Un étudiant américain a eu l’idée simple mais efficace d’utiliser son DJI Mini 4 Pro comme caméra stabilisée au sol. Il a conçu un adaptateur imprimé en 3D, une solution astucieuse et économique pour les vidéastes à petit budget.
Pourquoi s’encombrer de plusieurs appareils quand un seul peut tout faire ? C’est la réflexion qui a conduit Tyler Staub, étudiant américain en ingénierie aérospatiale, à concevoir le Dronebal : un support qui transforme le DJI Mini 4 Pro en caméra stabilisée sur gimbal. Nos confrères de chez PetaPixel ont consacré un article à ce projet DIY ingénieux.

Né d’une frustration de terrain
En parallèle de ses études, Tyler Staub a créé une société de prestations de vidéos au drone avec son frère Calvin. Sur le terrain, il s’est souvent retrouvé coincé : impossible de faire décoller son appareil à cause des réglementations de la FAA, mais besoin urgent de plans au sol stabilisés. Transporter un gimbal supplémentaire en plus du drone ? Trop encombrant pour un opérateur solo.

Sa solution : exploiter le gimbal 3 axes et le capteur 48 Mpx de son DJI Mini 4 Pro déjà dans son sac. Le drone filme en 4K jusqu’à 100p et gère le 10 bits D-Log M, des specs qui n’ont rien à envier à bien des caméras du marché, la stabilisation sur gimbal en plus.
Du carton à l’impression 3D
Les premiers prototypes, découpés dans du carton, ont permis de tester rapidement différentes approches. A l’origine, il pensait concevoir une sorte de laisse volante, qui tenait le drone en vol via un bras mécanique. Mais les fonctions de vol intelligent du DJI luttaient contre les mouvements imposés et cette idée a rapidement été abandonnée.

Tyler Staub s’est alors orienté vers un système de cage, qui permettait de ne pas déplier les ailes du drone. Son système, réalisé en impression 3D, consiste en un plateau avec sangle pour maintenir le drone, tandis qu’un bras vient soutenir la radiocommande du drone pour le pilotage.

Petit détali utile : le bras dispose d’une articulation réglable pour modifier l’angle de la manette tout en gardant le drone parfaitement horizontal. Pour orienter la nacelle du drone, il suffit d’utiliser la molette située sur la radiocommande.

30 dollars et une production artisanale
Avec son projet prêt, l’inventeur en herbe s’est lancé dans la fabrication des pièces lui-même, à l’aide d’une imprimante 3D. Il a déjà réalisé une première série de 30 unités, avant de voir si son idée a un potentiel.
Le Dronebal est vendu 30 $ sur la boutique ROC Shop. Si les retours sont positifs, il prévoit d’adapter le concept à d’autres drones populaires.
Une solution DIY qui rappelle que parfois, les meilleures idées viennent de l’utilisation du matériel au quotidien, et que des esprits créatifs peuvent améliorer, tout en faisant bien entendu attention à la sécurité.



