Guides d’achat photo 2019 : les meilleurs appareils photo hybrides et leurs objectifs

Mis à jour le 9 décembre 2019

Ces dernières années, les hybrides sont sûrement les appareils qui ont le plus progressé : ils disposent aujourd’hui de nombreux atouts tels que leur gabarit plus compact que celui d’un reflex, une qualité d’image en nette progression ainsi qu’un parc optique qui se développe. Dans ce guide, nous avons sélectionné pour vous les meilleurs hybrides du moment ainsi que les objectifs qui vont avec.

Pourquoi acheter un appareil photo hybride ?

Un appareil photo hybride est un boîtier à grand capteur (4/3, APS-C ou Full Frame), sans miroir pour la visée et à objectifs interchangeables.

C’est en fait un mélange de compact et de reflex – et c’est là tout son intérêt. L’intérêt premier d’un hybride est sa compacité par rapport à un reflex souvent lourd et imposant. Toutefois, certains modèles (essentiellement haut de gamme) ne gagnent pas toujours en légèreté selon l’objectif avec lesquels ils sont couplés. Si cet aspect vous intéresse, il est donc important de le vérifier. Il est cependant (en général) plus gros qu’un compact pour permettre une meilleure préhension et surtout proposer une qualité d’image équivalente aux boîtiers reflex grâce au grand capteur.

Le parc optique des hybrides est en fort développement. S’il est encore un peu moins fourni que celui des reflex chez certains constructeurs (comme Canon et Nikon), il est aujourd’hui possible de trouver des optiques extrêmement qualitatives. Certaines marques partagent même leur monture, comme Olympus et Panasonic pour le micro 4/3 avec des optiques très compactes ou encore Panasonic, Leica et Sigma via la « L-Mount Alliance », dévoilée à la Photokina 2018 pour le format 24 x 36 mm. Enfin, moyennant des adaptateurs, vous pouvez monter quasiment tous les objectifs destinés aux reflex sur ces hybrides.

Avec leur double système AF, qui cumule la corrélation de phase (rapide et utile pour les sujets mobiles) à la détection par contraste (précis mais souvent lent), certains boîtiers hybrides disposent d’un autofocus très réactif, parfois même plus efficace que celui des reflex sur les boîtiers hybrides professionnels.

Le viseur électronique (EVF) des hybrides est également en nette progression, avec des améliorations en terme de grossissement (taille perçue dans le viseur) et en dynamique. Si certains photographes ont pu se montrer réticents, cette fonctionnalité a énormément gagné en confort d’utilisation et en précision. Mais surtout, le fait de pouvoir profiter d’un aperçu de l’image finale (telle qu’elle sera enregistrée) permet de photographier de manière sereine, surtout dans des conditions de basse lumière où les viseurs électroniques s’avèrent très lumineux comparativement au système optique.

Le mode vidéo implanté sur les hybrides a également beaucoup progressé ces dernières années, grâce à l’absence de miroir. De plus en plus d’appareils hybrides intègrent un mode d’enregistrement vidéo 4K/UHD, voire 4K Ciné pour séduire également la cible des vidéastes et faire de l’hybride un boitier deux en un. Couplé à une stabilisation du capteur et à celles de certains objectifs, c’est aujourd’hui un véritable argument marketing.

Inexistants il y a 10 ans, les appareils hybrides ont connu un véritable boom ces cinq dernières années. L’un d’eux répond-il pour autant à la bonne formule ? Nous y répondons dans ce guide d’achat dédié aux hybrides.


L’entrée de gamme pour mettre un premier pied dans la photo

Le Sony A5100

Sony A5100

Sony est un acteur majeur sur le marché des hybrides, avec une gamme qui remporte les premières places depuis longtemps. Autrefois estampillés Nex, les hybrides Sony s’appellent désormais Alpha, tout comme le reste de la gamme photo de la marque. Dévoilé en 2014, le Sony A5100 reste encore un excellent hybride d’entrée de gamme. Proposé à 430 € en kit, il se permet de nombreux compromis mais se dote d’un prix riquiqui. Le capteur CMOS APS-C de 24,3 Mpx ainsi que le processeur Bionz X utilisé par l’A7/7R lui permettent d’obtenir des images d’excellente qualité, pleines de détails, compensant un certain manque de réactivité à l’usage. L’écran est orientable à 180° et tactile, offrant un confort appréciable. Il reprend l’autofocus hybride ultra réactif du Sony A6000 et la couverture AF de 90% de la surface de l’image. Le kit est fourni pour un prix accessible mais les plus exigeants changeront rapidement l’objectif 16-50mm, assez médiocre. Au final le bon rapport qualité/prix du Sony A5100 devrait en convaincre plus d’un.

Le Lumix GX880 de Panasonic, l’as des selfies

Lumix GX880

Dérivant étroitement du Lumix GX800, le Lumix GX880 est un tout petit appareil hybride disposant d’une bonne qualité d’image pour débuter. Il dispose d’un grand écran tactile de 3 pouces pouvant être incliné à 180° vers le haut – ce qui devrait ravir les amateurs de selfies. À cette fin, il intègre un mode selfie 4K, basé sur la technologie Photo 4K qui consiste à enregistrer jusqu’à 15 images/seconde. Un mode selfie de nuit permet également de réaliser des images correctement exposées via une combinaison de trois vues dont deux pour l’éclairage de l’arrière-plan et une pour le sujet.

Misant sur une grande facilité d’utilisation, le Lumix GX880 dispose de modes automatiques et de fonctions beauté qui permettent de retoucher la peau depuis l’appareil photo. Ce dernier permet également de prendre des photos panoramiques en mode selfie. En complément, des modes créatifs et des filtres photo sont applicables pour personnaliser ses images.

Ce petit hybride sympathique est doté d’un capteur Live MOS 4/3 de 16 Mpx ainsi que d’un processeur lui offrant une bonne qualité d’image et un autofocus réactif. On notera la possibilité de filmer en 4K/UHD jusqu’à 30p, une fonction Photo 4K (qui fait grimper la rafale à 30 i/s en générant des images d’une définition de 8 Mpx), un mode Post Focus qui permet d’effectuer la mise au point a posteriori, ainsi que le Focus Stacking qui fusionne plusieurs images avec différentes mises au point.

Offrant une remarquable compacité, ce Lumix GX880 offre un excellent rapport qualité-prix : il est possible de l’acquérir avec un objectif 12-32 mm pour 549 €.

