Dévoilé le 24 septembre 2026, le Nikon Z5 II C est la déclinaison plus accessible du Z5 II, l’hybride plein format d’entrée de gamme de la marque. À l’instar du Z30 en APS-C, il ne dispose pas de viseur pour s’adresser à une cible plus jeune, plus habituée à cadrer avec un écran. Il se distingue aussi par une déclinaison noir et argent inédite (hors gamme Zf).
Le boîtier conserve l’essentiel des fonctionnalités du Z5 II. On retrouve ainsi un capteur stabilisé de 24,5 Mpx, capable d’atteindre les 30 i/s en rafale, tandis que l’autofocus gagne même un mode de reconnaissance et de suivi… des poissons. Une première sur le marché. Il ne néglige pas la vidéo non plus : il filme en 4K jusqu’à 60 fps (avec recadrage) et en 4K 30 fps sans recadrage, et peut, comme le Z5 II, enregistrer en N-RAW sur une simple carte SD UHS-II. Une performance assez rare pour être soulignée.
Sur le terrain, le mix imaginé par Nikon est-il pertinent ? Le Nikon Z5 II C est-il la réponse idéale au Sony A7C II ou au Lumix S9 ? Voici notre test complet du Nikon Z5 II C.

Sommaire
- Présentation du Nikon Z5 II C
- Prise en main
- Performances et qualité d’image du Nikon Z5 II C
- Autofocus : le même module, un poisson en plus
- Rafale et buffer
- Stabilisation
- Vidéo : le N-RAW dans un format qui lui convient mieux
- Autonomie
- Connectique et stockage
- Nikon Z5 II C : le Z5 II moins le viseur, pour un écart qui se discute
Présentation du Nikon Z5 II C
Plutôt discret sur le marché des boîtiers en 2026, Nikon entend se rappeler à notre bon souvenir en cette rentrée. En attendant un probable Z70, hybride APS-C haut de gamme dont Apple a vendu la mèche cet été, la marque présente une nouvelle variante du Z5 II. Lancé au printemps 2025, ce boîtier avait redéfini nos attentes en matière d’hybrides « d’entrée de gamme ».
Avec ce Z5 II C, Nikon propose une version sans viseur, au look plus rétro. Le pari est assez ambitieux, car le boîtier s’aventure sur un marché où évoluent déjà des rivaux sérieux, comme le Panasonic Lumix S9 ou les Sony A7C et A7C II.

Pourquoi Nikon n’a-t-il pas doté ce boîtier d’un viseur électronique ?
Nikon destine le Z5 II C à une cible plus jeune, plus habituée à viser avec l’écran de son smartphone (et qui pourrait être rebutée par un viseur). Le constructeur présente également cette absence de viseur comme un atout pour le transport : glissé dans un sac qui n’est pas dédié à la photo, le boîtier « accroche » moins lorsqu’on le sort.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le « C » de Z5 II C ne désigne pas « Compact », mais « Casual », pour signaler un boîtier pensé pour un usage « décontracté », au quotidien.
Avec sa version argentée au petit look simili-vintage, Nikon surfe aussi sur la vague des appareils au style argentique, même si l’on aurait aimé qu’il aille plus loin en proposant, comme Sony, un viseur décentré façon télémétrique. Heureusement, le constructeur a conservé ce qu’il appelle le cameraness, c’est-à-dire l’ergonomie travaillée de ses reflex et hybrides, avec une poignée bien creusée qui offre une bonne préhension.
Par rapport au Z5 II, Nikon se contente ainsi de retirer le viseur et le joystick, et conserve pour l’essentiel l’ergonomie et les caractéristiques de son aîné. Avec son format sans viseur, le Z5 II C évoque d’ailleurs la Nikon ZR, à laquelle on aurait ajouté un grip pour satisfaire les photographes.
Les principales caractéristiques du Nikon Z5 II C sont les suivantes
- un capteur stabilisé de 24,5 Mpx, repris du Nikon Z5 II, couplé au processeur Expeed 7 ;
- une rafale à 30 i/s (en obturation électronique et en JPEG) ;
- l’autofocus hérité du Z6 III ;
- la vidéo 4K 30 fps sans recadrage (4K 60 fps avec recadrage DX), Full HD jusqu’à 120 fps et enregistrement N-RAW en interne sur carte SD ;
- un emplacement SD unique, compatible UHS-II, placé sur le côté.

