Le porno a toujours eu sa place sur Flickr. Discret, filtré par les moteurs de recherche, n’apparaissant pas – en théorie – sur les comptes considérés comme safe par Yahoo, les images pornographiques vivaient leur vie paisiblement, souvent supprimées automatiquement, et personne ne s’en plaignait vraiment. Jusqu’à aujourd’hui.

Identification et prévention

Le problème du porno est souvent pointé du doigt à cause du « risque » qu’il représente pour les mineurs. Dans le cas de Flickr, la limitation est la même que sur la plupart des sites : il faut avoir un compte et donc avoir donné son âge. Et l’internaute est averti que le contenu n’est pas considéré comme safe par Flickr. Mais certaines images passent à travers le filtre et viennent compliquer la vie de Yahoo.

Et cette fois, ce n’est pas le public qui s’est plaint… mais les annonceurs. Si vous tombez sur une image pornographique sans être connecté à votre compte, vous aurez également la chance de profiter des publicités associées à l’image. C’est ainsi que certaines marques (General Motors, Dunkin Donuts, ou encore Vistaprint dans l’exemple ci-dessous) se retrouvent côte-à-côte avec du porno, ce qui pose un réel problème d’image (de marque évidemment).

Face aux produits concurrents, Yahoo semble bien moins capable de filtrer ces images, certaines étant en ligne depuis longtemps. Les publicités ne s’affichent en théorie que sur du contenu safe mais l’algorithme pour détecter les images pornographiques parait plus facilement faillible (Google par exemple fait un travail très efficace sur Youtube). Quant à Vimeo, le service n’affiche que des publicités pour son produit en cas de vidéos à caractère érotique ou pornographique, évitant ainsi les foudres des grandes marques.

L’image de Flickr est donc à nouveau écornée, non pas cette fois à cause des problèmes de Yahoo! Inc. ou du manque d’évolution sur le produit (Flickr a par exemple complètement manqué le virage des smartphones), mais à cause des annonceurs, source importante de financement. Yahoo, déjà bien en difficulté, explique travailler durement à l’élimination des photos illégales. Mais la société risque d’avoir du mal à réagir concernant les publicités et à corriger le tir pour éviter que la grogne ne monte.

Source : BusinessInsider