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Journées du patrimoine 2026 : les 10 événements photo à ne pas rater

De Chalon-sur-Saône au Palais-Royal, dix rendez-vous encore accessibles pour fêter les 200 ans de la photographie

Les 19 et 20 septembre 2026, la 43e édition des Journées européennes du patrimoine met la photographie à l’honneur. Le thème national « Patrimoine de la photographie » ouvre en fanfare le Bicentenaire de la photographie, célébré par le ministère de la Culture du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027. Des réserves du musée Niépce au fort où l’État conserve 15 millions de négatifs, voici notre sélection de dix rendez-vous encore accessibles ce week-end, avec toutes les infos pratiques.

Deux cents ans après les premières images fixées par Nicéphore Niépce près de Chalon-sur-Saône, les Journées européennes du patrimoine changent de visage. Le thème national retenu par le ministère de la Culture, « Patrimoine de la photographie », rejoint le thème européen « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Concrètement, des archives, des musées, des bibliothèques et des laboratoires ouvrent leurs réserves et leurs ateliers pour montrer comment on collecte, restaure, numérise et expose les photographies.

L’ampleur du rendez-vous donne le vertige : l’édition 2025 avait réuni 18 500 lieux, 29 000 événements et près de 7,4 millions de visites selon le ministère de la Culture. Rien qu’en Île-de-France, plus de 3 000 événements sont programmés dans 1 700 sites.

Impossible de tout voir, et difficile de choisir ? Nous avons donc trié, en privilégiant les rendez-vous en accès libre ou pour lesquels il reste des places. Le point de départ s’impose de lui-même : la ville où tout a commencé.

Chalon-sur-Saône : le musée Nicéphore Niépce donne le coup d’envoi du Bicentenaire

Le musée Nicéphore Niépce n’est pas un musée de photographie parmi d’autres. Ses collections réunissent 3 millions d’images et plus de 10 000 appareils, dont la « chambre de la découverte » utilisée par Nicéphore Niépce lui-même. C’est ici que le ministère de la Culture lance officiellement, ce week-end, le programme 2026-2027 du Bicentenaire.

Pour l’occasion, le musée sort de ses réserves des photographies et des appareils rares, à consulter samedi et dimanche de 14h à 18h. Le samedi, des visites flash de 20 minutes retracent les recherches de Nicéphore Niépce, de ses premiers essais en 1816 aux « points de vue du réel » sur pierre lithographique de 1824, puis à l’héliographie sur métal de 1826.

Le dimanche, les photographes FLORE et Marie Moroni présentent les usages contemporains de l’héliogravure, le procédé le plus proche de celui de l’inventeur, et les techniciens du laboratoire montrent comment ils numérisent les négatifs, en petits groupes de 8 personnes (créneaux de 30 minutes à 14h, 14h45, 15h30, 16h15 et 17h).

Des ateliers d’initiation au cyanotype d’une heure sont programmés samedi et dimanche à 14h, 15h30 et 17h, à partir de négatifs des collections sur le thème du végétal.

Les deux expositions temporaires, consacrées à Arièle Bonzon et Aleix Plademunt, restent ouvertes de 10h à 19h, et la Société des amis du musée vend des tirages au profit de l’institution.

Le week-end marque aussi le lancement de la collecte nationale « Présents », menée avec La Conserverie de Metz : on apporte un tirage sur lequel figure une autre photographie ou un album, le musée le numérise sur place, et l’ensemble sera exposé en clôture du Bicentenaire.

En boutique, une nouvelle édition du Photo Poche consacré à Nicéphore Niépce paraît pour l’occasion. Et pour ceux qui veulent voir la plaque originale du Point de vue du Gras, il faudra revenir : elle est attendue à Chalon du 26 avril au 20 juin 2027, dans l’exposition « L’empreinte d’Hélios », pour son premier retour en France.