Si les fonctions selfies ne vous intéressent pas plus que cela, sachez que son prédécesseur, le Lumix GX800, demeure une solution très pertinente. Disponible pour 439 € avec un objectif 12-32 mm, il reprend la quasi-totalité des caractéristiques du Lumix GX880 (gabarit compact, écran tactile orientable, capteur micro 4/3 de 16 Mpx) pour un tarif inférieur.

L’Olympus OM-D E-M10 Mark III

OM-D E-M10 Mark III

Après le très bon OM-D E-M10 II, Olympus a renouvelé son appareil photo hybride d’entrée de gamme. Avec l’E-M10 Mark III, Olympus garde une équipe qui gagne : un boîtier hybride doté d’un look vintage agréable à l’œil avec un capteur CMOS 4/3 de 16 Mpx stabilisé sur 5 axes couplé à un processeur Truepic VIII. Par rapport à l’E-M10 Mark II, ce nouvel appareil se montre plus ergonomique (grâce à un grip plus prononcé) et propose aussi – et surtout – des menus bien plus accessibles par le passé. Exit donc les fonctions enfouies sous des couches de menu. Du côté de l’autofocus, il intègre 121 collimateurs (au lieu de 21), ces derniers couvrant 80% de l’image.

L’appareil se dote d’un écran arrière inclinable et tactile qui permet de régler la mise au point et de déclencher rapidement. À noter que l’écran tactile permet de naviguer facilement dans les menus. L’appareil embarque également un viseur de 2 360 000 points qui utilise la technologie OLED pour un meilleur confort de visée.

Sans surprise, la qualité d’image est très bonne et Olympus réussit à gérer d’une main de maître la montée en ISO en Jpg. Les vidéastes amateurs seront heureux de disposer d’un mode 4K jusqu’à 30 i/s. Un mode ralenti à 120 fps est également possible en HD. Pour les amateurs de vidéos de voyage, un mode Clips permet de réaliser des plans courts de 1, 2, 4 ou 8 secondes. Un moyen de calibrer les séquences automatiquement.

Léger, compact, performant et agréable à utiliser, l’Olympus E-M10 Mark III est proposé au tarif de 649 € en kit avec un objectif 14-42 mm. Un tarif abordable pour un appareil complet et polyvalent.

Le X-T100 de Fujifilm

Fuji X-T100

Lire notre test du Fujifilm X-T100

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Jusqu’à peu, si vous cherchiez un hybride d’entrée de gamme chez Fujifilm nous vous conseillions l’excellent X-M1, un hybride compact qui ne paye pas de mine mais cache bien son jeu. Il datait de 2013 mais était toujours pertinent pour nous, grâce à son capteur, le fameux CMOS X-Trans 16 Mpx de Fujifilm. Désormais, le X-A5, puis le X-T100 ont fait leur entrée au catalogue. Très similaires, nous n’avons pas hésité longtemps pour choisir le X-T100 car ce dernier propose un viseur (contrairement au X-A5) et un capteur APS-C à un excellent rapport qualité/prix, et c’est bien trop rare sur ce secteur.

Le X-T100, dont vous pouvez lire le test, est donc un appareil photo particulièrement compact qui propose un large panel d’options, dont un viseur OLED, le Bluetooth, un écran tactile et orientable et l’enregistrement vidéo 4K/UHD. Véritable compagnon de voyage, il fait cependant l’impasse sur la technologie X-trans et intègre un capteur CMOS APS-C standard d’une définition de 24,2 millions de pixels, mais s’adaptera à tous ceux qui souhaitent faire évoluer leur pratique photographique en franchissant le pas vers un appareil photo hybride déjà complet via une prise en main aisée et grâce à l’intégration d’un viseur électronique agréable.

Si l’objectif vendu en kit XC 15-45mm manque un peu de piqué et de précision à notre goût, nous avons été plus satisfaits avec une optique à focale fixe. L’intégration de filtres de simulations de films, marque de fabrique de Fujifilm ajoute un plus à cet hybride rétro et stylé. 

Malgré quelques lacunes en réactivité, le Fujifilm X-T100 est un bel objet à emmener partout avec soi, un véritable compagnon de voyage pour les images du quotidien, sans chichis, mais surtout à l’excellent rapport qualité/prix en regard de ce que propose la concurrence. Le Fujifilm X-T100 est disponible nu à partir de 489 € et en kit avec le 15-45 mm à partir de 524 €.


Les hybrides moyen de gamme pour une meilleure qualité et prise en main

Le Sony Alpha 6400, le sportif

Lire notre test du Sony Alpha 6400

Lancé en février 2019, le Sony A6400 se pare de nombreux atouts pour séduire les photographes exigeants. Il dispose d’un capteur APS-C de 24,2 Mpx couplé au processeur dernière génération Bionz X. Ainsi paré, l’appareil peut monter jusqu’à 104 400 ISO – et génère des clichés de très bonne facture jusqu’à 12 800 ISO.

Mais cet Alpha 6400 se distingue avant tout par sa très grande réactivité. Il mise sur un autofocus hybride à 425 points capable d’effectuer la mise au point extrêmement rapidement. Il se pare de fonctionnalités de suivi « Real-time Eye Autofocus » (détection et suivi de l’œil) et « Real-time Tracking » (suivi du sujet) extrêmement précises. En rafale, l’appareil est capable de capturer jusqu’à 11 i/s.

Extérieurement, le Sony Alpha 6400 se dote d’un gabarit compact et léger (environ 400 grammes sur la balance) et incorpore un écran inclinable à 180° d’une résolution de 921 000 points. Mais il se dote également d’un viseur électronique lumineux et précis grâce à une définition de 2,35 Mpx et une couverture 100 %.

Léger, compact et très performant, le Sony A6400 est un excellent choix pour les photographes sportifs qui recherchent avant tout un appareil extrêmement réactif. Affiché à un tarif de 1049 € nu, il peut toutefois être acquis avec un objectif 16-50 mm (certes médiocre) pour 1099 €. Un très bon investissement pour se lancer dans la photo de sport.

Si votre budget est plus serré, nous vous recommandons le Sony A6000. Doté d’un capteur APS-C de 24 Mpx à autofocus hybride il est à seulement 449 € nu mais un certain nombre de compromis doivent être faits : un viseur OLED de seulement 1,4 million de points, un écran orientable mais non tactile. Toutefois, il se montre très réactif et permet de s’équiper d’un très bon boîtier à prix réduit.