Voici la liste des caractéristiques techniques comparées du Nikon Z5 II C et du Z5 II :
| Caractéristique | Nikon Z5 II C | Nikon Z5 II |
|---|---|---|
| capteur | 24×36 CMOS BSI 24,5 Mpx | 24×36 CMOS BSI 24,5 Mpx |
| filtre passe-bas | non | non |
| processeur | Expeed 7 | Expeed 7 |
| monture | Nikon Z | Nikon Z |
| viseur électronique | Non | Quad OLED, 3,69 millions de points, grossissement 0,8x, dégagement oculaire 21 mm |
| écran LCD | tactile, orientable, 3,2 pouces, 1,04 million de points | tactile, orientable, 3,2 pouces, 2,1 millions de points |
| autofocus | AF hybride à détection de phase / de contraste | AF hybride à détection de phase / de contraste |
| nombre de points AF | 273 | 273 |
| couverture AF | 88 % en vertical et 96 % en horizontal | 88 % en vertical et 96 % en horizontal |
| détection et suivi automatique | humains (corps, tête, œil), animaux (chiens, chats, oiseaux), véhicules (voitures, motos, trains, avions), poissons | humains (corps, tête, œil), animaux (chiens, chats, oiseaux), véhicules (voitures, motos, trains, avions) |
| plage AF | de -10 à 19 IL | de -10 à 19 IL |
| sensibilité | 100 à 64 000 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO) | 100 à 64 000 ISO (extensible de 50 à 204 800 ISO) |
| rafale | 14 i/s avec suivi AE/AF en obturateur mécanique et électronique (RAW 12 bits, 11 i/s en RAW 14 bits), jusqu’à 30 i/s en JPEG et obturation électronique | 14 i/s avec suivi AE/AF en obturateur mécanique et électronique (RAW 12 bits, 11 i/s en RAW 14 bits), jusqu’à 30 i/s en JPEG et obturation électronique |
| obturation | 30s – 1/8000s (jusqu’à 900 s en mode M) | 30s – 1/8000s (jusqu’à 900 s en mode M) |
| stabilisation | oui, VR 5 axes jusqu’à 7,5 stops | oui, VR 5 axes jusqu’à 7,5 stops |
| vidéo | 4K UHD 30 fps format FX et 4K UHD 60 fps au format DX, 4:2:2 10 bits. Full HD jusqu’à 120 fps. | 4K UHD 30 fps format FX et 4K UHD 60 fps au format DX, 4:2:2 10 bits. Full HD jusqu’à 120 fps. |
| profils colorimétriques vidéo | N-RAW, N-Log, HLG, SDR | N-RAW, N-Log, HLG, SDR |
| stockage | 1x slot SD UHS-II | 2x slots SD UHS-II |
| connectivité sans fil | Wi-Fi 2,4 et 5 Ghz, Bluetooth 5.0 Low Energy | Wi-Fi 2,4 et 5 Ghz, Bluetooth 5.0 Low Energy |
| batterie | EN-EL15c | EN-EL15c |
| rechargement par port USB | recharge et alimentation directe USB-C | recharge et alimentation directe USB-C |
| tropicalisation | résistant à l’eau et à la poussière | résistant à l’eau et à la poussière |
| dimensions | 134 x 80,5 x 72 mm | 134 x 100,5 x 72 mm |
| poids | 620 g (avec batterie et carte mémoire) | 700 g (avec batterie et carte mémoire), 630 g boîtier seul |
| prix au lancement (nu) | 1549 € | 1899 € |
Prise en main
Avouons-le, lors de la première prise en main, ce Nikon Z5 II C n’est pas le plus compact des boîtiers plein format, surtout comparé au Sony A7C II, et encore moins au Panasonic Lumix S9 ou au Sigma BF.
Avec 13,4 cm de large pour 9,8 cm de haut, son gabarit reste assez imposant : le Z5 II C n’est clairement pas un appareil qui se glisse facilement dans une poche. On a surtout la sensation de tenir un Z5 II délesté de son viseur, ce qui est finalement le postulat de départ de ce boîtier. Hormis 2 cm rabotés en hauteur et 80 g de moins sur la balance, les deux appareils sont quasiment identiques.