Infos pratiques :

  • Où : musée Nicéphore Niépce, 28 quai des Messageries, 71100 Chalon-sur-Saône
  • Quand : samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 19h en continu (le musée renonce à sa fermeture habituelle de la mi-journée)
  • Tarif : entrée libre
  • Réservation : accès libre pour l’essentiel du programme ; le musée annonce deux animations sur inscription (ouverte depuis le 14 septembre sur museeniepce.com), et la démonstration de numérisation est limitée à 8 personnes par créneau
  • À noter : l’atelier cyanotype est remplacé par une autre activité en cas d’intempéries ou de faible luminosité

Saint-Loup-de-Varennes : la maison où la photographie est née

À quelques kilomètres au sud de Chalon, la Maison Nicéphore Niépce est fermée la majeure partie de l’année. Elle n’ouvre qu’en été et pendant les Journées du patrimoine, ce qui rend ces deux après-midi précieux. C’est dans cette demeure du Domaine du Gras que Nicéphore Niépce a mené ses expériences et fixé ses premières images. Elle abrite ce qui est présenté comme le plus ancien atelier et laboratoire photographique conservé au monde.

La visite guidée permet de manipuler une reconstitution exacte du premier appareil photographique et d’observer des héliographies réalisées par un chercheur du CNRS selon les procédés originaux : bitume de Judée et essence de lavande sur verre, cuivre, étain ou argent. Une copie fidèle du vélocipède de Nicéphore Niépce attend même les visiteurs pour un tour autour de la propriété. Le lieu, labellisé Maison des Illustres, est financé par l’école Spéos.

Petit détail qui fait sourire : la maison fêtait déjà le bicentenaire en 2024, en datant l’invention de 1824, alors que le ministère de la Culture a calé sa célébration sur 1826-1827, période attribuée au Point de vue du Gras conservé à Austin. Les historiens des techniques ne sont pas d’accord entre eux, et c’est précisément ce qui rend le sujet passionnant.

Infos pratiques :

  • Où : Maison Nicéphore Niépce, 2 rue Nicéphore-Niépce, 71240 Saint-Loup-de-Varennes
  • Quand : visites guidées samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 14h à 18h
  • Tarif : billets vendus sur place, à « tarif préférentiel » selon la fiche officielle des JEP, sans montant précisé (en été, l’entrée est à 10 € pour les adultes)
  • Réservation : conseillée, car les visites se font en petits groupes

Arles lance son propre bicentenaire, avec Yann Arthus-Bertrand et un studio dans le théâtre antique

Chalon n’est pas la seule ville à s’approprier le Bicentenaire. Arles revendique un lien particulier avec la photographie, et elle a des arguments. Le plus ancien cliché connu de la ville est un daguerréotype de 1845 signé Marie-Charles-Isidore Choiselat et Stanislas Ratel, un panorama des arènes.

En 1965, le musée Réattu devient le premier musée français à faire entrer la photographie d’auteur dans ses collections.

Les Rencontres naissent en 1970, l’École nationale supérieure de la photographie en 1982, et en 2006 Lucien Clergue est le premier photographe élu à l’Académie des beaux-arts. « Épicentre de la photographie en France, Arles entretient avec cet art une histoire singulière et profondément enracinée », résume Claire de Causans, adjointe au maire déléguée à la culture.

Les célébrations arlésiennes, labellisées par le ministère de la Culture, démarrent vendredi 18 septembre à 20h30 au théâtre antique. Yann Arthus-Bertrand y présente ses « Portraits d’Arlésiens », réalisés en 2023 dans le cadre de son projet « France, un album de famille », avant la projection de « Mémoire sans cible », le documentaire d’Arno Villenave tourné pendant Monument’Arles 2025. Entrée libre.

Samedi et dimanche, le photographe Jonathan Pierredon installe un véritable studio photo au cœur du théâtre antique pour le projet « Prendre la pose » : chacun peut venir se faire tirer le portrait, seul ou en famille, pour composer une grande fresque des Arlésiens d’aujourd’hui.

