L’astronaute français, Thomas Pesquet, est parti pour l’espace le 17 novembre 2016. Membre d’une équipe d’une dizaine d’astronautes dont l’américaine Peggy Whitson et le russe Oleg Novitsky, il va rester sur la Station Spatiale Internationale (ISS) pendant 6 mois.

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - "Le segment russe de la Station regorge d’appareils photo ! Il offre également de super hublots au nadir (= à visée verticale). À droite vous pouvez voir notre logiciel de navigation sur l’écran d’un ordinateur" (Flickr)

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – « Le segment russe de la Station regorge d’appareils photo ! Il offre également de super hublots au nadir (= à visée verticale). À droite vous pouvez voir notre logiciel de navigation sur l’écran d’un ordinateur » (Flickr)

Cette mission, appelée Proxima, a pour objectif de mettre à l’oeuvre le plus d’expériences scientifiques possibles afin d’envoyer à l’avenir des astronautes plus loin et plus longtemps : tester des matériaux pour connaître les plus résistants et les plus adaptés à l’apesanteur, mieux comprendre la dynamique des fluides dans l’espace afin d’améliorer nos prévisions climatiques, évaluer le virtuel comme outil pour la neuroscience, etc.

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - "Incroyable régularité géométrique des formes naturelles dans le désert saoudien"

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – « Incroyable régularité géométrique des formes naturelles dans le désert saoudien » (Flickr)

Depuis son arrivée sur la station, le Français partage son expérience unique en publiant des photos et légendes détaillées sur son compte Twitter et sa page Flickr. Ces photos impressionnantes, prises régulièrement depuis la station par lui ou ses coéquipiers, offrent une vision de la Terre à laquelle le grand public n’est pas toujours habitué : chaque jour, il est possible de découvrir les lumières abondantes des villes bordant le Nil, de deviner les sommets tranchants des Rocheuses et de regarder au fond du volcan Manau-Lao de Hawaï

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - "Même les nuages capitulent face au gigantisme des Rocheuses" (Flickr)

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – « Même les nuages capitulent face au gigantisme des Rocheuses » (Flickr)

Partager ainsi en accès libre de tels clichés peut participer à une prise de conscience écologique qui permet de réaliser la beauté et la fragilité du patrimoine naturel, de ce que l’Homme a pu construire, mais aussi de tout ce que l’on pourrait perdre. Les commentaires de l’astronaute y concourent également, lorsqu’il s’extasie devant “la Grande Barrière de corail et sa vie sous-marine foisonnante… mais menacée”.

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - "Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi ressemblait le cratère d’un volcan actif… Voilà ce que cela donne depuis l’espace ! Le Mauna-Loa (à Hawaï) a de la neige au sommet et des coulées de lave très identifiables sur ses pentes" (Flickr)

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – « Vous vous êtes peut-être déjà demandé à quoi ressemblait le cratère d’un volcan actif… Voilà ce que cela donne depuis l’espace ! Le Mauna-Loa (à Hawaï) a de la neige au sommet et des coulées de lave très identifiables sur ses pentes » (Flickr)

De plus, Thomas Pesquet échange aussi des informations plus “terre-à-terre” et pratiques sur la vie quotidienne de ces hommes et femmes de l’espace (notamment en direct avec des lycéens et collégiens). En communiquant des clichés sur leurs repas, qu’ils mangent en apesanteur, sur leurs scaphandres et mêmes leurs expériences en cours, il tente alors de démystifier le métier de cosmonaute.

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - Aquapad, un dispositif qui permet de contrôler ponctuellement la qualité de l'eau, en test sur Proxima, dans le but de rendre l'eau potable plus accessible sur Terre

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – Aquapad, un dispositif qui permet de contrôler ponctuellement la qualité de l’eau, en test sur Proxima, dans le but de rendre l’eau potable plus accessible sur Terre

© ESA/NASA - Thomas Pesquet à gauche - "Photo prise dans le sas juste après l'essayage des scaphandres la semaine dernière pour les dernières vérifications" (Flickr)

© ESA/NASA – Thomas Pesquet à gauche – « Photo prise dans le sas juste après l’essayage des scaphandres la semaine dernière pour les dernières vérifications » (Flickr)

Si vous souhaitez admirer plus de photographies de l’espace, allez jeter un oeil sur les pages Twitter et Flickr de Thomas Pesquet.

© Thomas Pesqeut, ESA/NASA - "J’ai survolé le delta du Nil de nuit, très facile à identifier de nuit" (Flickr)

© Thomas Pesqeut, ESA/NASA – « J’ai survolé le delta du Nil de nuit, très facile à identifier de nuit » (Flickr)

© Thomas Pesquet, ESA/NASA - "L’œil de l’Afrique (ou structure de Richat), en Mauritanie, dans le désert du Sahara [...] On a d’abord pensé qu’il s’agissait d’un impact de météorite, mais les scientifiques penchent désormais pour une longue érosion" (Flickr)

© Thomas Pesquet, ESA/NASA – « L’œil de l’Afrique (ou structure de Richat), en Mauritanie, dans le désert du Sahara […] On a d’abord pensé qu’il s’agissait d’un impact de météorite, mais les scientifiques penchent désormais pour une longue érosion » (Flickr)