Et bien, je suis plus que ravie de vous annoncer une exposition de ce qui doit être mon photographe préféré depuis mes 12 ans environ : David LaChapelle.

Vous avez sûrement déjà croisé une des ses photos de mode ou de célébrités, celles-ci étant souvent parues dans des magasines comme Vogue, Vanity Fair, The Face, Interview, etc. Classé dans le top 10 des hommes les plus importants de la photographie par American Photo Magazine, il a également été reconnu Meilleur Photographe de l’Année 1996 par la revue française Photo.

David LaChapelle nous livre des clichés plus colorés les uns que les autres. Souvent des célébrités dans des poses provocantes et suggestives, dans tous les cas, originales. Il s’amuse également à mettre en scène nos saintes institutions telles que l’Eglise et Jésus de façon plus « moderne »… Toujours beaucoup de femmes, de sexe, de couleurs… Il pastiche même la Marylin d’Andy Warhol, en photographiant sa muse, la fameuse transsexuelle Amanda Lepore. A travers ses oeuvres, il nous fait partager son regard sur la société, une réflexion qui appelle à flairer les abus et excès de nos vies.

Je me suis souvent plains que son activité s’était réduite, du moins en photographie, et surtout en France. Il s’était apparemment tourné vers la réalisation, avec Rize, un film punchy sur le Krumping sorti dans nos salles de cinéma en 2005, quelques bandes annonces pour des séries télévisées telles que Desperate Housewives ou Lost, ou encore une publicité pour la marque de lingerie Passionata. On n’avait cependant pas eu vraiment d’expositions photographiques à se mettre sous la dent en France.

C’est chose désormais faite, car se prépare à l’Hôtel de la Monnaie à Paris, une des plus grosses rétrospectives de la carrière de David LaChapelle, certainement l’exposition la plus vaste et la plus complète jamais consacrée en France.
En effet, du 5 février au 31 mai prochain, vous pourrez découvrir plus de 200 de ses oeuvres rassemblées au premier étage de l’Hôtel de la Monnaie.

L’artiste y exposera ses clichés les plus connus comme les portraits de stars hollywoodiennes, les scènes dénonçant le culte de la personnalité, ou encore la démonstration du sensationnalisme, de la vanité et la gloutonnerie, que l’on peut reprocher à la société d’aujourd’hui.

Et pour la première en Europe, le public pourra découvrir sa dernière série de photographies exposées jusqu’alors à l’étranger, intitulée « Présages d’Innocence » en référence au poème de William Blake (peintre et un poète pré-romantique britannique du XIXe), « Auguries of Innocence ». Il y fait preuve d’innovation qui repousse les frontières de la photographie et illustration, en utilisant des modes de fabrication industriel et de haute technologie, avec un savant mélange de 2D et 3D. Ce qui emmènera le public à travers ses oeuvres, et fera naître une participation active grâce au dynamisme créé par le choc entre l’image et la forme, la forme et le contenu.


On y retrouvera également cette série où il recréait les scènes de conditions humaines et historiques en s’inspirant du Déluge de la Genèse et du chef d’oeuvre de Michel Ange réalisé à la Chapelle Sixtine. Ce sera l’occasion de s’interroger sur l’humanité, la famille que nous formons, dans la catastrophe et la perte, et la façon dont on se tourne vers la recherche du salut et du divin.

Cette superbe exposition est née d’une diligente relecture critique du travail de l’artiste par les deux commissaires : Gianni Mercurio, un des plus importants commissaires d’expositions monographiques réalisées ces dernières années en Italie (Andy Warhol, Keith Haring, Basquiat, etc.) et Fred Torres, agent et commissaire des expositions de David LaChapelle depuis plus de 20 ans. Cette exposition est organisée et coordonnée par Lina Lopez, directrice des expositions chez Lin’Art. L’évènement est suivi par l’agence de communication Heymann, Renoult associées.

Pour ma part, bien sûr que je m’y rendrais (lors de mon week-end du 25 février au 2 mars) ! Alors, rendez-vous là-bas ? 😉

Rétrospective David LaChapelle, du 6 février au 31 mai 2009 (vernissage le 5 février).

Hôtel de la Monnaie : 6, quai Conti ou 2, rue Guénégaud – 75006 Paris (plan).
Métro : Odéon – Pont-Neuf – Saint-Michel / RER A : Châtelet-Les Halles / RER B et C : Saint-Michel / Bus : 58 – 70 – 24 – 27.
Horaires d’ouvertures : Tous les jours de 10h30 à 19h. Nocture le lundi et vendredi jusqu’à 22h.
Tarif : 12 euros. (Voir pour les réductions habituelles).