Trois expositions ouvrent en parallèle. « Arles in situ » replace en plein air des photographies anciennes dans les monuments qui leur ont servi de décor (amphithéâtre, théâtre antique, cloître Saint-Trophime, cryptoportiques, Alyscamps, thermes de Constantin, remparts), avant de gagner le centre-ville à la mi-octobre puis les villages en 2027.

Les Archives municipales présentent « Arles, à l’époque de l’invention de la photographie », et la médiathèque « Les monuments d’Arles dans l’œil des premiers photographes du XIXe siècle », avec des vues de 1845 à 1880 et un diaporama d’environ 70 images.

Le musée Réattu, lui, mise sur la pratique : dimanche à 10h30, une visite-atelier en famille fait expérimenter le cyanotype autour d’une œuvre de Nancy Wilson-Pajic, et à 14h30 la visite-atelier « Le théâtre antique au sténopé » invite à capturer sa propre image du monument, puis à la développer dans la chambre noire du musée pour repartir avec un tirage unique.

Infos pratiques :

  • Soirée de lancement : vendredi 18 septembre, 20h30, théâtre antique (rue du Cloître, 13200 Arles), entrée libre
  • Studio « Prendre la pose » : samedi 19 et dimanche 20, de 9h à 13h et de 14h à 18h, théâtre antique, gratuit, accès libre ou sur rendez-vous
  • Expositions : « Arles in situ » en accès libre dans les monuments ; Archives municipales samedi et dimanche de 14h à 17h30 ; médiathèque dimanche de 14h à 18h
  • Musée Réattu (10 rue du Grand-Prieuré) : visite libre samedi et dimanche de 10h à 18h, sans réservation. Atelier cyanotype dimanche à 10h30 (dès 5 ans, 10 personnes) et atelier sténopé dimanche à 14h30 (dès 10 ans, 12 personnes, rendez-vous devant l’entrée du théâtre antique, sous réserve de la météo) : réservation obligatoire au 04 90 49 37 58 ou par mail à [email protected]
  • Tarif : gratuité annoncée dans l’ensemble des monuments et musées d’Arles les 19 et 20 septembre (source : office de tourisme d’Arles)

Paris : Willy Ronis s’expose au ministère de la Culture, au Palais-Royal

Cap sur Paris, où le ministère de la Culture, pilote du Bicentenaire, ouvre ses propres portes. Pour la première fois, le domaine du Palais-Royal accueille une exposition consacrée à Willy Ronis (1910-2009). Le photographe humaniste, célèbre pour ses images de Belleville, de Ménilmontant et du Paris populaire, avait fait don de son fonds à l’État : c’est la Médiathèque du patrimoine et de la photographie (MPP) qui le conserve. L’accrochage réunit une sélection d’œuvres emblématiques et s’inscrit dans Grand Angle, un programme d’expositions gratuites porté par le GrandPalaisRmn et la MPP, avec le soutien du ministère.

L’exposition est le prétexte idéal pour pousser la porte du ministère, qui ouvre aussi le bureau de la ministre et ses salons de réception, où sont accrochées des œuvres contemporaines. Un livret-jeu accompagne les familles. Avantage décisif ce week-end : contrairement à l’Élysée ou à l’Assemblée nationale, aucune réservation n’est nécessaire.

Infos pratiques :

  • Où : ministère de la Culture, domaine du Palais-Royal, accès par la place Colette, 75001 Paris
  • Quand : samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 9h à 19h (dernière entrée à 18h30)
  • Tarif : entrée libre
  • Réservation : aucune pour l’exposition et la visite libre ; la visite guidée de la cour d’honneur et de ses sculptures (11h et 15h) se réserve sur la plateforme des JEP

La Médiathèque du patrimoine et de la photographie ouvre ses réserves à Charenton et au fort de Saint-Cyr

Le fonds Ronis exposé au Palais-Royal n’est qu’une infime partie des collections de l’institution qui le conserve. Peu de photographes connaissent la MPP, et pourtant elle conserve le patrimoine photographique de l’État, constitué depuis 1851 auprès de quelque 500 photographes, agences et administrations : plus de 4 millions de tirages et 15 millions de négatifs. Nadar, le Studio Harcourt, André Kertész, Willy Ronis, Denise Colomb ou Michael Kenna figurent parmi ses fonds.