Le Fuji X-T30, le look retro, avec les performances

Fujifilm X-T30

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Après l’excellent X-T20, qui est devenu l’appareil photo le plus vendu chez Fujifilm, le constructeur a sorti en 2019 le X-T30, son successeur basé sur le X-T3. Il apporte le nouveau capteur X-Trans 4 CMOS de 26,1 Mpx couplé au X-Processor 4 pour une meilleure montée en ISO et une qualité d’image supérieure. Compact et léger, ce boîtier dispose d’un mode 4K 30p sans crop et de l’autofocus hybride amélioré du X-T3, avec 2,16 millions de pixels à détection de phase qui offre des performances de suivi rapide et précis. L’appareil dispose également d’un nouveau mode de détection de l’oeil et des visages pour faciliter la photo de portrait.

Fujifilm propose avec ce X-T30 une version miniature de son X-T3 prometteuse qui se réserve cependant la tropicalisation et un viseur plus défini. Ainsi, le X-T30, compact, léger et à la prise en main manuelle devrait ravir les amateurs avertis en quête des dernières avancées technologiques de Fujifilm tout en privilégiant la compacité.

Sur cet appareil, le zoom 18-55mm f/2.8-4 se comporte bien et nous vous le conseillons. Le Fuji X-T30 est disponible à partir de 899 euros nu… et également à 899 € en kit avec le 15-45 mm f/3.5-5.6 ! Avec le 18-55 mm f/2.8-4 R, il est affiché au tarif de 1299 €.

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Le Lumix GX9 de Panasonic, l’hybride compact mais costaud

Lumix GX9

Le Lumix GX9 a tout pour plaire : un boîtier hybride micro 4/3 compact polyvalent et performant. Il se dote d’un capteur BSI CMOS 4/3 » de 20,3 Mpx stabilisé sur 5 axes, couplé au processeur Venus Engine (que l’on retrouve également sur les Lumix G9 et GH5). Léger et compact, il ne pèse que 400 grammes sur la balance – un point qui séduira certainement les photographes en vacances. Il est doté d’un viseur orientable (l’oeilleton étant monté sur une charnière pour pouvoir être relevé à la verticale) ainsi que d’un écran tactile orientable, qui n’est malheureusement pas monté sur rotule.

Cela étant, le Lumix GX9 est un hybride séduisant et performant. Grace à la technologie DFD, à son nouveau processeur, la stabilisation 5 axes et un nouvel algorithme il offre un autofocus vif et précis, ainsi qu’une belle qualité d’image. Nous conseillons toutefois de l’équiper d’une bonne optique, autre que celle généralement fournie en kit, afin de profiter pleinement des capacités du capteur. Heureusement, cet appareil dispose de toute la gamme optique micro 4/3 de Panasonic et Olympus, la plus complète du marché hybride.

Disponible à partir de 625 € nu et de 709 € avec un objectif 12-32 mm, ce petit Lumix GX9 présente un excellent rapport qualité-prix. Pour couvrir une plage focale plus étendue, nous vous conseillons également le pack incluant l’appareil et une optique 14-140 mm, vendu 899 €.

Le Canon EOS RP, l’hybride plein format abordable

Canon EOS RP

Canon EOS RP

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Petite nouveauté dans cette nouvelle version de ce guide d’achat : un appareil plein format fait son apparition dans la section réservée aux hybrides milieu de gamme !

Le Canon EOS RP (que nous avons testé au premier trimestre 2019) est le boîtier plein format le moins cher du marché. Malgré son prix plancher, il met en avant de sérieux arguments : un capteur CMOS plein format de 26,2 Mpx couplé au processeur Digic 8 pour un autofocus Dual Pixel très réactif, un grand écran tactile de 3 pouces monté sur rotule… le tout dans un écrin pesant 485 grammes (avec batterie et carte mémoire. On notera également la présence d’un viseur électronique OLED de 2,36 millions de points, qui offre un niveau de confort suffisant.

Naturellement, cet appareil oblige à quelques compromis : la rafale est ainsi limitée à 5 i/s en AF simple et à seulement 4 i/s en mode AF Servo. Il ne sera donc pas à conseiller pour de la photographie sportive. Et si l’appareil permet de filmer en 4K à 30 i/s, cela se fait au prix de performances limitées et nous conseillons l’utilisation de la Full HD pour un usage confortable.

Cela étant, le Canon EOS RP est un appareil très compact très bien fini et très agréable à utiliser au quotidien, qui séduira sans peine les photographes désirant découvrir le plein format sans se ruiner. Le Canon EOS RP est disponible nu à partir de 1499 €. Couplé à un objectif RF 24-240 mm f/4, il vous permettra de capturer de très belles images en toute circonstance.

Mentionnons également le Sony A7 II, avant-dernière version de l’hybride plein format de référence de Sony (voir chapitre suivant). Aujourd’hui détrôné par l’excellent A7 III – lire notre test – ce boîtier demeure malgré tout pertinent grâce à son capteur full frame stabilisé sur 5 axes de 24 millions de pixels. Disponible aux alentours de 920 € nu, son tarif très contenu lui permettra d’être accompagné d’une optique de bonne facture comme le Sony 24-70mm f/4 Zeiss FE.


L’hybride haut de gamme, tueur de reflex ?

De plus en plus présents sur le devant de la scène photographique, les hybrides haut de gamme mettent en avant de sérieux arguments pour séduire le grand public et les professionnels de l’image. Qualité d’image, viseur électronique confortable, autofocus ultra-rapide, montée en sensibilité, suivi du sujet… les meilleurs hybrides rivalisent sans peine avec les reflex traditionnels et les dépassent même dans bien des cas. Signe des temps, les ventes de reflex sont en déclin sur de nombreux marchés (en Allemagne, en Asie et aux États-Unis notamment). Si tous les hybrides haut de gamme actuellement disponibles sont très bons, certains le sont plus que d’autres… Voici donc notre sélection des meilleurs hybrides semi-professionnels ou professionnels.

Le Fujifilm X-T3

Fuji X-T3

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Jusqu’au 15 janvier 2020, profitez d’un remboursement de 200€ sur l’achat du Fuji X-T3

Le Fujifilm X-T3 est l’hybride APS-C compact et ultra-performant pour lequel Fujifilm a déployé tout son savoir-faire. Il se dote d’un capteur X-Trans BSI CMOS 4 APS-C de 26,1 Mpx, associé au dernier processeur X-Processor 4. À la clé, une très bonne gestion de la sensibilité jusqu’à 6400 ISO et une excellente qualité d’image. Ses fichiers JPEG se montrent incroyablement souples pour la retouche.