Avec ce gabarit si proche de celui du Z5 II, nous nous sommes surpris à plusieurs reprises à chercher le viseur, avant de nous rappeler… qu’il n’y en a pas. Plus étonnant encore, le capot supérieur du Z5 II C se révèle en fait… plus haut que celui du Z5 II !

Avec une petite focale fixe comme le Nikkor Z 26 mm f/2,8 (ou son pendant Viltrox), le Z 28 mm f/2,8 et le Z 40 mm f/2, le duo s’avère suffisamment compact et bien pensé pour la photo de rue. Mais dès qu’on lui greffe une optique un peu plus conséquente, ne serait-ce qu’un petit zoom, cette impression de compacité s’évapore. Le boîtier est vraiment pensé pour être utilisé avec des focales fixes discrètes, ou bien avec son zoom de kit Nikkor Z 24-50 mm f/4-6,3.

À bien observer le Z5 II C, on comprend aussi que la largeur de la monture Z empêchait Nikon de proposer un boîtier plus petit, sauf à sacrifier la poignée et revoir profondément l’ergonomie. Or cet appareil existe déjà, sous le nom de ZR, avec un usage tout autre.
Côté ergonomie et commandes manuelles, on retrouve facilement ses marques. À l’exception du joystick, qui a malheureusement disparu (voir plus bas), la poignée bien creusée et la disposition des touches sont directement reprises du Z5 II.

Sur l’épaule droite, on trouve la roue PSAM (agrémentée d’un mode « Scène » habituellement réservé aux hybrides APS-C, et pensé pour rassurer les néophytes), une molette de réglage ainsi qu’un bouton d’accès rapide aux profils d’image Picture Control. Autre différence avec le Z5 II, un petit voyant d’enregistrement (tally lamp) a été installé sur l’épaule gauche.

Nikon justifie le retrait du joystick par un souci de simplicité. L’idée est d’inciter les nouveaux venus à passer intégralement par l’écran tactile de 3,2 pouces, comme sur un smartphone.
L’écran est monté sur rotule et orientable, un point différenciant par rapport au smartphone, qui permet de contrôler son cadrage, par exemple en plongée ou contre-plongée, là où d’ailleurs un viseur est parfaitement inutile.

L’argument s’entend, mais il aurait été plus pertinent si le Z5 II C avait hérité du « grand » écran de 4 pouces du Nikon ZR. Cela aurait sans doute entraîné un surcoût et imposé trop de modifications aux commandes comme à l’interface. Pire, l’écran perd en définition par rapport au Z5 II, avec environ 1 million de points seulement (environ 720 x 480 px), contre 2,1 millions (environ 1 024 x 680 px).

Si le cadrage se fait intuitivement avec une petite focale fixe, il en va tout autrement avec un gros zoom. Comme indiqué plus haut, la poignée bien creusée incite à monter des optiques volumineuses, comme le Nikkor Z 28-400 mm f/4-8 VR. Faute de viseur, et avec un écran peu lisible, il faudra alors de la chance pour cadrer correctement un sujet mobile, surtout à contre-jour.

Les finitions sont globalement très correctes. On apprécie particulièrement le revêtement du capot supérieur, notamment sur la version argentée. Néanmoins le cache de la griffe porte-accessoires fait très cheap… et n’est pas de la même teinte que le capot ! Le châssis en magnésium est solide, et Nikon précise que ce Z5 II C offre une résistance aux intempéries comparable à celle du Z6 III.

Autre regret : comme le Z5 II, il fait l’impasse sur la protection du capteur à l’extinction. Chez Nikon, cette fonction reste réservée aux Z8 et Z9.
Performances et qualité d’image du Nikon Z5 II C
En matière de qualité d’image, ce Z5 II C nous emmène en terrain connu. Il embarque le capteur CMOS rétroéclairé de 24,5 Mpx et le processeur Expeed 7 : un tandem déjà croisé sur les Z5 II et Zf. Ce capteur équipait aussi le Z6 II, associé à l’ancien Expeed 6. À capteur, processeur et algorithmes identiques, il faudrait beaucoup d’imagination pour distinguer, à réglages égaux, les fichiers du Z5 II C de ceux du Z5 II ou du Zf.