À Charenton-le-Pont, des visites guidées gratuites et sans inscription font découvrir, par groupes d’une dizaine de personnes, les archives des Monuments historiques et les collections photographiques. La salle de lecture accueille une présentation du fonds Jacques Henri Lartigue, dont l’œuvre fait justement l’objet du documentaire La Vie en Relief, qui sort au cinéma cette semaine. Le samedi, l’auditorium propose des projections stéréoscopiques par le Stéréo-Club Français, et un atelier de 45 minutes s’adresse aux 7-13 ans.

Au fort de Saint-Cyr, à Montigny-le-Bretonneux, l’État stocke ses négatifs sur plaque de verre, ses planches-contacts et ses autochromes dans un ouvrage militaire construit en 1875 et classé Monument historique en 1992, dont l’épaisseur des murs garantit une température stable.

Mauvaise nouvelle pour les retardataires : la visite longue de 1h30 dans les collections, sur réservation téléphonique, affiche complet, « victime de son succès » selon la MPP. Il reste la visite courte de 30 à 40 minutes, sans réservation, qui emmène les visiteurs dans les galeries, l’escalier dérobé et la tourelle du fort, avec un diaporama sur la diversité des collections.

Infos pratiques :

  • Charenton : MPP, 11 rue du Séminaire-de-Conflans, 94220 Charenton-le-Pont (métro 8 Liberté). Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 14h à 18h, dernières entrées à 17h. Gratuit, sans inscription. Atelier enfants à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h.
  • Fort de Saint-Cyr : route du fort de Saint-Cyr, 78180 Montigny-le-Bretonneux (RER C Saint-Quentin-en-Yvelines). Visite courte sans réservation, samedi et dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h à 17h. Gratuit. Visite longue complète. L’accès au poste de garde se fait à pied, la MPP conseille de se garer avant la bifurcation vers le fort et de prévoir de bonnes chaussures et une petite laine.

Boulogne-Billancourt : le musée Albert-Kahn décortique l’autochrome

Toujours aux portes de Paris, le musée départemental Albert-Kahn abrite les Archives de la Planète, l’inventaire visuel du monde lancé par le banquier au début du XXe siècle, soit 72 000 autochromes et une centaine d’heures de films. Pour ces JEP, le musée a imaginé un programme qui parle directement aux photographes.

Le temps fort a lieu dimanche : deux animations en accès libre expliquent l’autochrome des frères Lumière. « Revivez les couleurs du passé » montre, avec Mathieu Vigneau, chargé de reproduction, comment ces plaques de verre s’altèrent (craquelures, décollements d’émulsion, miroitement d’argent) et pourquoi le musée en réalise des fac-similés.

« Comment naissent les couleurs de l’autochrome ? » reconstitue, avec Thomas Balaÿ, le principe de la synthèse additive à partir de grains de fécule teintés en rouge, vert et bleu. Le même jour, une projection commentée dévoile la campagne de numérisation des films de la collection, particulièrement fragiles.

Le samedi fait la part belle à la pratique, avec un atelier photogramme en famille à partir de végétaux ramassés dans le jardin, et une rencontre avec l’artiste Laure Winants sur les paysages menacés. Tout le week-end, des visites guidées font découvrir le festival photographique Mondes en commun, qui réunit dix photographes contemporains dans le jardin autour de l’idée d’inventaire du monde (source : musée Albert-Kahn).