On apprécie également son système autofocus, qui se montre vif et précis. L’appareil autorise des rafales à 11 i/s en obturation mécanique. Mais il s’autorise des rafales à 20 i/s en déclenchement électronique et jusqu’à 30 i/s (mais au prix d’un recadrage de 1,25x). Ainsi paré, il séduira aisément les photographes sportifs en quête d’un appareil facilement transportable, qui assure de belles rafales et accroche correctement le sujet.

En vidéo, l’appareil propose l’enregistrement 4K DCI à 60p pour une définition Ciné 4096 x 2160 px 4:2:0 à 10 bits. Il intègre également une sortie HDMI 4K/60p 4:2:2 sur 10 bits. Les formats pris en charge intègrent le H.264/MPEG-4 AVC ainsi que le H.265/HEVC à un débit de 200 Mbps.

Tropicalisé, le boîtier offre une excellente prise en main grâce à ses différentes molettes de réglages manuels, une poignée creusée, son joystick de sélection des collimateurs et son écran tactile inclinable de 3 pouces de 1 040 000 points. Au final, ce Fuji X-T3 est un excellent boîtier compact, résistant, polyvalent, équipé d’un capteur relativement grand (APS-C) pour s‘assurer une belle qualité d’image qui conviendra aussi bien aux baroudeurs, qu’aux photographes sportifs, aux vidéastes et aux professionnels en quête d’un boitier plus léger. Il est disponible nu à partir de 1359 € et en kit avec un très bon 18-55mm à partir de 1899 euros.

Mentionnons également le récent Fujifilm X-Pro 3, très attendu par les puristes et amateurs de la visée décalée et du look télémétrique. Muni d’une construction en titane et d’un écran arrière caché, cet appareil reprend le duo capteur / processeur du X-T3 et dispose d’algorithmes améliorés pour offrir une excellente qualité d’image. Il s’équipe d’un viseur hybride avec EVF OLED plus défini (3,69 millions de points) et offrant un taux de rafraîchissement plus élevé à 100 fps par rapport au X-Pro2. Disponible à partir de 1899 €, ce boîtier « de niche » saura séduire celles et ceux souhaitant revenir à une pratique « plus pure » de la photographie.

L’Olympus OM-D E-M1 Mark II

E-M1

Présenté à la Photokina 2016,  l’OM-D E-M1 Mark II fait toujours partie de notre guide d’achat. Taillé pour la vitesse, son processeur TruePic VIII lui permet d’obtenir des vitesses folles dont une rafale (en mode silencieux, donc avec obturateur électronique) à 18 i/s en AF-C et à 60 i/s en AF-S. C’est tout simplement impressionnant et bien supérieur à tous les reflex disponibles sur le marché, y compris par rapport à un cador comme le Nikon D5. Il profite aussi d’un mode ProCapture qui permet d’enregistrer avant le déclenchement, afin de ne manquer aucun moment décisif. En complément, la stabilisation 5 axes est améliorée par rapport au M1 et exemplaire lorsqu’elle est couplée avec des objectifs stabilisés. Son mode vidéo 4K à 30 p sans crop est également un atout avec une telle stabilisation.

Conçu pour résister aux éclaboussures, à la poussière et au gel, l’OM-D E-M1 Mark II est un boitier costaud et résistant que l’on peut emmener peu importe les conditions météorologiques. Nous recommandons toutefois de l’équiper de son grip additionnel pour optimiser l’autonomie, mais il conviendra parfaitement aux photographes sportifs en quête de réactivité à toute épreuve.

Bien qu’il dispose d’un capteur au format micro 4/3, moins grand que ses confrères, il est disponible nu à partir de 1499 € ou en kit 12-40mm à 1999 €. C’est encore un peu cher face au Fujifilm X-T3 à capteur APS-C et plus récent, mais le panel d’objectifs, disponible chez Olympus et Panasonic s’avère plus large.

Il nous fait également mentionner le récent OM-D E-M5 Mark III (lui aussi équipé d’un capteur micro-4/3), qui vient faire de l’ombre à l’E-M1 Mark II en reprenant un certain nombre de ses caractéristiques : le capteur photo et processeur, le système AF à détection de phase, le mode Pro Capture ou encore la stabilisation 5 axes combinée à la stabilisation optique. Il se paye le luxe d’être moins cher que l’E-M1 Mark II, étant proposé au tarif de 1199 € nu et à 1899 € en kit avec le 12-40 mm. Seule la vitesse permet encore au boîtier pro E-M1 Mark II de se démarquer.

La famille des hybrides full frame Alpha 7 de Sony : A7 III, A7R IV, A7S II et A9 II

En sortant les A7/A7R/A7S, Sony a parié gros : intégrer un capteur plein format dans un boîtier très fin et à très faible tirage mécanique (distance entre la bague d’objectif et le capteur). Le résultat donne une famille de boîtiers hybrides compacts, joliment construits en alliage de magnésium, avec un poids tournant entre 400 et 480g selon le modèle et qui sont venus chambouler les acteurs en place (voir notre guide sur les reflex full frame).

Aujourd’hui, Sony propose 3 boîtiers de la famille Alpha 7 : A7 III/A7R IV et A7S II, dont nous attendons toujours une hypothétique version III.

SonyA7lineup

La gamme Sony A7 Mark II

Dévoilé au début de l’année 2018, le Sony A7 III est la troisième itération de la série. Par ailleurs, il s’agit du modèle le plus abordable de la famille A7. Reprenant certaines caractéristiques du Sony A9, le Sony A7 III s’est rapidement imposé comme l’un des meilleurs hybrides plein format. Il mise sur un capteur plein format rétroéclairé (BSI) CMOS Exmor R de 24 Mpx, couplé au processeur Bionz X qui lui confère d’excellents résultats en termes de réactivité et une rafale qui grimpe jusqu’à 10 i/s avec obturateur mécanique et suivi AF/AE en continu. La fonction Real Time Eye AF, qui permet de détecter les yeux d’un modèle, facilite énormément la prise de vue en portrait.