Pour ce test, nous avons utilisé le Nikon Z5 II C avec de multiples objectifs : Nikkor Z 50 mm f/1,8 S, Viltrox AF 26 mm f/2,8 EVO, Nikkor Z 35 mm f/1,4, Nikkor Z 28-400 mm f/4-8 VR, Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, mais aussi… Sony FE 28 mm f/2 et Sigma 85 mm f/1,4 DG DN Art (en monture E), grâce à la bague Megadap ETZ21 Pro+.
N’hésitez pas à cliquer sur chaque image pour l’afficher en plus grand.


Un capteur que l’on ne présente plus
La définition de 24,5 Mpx accompagne les hybrides Nikon depuis le premier Z6. Elle n’impressionne plus grand monde sur une fiche technique, mais continue de livrer des fichiers d’une constance exemplaire. Les images sortent en 6 048 x 4 032 px, pour des JPEG de 10 à 14 Mo et des RAW en compression sans perte qui oscillent entre 25 et 35 Mo.

Cette définition reste un compromis assumé. Elle limite les recadrages marqués, mais allège les cartes, les disques et les temps de traitement. Soit un argument notable pour un boîtier qui vise des photographes venus du smartphone, rarement enclins à gérer des bibliothèques obèses.


Le rendu colorimétrique, lui, n’a pas bougé d’un iota, avec des teintes franches mais crédibles. Dans la grande majorité des cas, le JPEG sorti du boîtier se passe de toute retouche.

Nikon remet en lumière ses Picture Control, avec une trentaine de profils – dont neuf entièrement paramétrables. La marque insiste aussi sur l’accès direct aux recettes du Nikon Imaging Cloud, désormais riche de plus de 140 entrées.

Par rapport au Z5 II, le Z5 II C intègre en plus les effets de grain jusqu’ici réservés au Zf, avec trois tailles (petite, moyenne et grande) et six niveaux d’intensité. Ils sont à manier avec discernement, car le grain s’applique aussi aux fichiers RAW et ne peut pas être retiré au développement.



Précisons qu’en mode Scène, pensé pour les néophytes, les Picture Control restent consultables mais ne sont pas modifiables. Il faudra alors s’en remettre aux réglages propres à chaque scène (sport, bougie, floraison, gros plan, etc.).

Le boîtier propose aussi le mode haute résolution de 96 Mpx par décalage du capteur, déjà présent sur le Z5 II et le Zf. Il impose l’usage d’un trépied, et l’assemblage des vues se fait a posteriori sur ordinateur, via le logiciel maison NX Studio. Lors de nos essais, la fusion a toutefois systématiquement échoué. Il faudra sans doute attendre une mise à jour après le lancement officiel du Z5 II C.


Montée en ISO
La plage native s’étend de 100 à 64 000 ISO, extensible de 50 à 204 800 ISO. Nos constats sur le Z5 II se transposent ici sans réserve. Jusqu’à 1 600 ISO, rien à signaler. Le bruit apparaît vraiment à partir de 3 200 ISO, sans entamer sérieusement le niveau de détail, et 6 400 ISO demeure une valeur de travail parfaitement exploitable.



Au-delà, la dégradation est assez progressive. À 12 800 ISO, l’image reste propre, et 25 600 ISO s’exploite moyennant une passe de débruitage raisonnable.



Le décrochage survient à 51 200 ISO, où un bruit de chrominance vient s’ajouter au grain et ne cesse ensuite de s’amplifier. Quant aux valeurs étendues, elles conservent leur statut habituel de « roue de secours », à réserver aux rares cas où l’on souhaite capturer un sujet très rapide en très basse lumière



Nikon destinant explicitement ce boîtier aux utilisateurs de smartphone, c’est face à eux que l’écart se voit le mieux. Là où un téléphone compense en empilant des vues et en reconstruisant ce qu’il n’a pas capté, le Z5 II C permet de recueillir davantage de lumière et de détails, avec un modelé de l’image propre au plein format.