Infos pratiques :

  • Où : musée départemental Albert-Kahn, 2 rue du Port, 92100 Boulogne-Billancourt
  • Quand : samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 11h à 19h (dernière entrée à 18h)
  • Animations autochrome : dimanche de 14h à 15h et de 16h à 18h, salle pédagogique, accès libre. Projection films : dimanche à 11h30 et 15h. Atelier photogramme : samedi à 14h30 et 16h, enfants dès 7 ans. Visites Mondes en commun : samedi 11h30, 14h et 16h, dimanche 11h30.
  • Tarif : gratuit
  • Réservation : aucune réservation obligatoire ; la billetterie en ligne du musée étant hors service, billets d’entrée et inscriptions aux visites et ateliers se font sur place, le jour même, dans la limite des places

BnF Richelieu : les ateliers de conservation s’installent dans la salle des Estampes et de la photographie

Retour dans le centre de Paris. Le site Richelieu est le berceau historique de la BnF et le siège de son département des Estampes et de la photographie, qui conserve l’un des plus importants fonds photographiques au monde. Pendant les JEP, le parcours en visite libre traverse le jardin Vivienne, la galerie Mazarin, la salle Ovale, la salle Labrouste de l’INHA et toutes les salles du musée. Deux salles de lecture d’ordinaire réservées aux chercheurs s’ouvrent au public.

C’est surtout là que ça se passe pour les photographes : samedi et dimanche, une présentation des ateliers de conservation est proposée en salle de lecture des Estampes et de la photographie (et des Cartes et plans). Le dimanche, de 11h à 18h, la salle Émilie du Châtelet accueille en plus une démonstration des ateliers de numérisation et de restauration.

Le samedi matin, une conférence aborde la conservation des fonds de presse, patrimoine en péril par excellence. À noter pour la suite : l’exposition « Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France. 1945-2025 », labellisée Bicentenaire, ouvre le 30 septembre sur le site François-Mitterrand.

Infos pratiques :

  • Où : BnF Richelieu, 5 rue Vivienne, 75002 Paris
  • Quand : samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 10h à 18h (dernier accès à 17h). Ateliers de numérisation et de restauration : dimanche de 11h à 18h. Conférences : samedi de 11h à 12h30, salle des Conférences.
  • Tarif : entrée libre
  • Réservation : aucune, dans la limite des places disponibles

Paris : sur les pas de Robert Capa, puis l’art du tirage noir et blanc avec Thomas Consani

Après les réserves et les ateliers de conservation, place à la prise de vue et au tirage. Le musée de la Libération de Paris accueille jusqu’au 20 décembre 2026 l’exposition « Robert Capa, photographe de guerre », organisée avec Magnum Photos. Pour les JEP, il a bâti un dimanche entier autour du photographe et des savoir-faire de l’argentique.

À 11h, une balade urbaine de deux heures part de l’église Saint-Pierre-de-Montrouge pour suivre, d’Alésia à Montparnasse, le trajet de la 2e DB le 25 août 1944 et retrouver les lieux exacts où Robert Capa a pris certaines de ses images de la Libération. La visite est proposée avec le soutien de Magnum Photos, sans réservation.

À 14h30, une visite guidée à deux voix de l’exposition réunit une conférencière du musée et Thomas Consani, tireur argentique noir et blanc chez Picto. Les places sont très limitées et se réservent par mail.

À 16h, la rencontre « L’art du tirage photographique en noir et blanc » donne la parole à ce tireur dont le savoir-faire vient d’être reconnu par l’État : en 2026, Thomas Consani et son élève Alexandre Dias Lopes, tous deux chez Picto, intègrent le programme Maîtres d’art-Élèves, la plus haute distinction pour un professionnel des métiers d’art, avec une mission de transmission de deux ans qui coïncide avec le Bicentenaire.