Sony A7 III

Ainsi paré, l’A7 III est capable de fournir des images avec une dynamique exceptionnelle. La qualité des optiques est également à souligner, permettant ainsi d’exploiter les pleines capacités du capteur, ce qui n’est pas toujours le cas sur ce type d’appareil. Également à l’aise en vidéo grâce à la 4K UHD (3840×2160) à 30p sur l’ensemble du capteur, une stabilisation 5 axes efficace et des options poussées tels que le Focus Peaking, l’A7 III est un véritable couteau suisse, particulièrement polyvalent, puisque performant à tous les niveaux et complet.  Compact et léger, il se dote d’un écran tactile sur charnière. Malgré tout, on regrettera que l’écran tactile ne permette pas la navigation dans les menus, par ailleurs très denses. Muni d’une batterie NP-FZ100, il pêche seulement par une autonomie en léger retrait.r.

Le Sony A7 III est disponible nu à 2289€ chez Digit-Photo, Amazon ou Miss Numérique. Avec le Tamron 28-75mm f/2.8, cela fait un kit aux environs de 3000€.

Si vous avez besoin de capturer des images en très haute définition (pour l’impression en très grand format notamment), Sony a récemment dévoilé l’A7R IV. Il se dote d’un capteur rétroéclairé de 61 millions de pixels stabilisé sur 5 axes, et mise également sur un nouveau viseur électronique de 5,76 millions de points. Couplé au processeur Bionz X, il offre une sensibilité allant de 100 à 32 000 ISO, qui peut toutefois être étendue de 50 à 102 400 ISO. Par ailleurs, ce nouveau venu se dote d’un nouveau mode « Pixel Shift », qui permet de capturer des images de 240 millions de pixels. Pour ce faire, l’appareil enregistre jusqu’à 16 images en plein résolution en décalant le capteur par paliers de 0,5 ou 1 pixels. Commercialisé au tarif de 3990 €, cet hybride s’avère particulièrement maîtrisé, et présente de très nombreux atouts pour séduire les professionnels de l’image.

Sony A9II

Enfin, mentionnons le Sony A9 II, résolument destiné aux photographes professionnels. Vaisseau amiral du constructeur japonais, il est doté d’un capteur de 24 Mpx stabilisé sur 5 axes capable de shooter jusqu’à 20 images par seconde. Il mise également sur une connectivité accrue et sur une meilleure adaptation aux flux de travail de photographes professionnels de sports et d’actualité. Le tout pour un tarif inférieur au Canon 1D-X Mark II (5390 € contre 5690 €) et un rapport poids/performances imbattable.

Le Canon EOS R

Lire notre prise en main du Canon EOS R

Dévoilé en septembre 2018, le Canon EOS R est le premier hybride plein format de Canon. Il reprend certaines caractéristiques du reflex Canon 5D Mark IV – comme son capteur CMOS de 30,3 millions de pixels – mais opte pour un gabarit beaucoup plus léger et compact, offrant une prise en main très confortable. Du côté de l’autofocus, il s’appuie sur 5 655 points AF pour opérer une mise au point rapide et précise. On aime particulièrement son grand écran de 3 pouces monté sur rotule, permettant une grande flexibilité d’utilisation. Il s’avère aussi extrêmement précis, et permet de sélectionner très facilement l’endroit de l’image où la mise au point doit être effectuée. Notons aussi son viseur électronique OLED de 3,69 millions de points, à la fois précis et confortable.

Ainsi paré, l’EOS R se montre extrêmement réactif – et bénéficie par ailleurs d’un nouveau firmware (version 1.4.0) qui vient gommer certains de ses défauts de jeunesse. Ainsi, les photographes de portrait pourront tirer parti des fonctionnalités de détection et suivi de l’œil du sujet, qui se montrent très efficaces, de jour comme de nuit. On regrettera seulement une rafale un peu basse (8 images par seconde en AF simple et 5 en mode AF Servo). En vidéo, l’appareil est capable de filmer en 4K à 30 i/s, mais au prix d’un important recadrage de l’image (1,7x). S’il bénéficie d’une compatibilité complète avec l’ensemble du parc optique Canon EF, l’EOS R inaugure la nouvelle monture RF – dont le nombre d’optiques dédiées est en hausse. Ces dernières s’avèrent très qualitatives… mais leur tarif atteint parfois des sommets. À noter qu’il utilise les mêmes batteries que les EOS 6D et 5D Mark III/Mark IV, qui lui procureront une autonomie correcte d’environ 350 clichés.

Au final, le Canon EOS R est un hybride très complet et très équilibré, qui s’avère très agréable à utiliser au quotidien. Il devrait séduire sans peine les canonistes désireux de réutiliser sans souci tout leur parc optique et se montre très performant en toute circonstance. Il est disponible pour 2299 € nu, et peut être acquis au tarif de 3299 € avec l’excellent objectif RF 24-105 mm f/4 L IS USM.

Le Nikon Z 6

Le Nikon Z 6 est le premier hybride plein format de Nikon. À la fois léger et résistant, il offre une excellente ergonomie et une prise en main sécurisante. Si le Nikon Z 6 n’est pas l’hybride le plus compact du marché, il offre une expérience utilisateur très agréable, notamment grâce à sa poignée prononcée. Il permettra donc une transition fluide pour les propriétaires d’un reflex Nikon – qui pourront profiter d’une compatibilité totale avec leurs optiques à monture F grâce à la bague d’adaptation FTZ.

Pour des performances de pointe, le Z 6 se dote d’un capteur full frame CMOS rétroéclairé (BSI) de de 24,5 Mpx, couplé à un processus Expeed 6. Son autofocus hybride (détection de phase et de contraste) se base sur 273 points couvrant 90% de l’image ; par ailleurs, il offre une plage ISO native allant de 100 à 51200 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO).  On apprécie également sa rafale à 9 images par seconde avec suivi du sujet, qui ira de pair avec la fonctionnalité de mise au point automatique sur les yeux – un point qui ravira les portraitistes. L’appareil dispose d’un grand écran tactile et inclinable de 3,2 pouces ainsi que d’un joystick permettant de déplacer rapidement le collimateur AF actif. De son côté, le viseur électronique OLED de 3,69 millions de points est agréable à utiliser grâce à un système optique précis. Mentionnons aussi la stabilisation du capteur sur 5 axes qui fonctionne également avec les anciennes optiques à monture F (via l’adaptateur FTZ).