Le résultat impressionne moins sur un écran de 6 pouces, mais il supportera bien mieux l’agrandissement, le recadrage et la retouche que la photo issue d’un smartphone.

Dynamique
À capteur et processeur identiques, dynamique identique. Dans les basses lumières, on récupère confortablement jusqu’à -4 IL avant que le bruit ne devienne gênant, et il faut atteindre -5 IL pour que la situation se dégrade réellement.


Les hautes lumières restent, comme toujours, la zone la plus complexe. Au-delà de +1,3 IL, ou +1,6 IL en se montrant conciliant, les dérives colorimétriques s’installent. Rien de nouveau, donc, mais rien d’inquiétant non plus, ces valeurs le situant dans la bonne moyenne des hybrides plein format de 24 Mpx.


Autofocus : le même module, un poisson en plus
Le système AF est repris tel quel : 273 collimateurs, détection de phase et de contraste, suivi 3D et reconnaissance de sujets par apprentissage profond, le tout fonctionnel jusqu’à -10 IL. Humains, animaux domestiques, oiseaux, véhicules terrestres, ferroviaires et aériens, la liste des sujets reconnus est celle du Z5 II.

Seule nouveauté de ce côté, le Z5 II C sait désormais reconnaître la vie aquatique. Ce mode poisson prête à sourire et ne fera vendre aucun appareil à lui seul. Il rend pourtant un service concret à qui photographie en aquarium ou en caisson, deux exercices où la détection oculaire classique se perd régulièrement.


Nos quelques essais ont été assez probants, même si l’AF est plus efficace sur de gros spécimens un peu isolés. Face à un banc de poissons et à de multiples petits sujets, accrocher l’œil n’est pas toujours chose aisée.

Reste une question que Nikon laisse en suspens : le Z5 II, techniquement identique, héritera-t-il de ce mode par une mise à jour ? On peut espérer le voir arriver sur tous les hybrides Nikon équipés de l’Expeed 7.

Si le module AF ne change pas, la manière de l’utiliser évolue, elle, davantage qu’on ne pourrait le croire. Faute de joystick, déplacer le collimateur implique de passer par l’écran tactile (comme sur un smartphone) ou par la croix directionnelle, deux solutions moins précises à notre goût.

Sur le terrain, le suivi reste efficace, avec une détection rapide. Le taux d’accroche reste cependant inférieur à celui des hybrides Canon ou Sony.
Rafale et buffer
Les chiffres sont, une fois de plus, ceux du Z5 II : 11 i/s en RAW avec suivi AE/AF ou 14 i/s en JPEG, en obturation mécanique ou électronique au premier rideau, et jusqu’à 30 i/s en JPEG via le mode C30, réservé à l’obturation électronique.
Nikon reconduit aussi le buffer plafonnant à 200 images quel que soit le format, soit 14 à 18 secondes de rafale à 14 ou 11 i/s, et un peu moins de 7 secondes à 30 i/s.

Ces cadences sont honorables sans être remarquables en RAW, et franchement impressionnantes en JPEG pour la catégorie. L’unique emplacement SD introduit néanmoins une contrainte nouvelle. Là où le Z5 II offre un second logement pour déverser le trop-plein ou dupliquer les fichiers, tout repose ici sur une seule carte UHS-II… et cette dernière aura intérêt à être suffisamment rapide pour suivre la cadence.
Par ailleurs, Nikon n’est pas le meilleur élève du marché en matière de suivi AF en rafale. Sur une série, le taux de déchet se révèle ainsi un peu plus élevé qu’avec un Canon EOS R8 Mark II, par exemple.
Rolling shutter
Le mode silencieux et le mode C30 (pour la rafale à 30 i/s) imposent l’obturation électronique. Le capteur n’étant pas empilé, on observe de fortes distorsions dès que le sujet ou l’appareil bouge rapidement. À réserver, donc, aux situations où le silence et la rapidité priment sur la géométrie.



