’en temps normal. Reprenons l’exemple des zones sombres d’une photo : grâce aux photos surexposées, vous pourrez révéler leurs détails sans craindre d’obtenir des différences trop marquées par rapport au reste de la photo.

hdr2

Voici au final une liste de logiciels vous permettant de réaliser ce type d’images (encore une fois non exhaustive) :

  • Photoshop
  • Gimp (via l’ajout du plugin explosure blend)
  • Photomatix
  • Luminance HDR

N’hésitez pas si vous connaissez d’autres logiciels dans lesquels cette manipulation est possible à nous en faire part dans les commentaires. Nous les ajouterons à la liste.