L’appareil filme en 4K UHD à 30 fps et en Full HD 1080 à 60/120 fps. Avec le ralenti 120 fps, le cadrage est cependant réduit au format APS-C. On apprécie particulièrement de pouvoir compter sur la double-stabilisation du capteur (électronique et mécanique) pour générer des vidéos de très bonne facture. L’autonomie annoncé de 330 vues par Nikon est largement dépassée, avec entre 400 et 450 déclenchements avec une seule batterie sur le terrain.

Disponible à 2049 € nu (avec une bague d’adaptation FTZ), le Nikon Z 6 s’accordera à merveille avec l’optique Nikkor Z 24-70 mm f/4 S. Le tandem pourra être acquis à 2699 €. Cela étant, les photographes les plus exigeants pourront se diriger vers Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, récemment dévoilé.

Enfin, mentionnons aussi le Nikon Z 7, version « boostée » du Z 6 proposant un capteur plus défini (45,7 Mpx), un autofocus revisité (basé sur 493 points)… mais au prix d’une plage ISO plus restreinte (64-25 600 ISO tout de même). Vendue 3199 € nu (avec une bague d’adaptation FTZ), cette version sera à réserver aux photographes ayant besoin à tout prix de capturer des images en très haute définition.


Quelles optiques pour un hybride ?

Notre guide des optiques indispensables se focalise sur les reflex, un marché mature et très complet (et parfois complexe) concernant les objectifs.

Pour les hybrides, la cible des premiers boîtiers plus grand public pourrait préférer n’avoir qu’une seule optique, mais il ne faut pas oublier que le choix de l’objectif est un critère crucial selon vos usages, d’autant plus si vous voulez tirer parti de votre capteur. C’est pour cette raison que nous avons ajouté une section dédiée aux optiques à ce guide.

Sur les appareils les plus compacts, il est particulièrement intéressant de choisir une optique de type pancake, compacte et lumineuse, qui vous permettra d’avoir un boîtier équilibré et discret.

Pour les modèles haut de gamme dotés de capteurs exigeants, il est préférable de choisir des optiques à la hauteur pour exploiter pleinement l’appareil. Ainsi certaines optiques de kit sont accessibles et tout à fait polyvalente, mais limiteront votre appareil.

N’oubliez pas également que les focales fixes sont un très bon choix. Malgré le fait qu’elles soient plus chères en monture pour appareils hybrides, elles permettent d’obtenir des images de très bonne qualité, et notamment une ouverture plus importante. Il manque encore cependant un peu de miniaturisation pour obtenir un objectif plus petit (proportionnellement au boîtier), mais on se heurte malheureusement aux limites de l’optique.

Les optiques Sony

Chez Sony, les appareils hybrides utilisent les optiques à monture E (APS-C uniquement) et à monture FE (APS-C et Full Frame, compatibles avec les Sony Alpha 7).

En monture E, pour la gamme Sony A5000 et A6000, nous vous recommandons quelques optiques intéressantes.

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

De gauche à droite, les objectifs Sony E : 16mm f/2.8, 50mm f/1.8 et 16-70mm f/4

En focale fixe, Les objectifs pancake 16mm et 20mm f/2.8, ultra compacts, seront parfaits pour la photo de rue, car peu encombrant et plutôt grand angle. Si vous souhaitez un objectif lumineux, les 35mm et 50mm f/1.8 (voir notre article sur quelle focale fixe choisir entre 35mm et 50mm) seront les objectifs à choisir.

Enfin, pour un zoom transstandard, le 16-70mm f/4 OSS est une référence, mais coûte tout de même 800 euros. Les photographes les plus exigeants (et les plus fortunés) pourront se diriger vers l’excellent 16-55 mm f/2,8 G, proposé pour la modique somme de 1300 €.

Si vous ne voulez qu’une seule optique à grande amplitude, le zoom de voyage Sony 18-200mm f/3.5-5.6 est stabilisé et disponible à partir de 799 euros. Enfin, mentionnons l’excellent zoom stabilisé 70-350 mm f/4,5-6,3 G OSS, qui vous permettra de capturer sans efforts les sujets les plus lointains. Il est actuellement disponible au tarif de 899 €.

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA et le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA

Du côté des optiques FE, le choix s’est largement étendue depuis la sortie de l’A9 et l’A7R III. Nous recommandons toujours les deux excellentes focales fixes : le Sonnar T FE 55 mm f/1,8 ZA et le Sonnar T FE 35 mm f/2.8 ZA. Les deux focales fixes proposent une qualité d’image supérieure pour deux usages un peu différents :

  • le 35mm, ouvrant à f/2,8, est une perle en photo urbaine. Très compact, il permet d’avoir un appareil facile à transporter et à glisser dans un petit sac. La qualité d’image est un gros cran au-dessus du zoom du kit, sans égaler pour autant le 55mm.
  • le 55mm, ouvrant lui à f/1,8, paraît de prime abord bien cher et un peu volumineux. Pourtant il se montre incroyable ! En couple avec l’A7, on obtient des images d’une grande précision, avec un piqué hors norme. La douceur des images obtenues, notamment en portrait, nous a beaucoup plus. Les amateurs de bokeh ont là un outil idéal.

La version FE 50mm f/1.8, plus abordable, permet de s’équiper d’une focale fixe lumineuse sans trop dépenser. Elle est proposée à 221€, soit plus de 3 fois moins chère que le 55mm de Zeiss.

Sony FE 24-70 mm F2.8 GM

En zoom il y’a également plus de choix. Sony renouvelle sa gamme avec des objectifs plus lumineux, comme l’incontournable FE 24-70 mm F2.8 GM ou encore le FE 16-35mm F2.8 GM. D’autres zooms standard comme le FE 24–105 mm F4 G OSS permettent de couvrir une plage focale plus large et surtout à un tarif plus accessible, comptez 1349€.

Si vous êtes à la recherche d’un télézoom, Sony a lancé la version 2 de son téléobjectif 70-200 mm FE à ouverture f/2,8 et propose même un téléobjectif FE 400mm f/2.8 G Masterfocale fétiche des photographes de sport, de news et d’animalier. Plus économique, le 70-200mm f/4 G OSS est également à envisager pour une solution plus compacte, plus légère et moins coûteuse.