Outre un mode automatique, on peut opter pour l’obturation mécanique (jusqu’à 1/8 000 s) ou pour l’obturation électronique au premier rideau (jusqu’à 1/2 000 s). Dans les deux cas, le rolling shutter est quasi inexistant.
Stabilisation
La stabilisation du capteur sur cinq axes est reprise du Z5 II. Nikon annonce un gain de 7,5 stops (mesuré à 120 mm avec le Nikkor Z 24-120 mm f/4 S).



Nos essais sur le Z5 II nous avaient permis de gagner quatre à cinq stops en pratique. Avec le Z5 II C, nous avons atteint seulement quatre stops. L’absence de viseur prive en effet le photographe d’un point d’appui, celui du visage, ce qui se ressent sur la stabilité.



La poignée intégrée sauve l’essentiel, et c’est sans doute la meilleure décision de conception de tout le projet. Elle fait précisément défaut au Panasonic Lumix S9, autre plein format sans viseur, qui peut néanmoins compter sur le savoir-faire de Panasonic en matière de stabilisation. En vidéo, mieux vaudra s’équiper d’un trépied ou d’une gimbal pour gommer les tremblements.

Retrouvez ci-dessous une galerie de photos capturées avec le Nikon Z5 II C :






















Vidéo : le N-RAW dans un format qui lui convient mieux
Le Z5 II C reprend l’intégralité du dispositif vidéo du Z5 II : 4K 30 fps sur toute la largeur du capteur, 4K 60 fps avec recadrage DX, Full HD jusqu’à 120 fps et, surtout, l’enregistrement N-RAW en interne sur carte SD UHS-II V90.
Jusqu’à l’arrivée du Z5 II, capturer de la vidéo RAW supposait un enregistreur externe en HDMI, une carte CFexpress ou un SSD (pour la poignée de boîtiers compatibles). Retrouver ce format sur un boîtier à 1 549 € reste l’un des arguments les plus solides de la fiche technique.
Il faut cependant compter avec un débit très élevé, de l’ordre de 3 Go par minute. Une carte de 128 Go se remplit ainsi en moins de trois quarts d’heure, et il n’y a plus de seconde carte (ni de SSD) pour prendre le relais. Prévoir plusieurs cartes rapides et les vider régulièrement est indispensable.
En vidéo, l’absence de viseur joue en faveur du boîtier, car les vidéastes utilisent souvent une cage avec un moniteur externe. Le montage d’un moniteur s’en trouvera simplifié, de même que l’équilibrage sur gimbal.
La qualité d’image est très convaincante, et l’autofocus se montre presque aussi efficace qu’en photo. Les séquences en N-RAW compressé se travaillent assez facilement sur une machine raisonnablement puissante, même si le recours à des proxys simplifie grandement le montage.
Autonomie
Le boîtier reste fidèle à la batterie EN-EL15 C, qui autorise recharge et alimentation en USB-C (Power Delivery).


Sur le papier, se priver de viseur devrait alléger la facture énergétique. En pratique, l’écran reste allumé en permanence, là où l’alternance viseur/écran du Z5 II permet de souffler. Le gain n’a donc rien d’automatique. Pour autant, le niveau de charge ne nous a jamais inquiétés : en reportage, avec la seule batterie du boîtier, des centaines de photos et plusieurs séquences vidéo n’ont pas consommé plus de 20 à 30 % de sa capacité totale.


Connectique et stockage
Côté prises et connecteurs, l’inventaire est vite dressé : un port USB-C, un micro-HDMI (type D), une griffe porte-accessoires, deux prises jack 3,5 mm (micro et casque) et un unique emplacement pour carte SD.


Le Nikon Imaging Cloud est lui aussi de la partie, avec ses recettes d’images, la mise à jour automatique du firmware, le stockage en ligne pendant trente jours et le renvoi possible vers un espace personnel de type Dropbox ou Google Drive.
C’est l’un des rares domaines où Nikon dispose d’une avance réelle sur la concurrence, et son intérêt saute d’autant plus aux yeux sur un boîtier pensé pour un public qui n’a pas forcément envie d’ouvrir un logiciel de développement.