Test du Sony FE 70-200 mm f/4 G OSS, le téléobjectif pro accessible pour hybrides Sony

Sony a également sorti des optiques à focales fixes f/1.4 pour sa gamme G Master qui comprend aujourd’hui 10 objectifs dont les FE 85 mm F1.4 GM et FE 100mm F2.8 STF GM OSS adaptés pour le portrait ou encore le FE 24mm F1.4 GM pour le reportage et le paysage. Des optiques exceptionnelles, mais le ticket d’entrée est encore très élevé : par exemple, plus de 1900€ pour un 85mm f/1.4.

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Objectifs Zeiss Batis pour monture FE Sony

Zeiss propose également trois focales fixes « de luxe » avec sa gamme Batis : 18mm f/2.8, 25mm f/2 et 85mm f/1.8. Ces objectifs disposent d’une construction étanche et robuste en métal, d’une excellente résolution et d’un écran OLED permettant de connaître la distance de mise au point et la profondeur de champ de manière précise. Nous ne les avons pas encore testé mais leur prix les réserve aux photographes portraitistes ou d’architectures qui recherchent le meilleur.

A la recherche d’un objectif unique couvrant une longue plage focale ? Le Sony FE 24-240mm f/3.5-6.3 SEL OSS est l’objectif du voyageur. D’une bonne construction, équipé d’une stabilisation optique, cet objectif de 780g permet de pallier toutes les situations. Son tarif, inférieur à 1000€, est dans la moyenne pour ce genre de prestation.

Tamron 28-75 mm f/2,8 Di III RXD FE

Mais si nous ne devions recommander qu’un téléobjectif pour monture Sony FE, ce serait chez Tamron qu’il faudrait aller voir, avec le 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE qui se positionne comme un zoom standard et lumineux, à un prix agressif sous les 800 €.

Bien entendu, vous pouvez également utiliser d’autres optiques moyennant une bague d’adaptation LA-EA.

Les optiques Canon RF

Depuis le lancement de l’EOS R, Canon a dévoilé une gamme complète d’optiques à monture RF. Ainsi, mentionnons les trois objectifs du « trio de base », les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-35 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM. D’excellente facture, elles permettront d’obtenir de superbes clichés en toute circonstance.

Les Canon RF 24-70 mm f/2,8 L IS USM, RF 15-25 mm f/2,8 L IS USM et RF 70-200 f/2,8 L US USM

Les photographes en recherche de polyvalence seront heureux de trouver le Canon RF 24-105 mm f/4 L IS USM, qui bénéficie d’une excellente qualité optique.

Enfin, Canon propose plusieurs optiques « élitistes » comme le RF 28-70 f/2 L IS USM ultra-lumineux, ou encore le RF 85 mm f/1,2 DS, doté d’une fonction « Defocus Smoothing » pour une transition plus douce et plus progressive entre le sujet et l’arrière-plan, gage d’un bokeh de qualité.

Les objectifs Nikon à monture Z

Allant de pair avec les récents hybrides Nikon Z 6 et Z 7, les optiques de la monture Z misent sur un diamètre plus large et un tirage plus court pour une meilleure qualité d’image (la lentille arrière étant placée plus près du capteur).

Voici la dernière roadmap sur les objectifs en monture Z existants et à venir :

Nikon : nouvelle roadmap pour les optiques NIKKOR Z, poignée MB-N10 pour Z 6 / Z 7 et 8999€ pour le NIKKOR Z 58mm f/0.95 S Noct

Mentionnons notamment le Nikkor Z 24-70mm f/4 S, zoom transstandard proposé en kit avec les Z 6 et Z 7 et disposant d’un excellent compromis taille/poids/qualité/prix pour la monture Z. Les photographes professionnels s’orienteront peut-être vers le Nikkor Z 24-70mm f/2,8 S, l’optique de référence à ouverture f/2.8 qui est particulièrement bien construite chez Nikon – lire notre prise en main – et délivre des photos de très belle facture. Son tarif de 2199 € pourrait toutefois en faire hésiter plus d’un.

Le Nikkor Z 85 mm f/0,95 S Noct accompagné des Nikkor Z 24-70 f/4 S, 35 mm f/1,8 S et 50 mm f/1,8 S

Pour les amateurs de paysage et d’architecture, le Nikkor Z 14-30mm f/4 S est un zoom ultra-grand angle très séduisant, au tarif de 1312€.

Du côté des focales fixes, on mentionnera les 4 optiques à ouverture f/1.8 : Nikkor Z 24 mm f/1.8 S, 35 mm f/1.8 S, 50 mm f/1.8 S et 85mm f/1.8 S qui, bien que n’ouvrant qu’à f/1.8 sur le papier, proposent une qualité d’image supérieure à leur version en monture F.

Si le catalogue d’optiques à monture Z reste encore un peu réduit, on se consolera avec l’abondante collection d’optiques à monture F, qu’il est possible de monter grâce à la bague d’adaptation FTZ tout en conservant l’autofocus et surtout la stabilisation capteur des hybrides Nikon Z 6 et Z 7, vendue en kit ou au tarif de 249€.

Avec la sortie du Nikon Z 50, un boîtier hybride APS-C en monture Z, Nikon a également dévoilé deux nouvelles optiques compactes : les 16-50mm f/3.5-6.3 VR et 50-250mm f/4.5-6.3 VR.

Les optiques Fujifilm

Chez Fujifilm, la gamme principale d’optiques est la gamme X qui équipe l’ensemble des boîtiers au format APS-C. Il existe également la gamme GFX – les GFX 50s, GFX50r et GFX100 – qui correspond aux appareils moyen format hybrides.

Vous avez le choix entre les objectifs haut de gamme XF (la mention R signifie qu’ils possèdent également une bague de diaphragme pour régler l’ouverture et la mention WR signifie qu’ils sont tropicalisés) et les objectifs XC d’entrée de gamme, plus compacts et destinés aux amateurs, principalement sur un boîtier comme le X-M1.

ZoomsFuji

De gauche à droite : Zoom de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS, 10-24mm f/4 R OIS et 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR

Par chance, l’objectif de kit XF 18-55mm f/2.8-4 R LM OIS est un très bon zoom trans-standard silencieux, performant et stabilisé. Seul, il est disponible à partir de 649 euros.

Le 10-24mm f/4 R OIS (lire notre test) est un zoom grand angle imposant, mais léger et très performant malgré une distorsion à 10mm. Pour un zoom polyvalent, vous pouvez regarder le 18-135mm f/3.5-5.6 R LM OIS WR qui est tropicalisé.