Enfin, l’application SnapBridge (iOS ou Android) permet de contrôler son boîtier à distance ou de télécharger ses photos.


Nikon Z5 II C : le Z5 II moins le viseur, pour un écart qui se discute
Nikon a mené un exercice d’équilibriste techniquement convaincant, en retirant ce qui coûte cher à fabriquer sans jamais toucher aux composants servant à la capture de l’image. Capteur, processeur, autofocus et partie vidéo sont ainsi intégralement repris du Z5 II, avec un mode dédié aux poissons en prime. Le résultat est un hybride plein format complet, capable de filmer en N-RAW sur une simple carte SD, dans un boîtier qui conviendra mieux à un tournage vidéo léger qu’à une séance animalière au 400 mm.
Nikon destine ce boîtier à la jeune génération, qui a commencé à capturer des images avec son smartphone… et qui est bien plus habituée à cadrer avec l’écran qu’avec un viseur. Ce postulat est intéressant en soi, mais la faible définition de cet écran et le gabarit pas si compact risquent peut-être de rebuter la cible visée. Quant aux « autres » photographes, ils pourraient bien regretter l’absence de joystick ou l’unique emplacement SD, même si ce Z5 II C peut être séduisant en second boîtier plus discret.


Reste la question du tarif, qui fera probablement pencher la balance pour la plupart des acheteurs. À 1 549 € nu et 1 849 € pour le premier kit, le Z5 II C est indéniablement l’hybride plein format le moins cher au catalogue du constructeur. Il se glisse sous le Z5 II… du moins sous son prix de lancement, puisque ce dernier se négocie aujourd’hui entre 1 600 et 1 800 € selon les promotions. Pour un écart qui peut fondre à une cinquantaine d’euros, le Z5 II apporte un viseur OLED de 3,69 millions de points et corrige les défauts évoqués ci-dessus. La comparaison en boutique s’impose donc. Comme pour le Panasonic Lumix S9, il faudra sans doute attendre les premières remises sur le Z5 II C pour que l’écart redevienne parlant.
Notre recommandation dépend donc surtout de l’usage. Pour filmer, et notamment pour profiter du N-RAW interne, le Z5 II C peut être le choix le plus cohérent du catalogue Nikon à ce tarif, particulièrement associé aux focales fixes compactes de la marque, 40 mm f/2, 26 et 28 mm f/2,8 en tête. On pourrait alors le voir comme un ZR plus accessible. À l’inverse, pour photographier en extérieur, suivre un sujet en mouvement ou travailler par forte luminosité, l’absence de viseur demeure un renoncement bien réel, que ni la qualité du capteur ni l’efficacité de l’autofocus ne viennent compenser. D’autant que la compacité espérée n’est pas vraiment au rendez-vous
Le Nikon Z5 II C est disponible au tarif de 1 549 € boîtier nu, pour une livraison prévue en octobre 2026. Il est décliné en noir ou en argent.
Nikon propose également plusieurs kits :
- Nikon Z5 II C + Nikkor Z 24-50 mm f/4-6,3 : 1 749 €
- Nikon Z5 II C + Nikkor Z 24-200 mm f/4-6,3 VR : 2 349 €
- Nikon Z5 II C + Nikkor Z 24-105 mm f/4-7,1 : 1 899 €
- Nikon Z5 II C + Nikkor Z 24-70 mm f/4 S : 2 149 €
La Fnac commercialisera par ailleurs le kit Z5 II C + Nikkor Z 24-105 mm f/4-7,1 dans un ensemble incluant un sac à dos ainsi qu’un bon de 99 € pour un cours à la Nikon School.
Sur le Nikon Store, la marque offre un sac à dos Nikon et une dragonne Peak Design pour l’achat du boîtier nu ou en kit.
Pour le lancement, les revendeurs offriront également 50 € d’accessoires (batteries, cartes mémoire, sacs, etc.) pour l’achat d’un Nikon Z5 II C en kit. Les produits offerts pourront varier selon les boutiques.
Le Nikon Z5 II C est disponible sur le Nikon Store, chez Digit-Photo, Digixo, MN Photo Vidéo, Camara, Photo-Univers, IPLN, Panajou et dans les boutiques spécialisées.