Fuji-Fixes

De gauche à droite, le XF 23mm f/1.4 R, le 35mm f/1.4 XF R et le 56mm f/1.2 XF R

Enfin, nous vous conseillons trois focales fixes de qualité : le XF 23mm f/1.4 R (qui constitue pour beaucoup d’utilisateurs Fuji la focale de base), le 35mm f/1.4 XF R et le magnifique objectif à portrait 56mm f/1.2 XF R.

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Fuji XF 23mm et 35mm dans la série f/2 R WR

Si vous pouvez vous contenter d’une ouverture maximale de f/2, la gamme de focales fixes f/2 WR de Fujifilm est excellente sur tous les points : silencieuse, tropicalisée et compacte. On retrouve le 23mm f/2 R WR (lire notre test), le 35mm f/2 R WRle 50mm f/2 R WR, le 90mm f/2 R LM WR et le 200mm f/2 R LM OIS WR.

Les optiques micro 4/3 Olympus et Panasonic

Olympus et Panasonic se partagent la monture micro-4/3. Les objectifs d’une marque seront donc compatibles avec les boîtiers de l’autre, et vice-versa. Une chose importante à noter, ce que pour le micro-4/3, le coefficient multiplicateur par rapport au 24×36 est de 2x. Un 25mm micro-4/3 équivaut donc à un 50mm en 24×36.

Avec l »arrivée de la nouvelle monture L pour le format 24 x 36 mm chez Panasonic, nous nous interrogeons sur l’avenir du format Micro 4/3, mais il est encore trop tôt pour le voir disparaître soudainement.

Chacune des marques possède un objectif pancake compact et lumineux. Chez Olympus, il s’agit du 17mm f/2.8 pancake, désormais difficilement trouvable ou vendu d’occasion. Chez Panasonic, c’est le Lumix 14mm II f/2.5 Asph qui est disponible à partir de 259 euros.

f2.8-Olympus

Les zooms ED 40-150mm f/28 EZ Pro et ED 12-40mm f/2.8 Pro

Olympus dispose de 2 zooms de qualité professionnelle et très lumineux : le 40-150mm f/2.8 ED Pro qui assure un équivalent 80-300mm en 24×36 avec une très bonne qualité d’image, et le 12-40mm f/2.8 ED Pro qui dispose d’une construction tout métal, d’une mise au point rapide et silencieuse ainsi que de très bonnes qualités optiques. Ces deux objectifs sont cependant onéreux, et si vous recherchez un zoom d’entrée de gamme, le ED 14-150mm f/4-5.6, en dépit d’être lumineux, est bien moins cher (à partir de 555 euros).

Chez Panasonic, la gamme d’objectifs micro-4/3 est très étendue, avec de très bonnes focales fixes haut de gamme conçues par Leica, comme l’impressionnant Nocticron 42,5mm f/1.2.

Panasonic

De gauche à droite : Leica DG Summilux 25mm f/1.4, Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS et 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS

A la recherche d’une focale fixe équivalent 50mm, nous vous recommandons le Leica DG Summilux 25mm f/1.4 disponible à partir de 599 euros.

Si vous n’avez pas besoin d’une optique aussi lumineuse, le Lumix G 25 mm f/1,7 ASPH est la focale fixe à posséder ! Equivalent du 50mm en 24×36, cet objectif est lumineux, léger (il ne pèse que 50g) et surtout pas cher, car on le trouve à partir de 167 €. C’est simple, c’est le 25mm le moins cher pour la monture Micro 4/3. 

Pour un zoom transstandard, le Lumix X 12-35mm f/2.8 Power OIS (stabilisation optique) permettra d’obtenir un équivalent 24-70mm lumineux. Pour le photographe baroudeur, le 14-140mm f/3.5-5.6 Asph Power OIS permettra d’être paré pour toutes les situations.

Les optiques Sigma, Samyang, Laowa, Tamron

Sigma, Samyang, Laowa et Tamron sont également de bonnes alternatives, souvent plus abordables. Aujourd’hui, la plupart des optiques conçues par ces fabricants, s’adressent à la monture Sony E et FE, Micro 4/3, Fujifilm X ou à la monture EF-M de Canon, même si en réalité la majorité des optiques est dédiée aux hybrides Sony. L’arrivée des hybrides plein format chez Canon, Nikon et Panasonic laisse à penser que le développement devrait s’étendre à ces montures dans un futur plus ou moins proche. Panasonic est déjà plus ou moins assuré de cela, via la L-Mount Alliance qui la lie à Leica et à Sigma.

Objectifs Sigma en monture Sony E

Sigma a adapté de nombreux objectifs à focales fixes et zooms de son excellente gamme ART en monture Sony E et FE, très réputée dans le milieu du reflex. Le tarif reste particulièrement élevé, mais s’adresse avant tout au milieu professionnel en quête d’un boitier plus léger, qui ne souhaite pas pour autant délaisser la qualité optique. Vous pouvez lire notre test de l’ultra grand-angle Sigma 14 mm f/1.8 DG HSM Art en monture Sony E. Mentionnons également le récent Sigma 24-70 mm f/2,8 DG DN, dont le tarif très contenu devrait séduire sans peine.

Chez Tamron, nous avons beaucoup apprécié le 28-75 mm f/2,8 Di III RXD en monture FE qui se positionne comme un zoom standard et lumineux à un prix agressif.

Laowa 9mm f/2.8 Zero-D en monture Fuji X

Laowa propose également plusieurs objectifs compatibles avec les hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X ou encore Canon EF-M. Attention toutefois, car la compatibilité dépend de l’objectif. L’ultra grand-angle Laowa 9mm f/2.8 Zero-D que nous avons testé est compatible uniquement avec les hybrides APS-C en monture Sony E, Fujifilm X et Canon EF-M par exemple.

Samyang compte actuellement 13 optiques compatibles avec les appareils photo hybrides en monture Sony E, FE, Fujifilm X, et Micro 4/3 selon l’objectif. Nous avions testé le Pancake AF 24mm f/2.8 FE dont nous apprécions la compacité et la légèreté de cette focale fixe vendue 299€, une alternative solide et bon marché aux autres objectifs 24 mm pour monture Sony FE.


Notre guide d’achat sur les hybrides se termine. Pour rappel, ces guides ne se veulent pas exhaustifs et certains bons appareils ou objectifs risquent de ne pas y figurer. C’est à la fois un choix éditorial mais aussi l’impossibilité de tous les connaître.

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