Infos pratiques :

  • Où : musée de la Libération de Paris, musée du général Leclerc, musée Jean Moulin, 4 avenue du Colonel-Henri-Rol-Tanguy, 75014 Paris (place Denfert-Rochereau)
  • Balade Capa : dimanche 20 septembre à 11h, durée 2h, adultes, gratuit, sans réservation dans la limite des places, départ devant l’église Saint-Pierre-de-Montrouge (métro Alésia)
  • Visite guidée avec Thomas Consani : dimanche à 14h30, durée 1h15, gratuit, réservation obligatoire par mail à [email protected] (places très limitées ; la visite n’était pas signalée complète sur la plateforme des JEP au 18 septembre)
  • Rencontre « L’art du tirage » : dimanche de 16h à 17h, gratuit, adultes et adolescents, accès libre dans la limite des places
  • Attention : en dehors de ces activités, l’exposition Capa reste payante

Archives de Paris : « Des photographies aux Archives : pour quoi faire ? »

Plus au nord-est, les Archives de Paris posent une question plus inattendue. Dans un dossier administratif, une photographie documente ou apporte une preuve. Dans un fonds privé, elle a pu être prise pour vendre, pour séduire un touriste ou pour faire œuvre. Les Archives de Paris ont conçu pour le Bicentenaire l’exposition « Des photographies aux Archives : pour quoi faire ? », visible du 17 septembre au 23 décembre 2026, qui explore ces usages du XIXe au XXIe siècle à travers une cinquantaine de documents issus de leurs fonds.

Pendant les JEP, une découverte commentée de l’exposition est assurée tout l’après-midi, et des archivistes emmènent le public dans les coulisses habituellement fermées, pour expliquer comment un document devient archive et comment on le conserve.

Le samedi, l’artiste mlleYo anime trois ateliers de dessin à partir de reproductions de documents. Nouveauté 2026 : parents et enfants peuvent se photographier en tenue d’archiviste. Une manière ludique d’aborder un sujet sérieux : la Ville de Paris conserve au total 16 millions d’objets photographiques.

Infos pratiques :

  • Où : Archives de Paris, 18 boulevard Sérurier, 75019 Paris
  • Quand : samedi 19 et dimanche 20 septembre, de 13h30 à 18h
  • Visites des coulisses : départs toutes les 45 minutes de 13h45 à 17h30, durée 1h15, inscription sur place, 20 personnes par groupe
  • Tarif : gratuit
  • Réservation : aucune, sauf pour les ateliers de dessin (inscriptions closes le 17 septembre)

Toulouse : 200 ans de photographie aux Archives municipales, et la peinture avant la photo chez Bemberg

Dernière étape, loin de l’Île-de-France. Toulouse a obtenu le label du ministère de la Culture pour sa « Saison photo », et les JEP en constituent le premier temps fort. Aux Archives municipales, installées dans l’ancien réservoir d’eau de Périole, l’exposition « Toulouse, 200 ans de photographie » retrace l’histoire de la photographie toulousaine à partir de fonds qui sortent rarement des réserves : daguerréotypes, plaques de verre, tirages argentiques. Un focus est consacré à la photographie comme patrimoine en péril.

À l’hôtel d’Assézat, la Collection Bemberg propose un parcours en autonomie inédit, « La photographie avant la photographie et dans la peinture », qui montre comment les peintres ont capté le réel avant l’invention des procédés photographiques, et comment la photographie a ensuite dialogué avec la peinture.

Le Château d’Eau, galerie municipale dédiée à la photographie, est gratuit pendant les JEP : exposition des lauréats du Prix Photo Sociale en visite libre, montée au sommet de la tour, et visite en famille suivie d’un atelier pop-up sur les appareils photo, du XIXe siècle à nos jours. Sa grande exposition du Bicentenaire, « Les vies de la photographie », sous le commissariat de Nathalie Boulouch, ouvrira le 17 octobre.

Infos pratiques :

  • Archives municipales : 2 rue des Archives, 31500 Toulouse. Samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Libre accès, gratuit.
  • Collection Bemberg : hôtel d’Assézat, place d’Assézat, 31000 Toulouse. Samedi et dimanche de 10h à 18h. Gratuit.
  • Le Château d’Eau : 1 place Laganne, 31300 Toulouse. Samedi et dimanche de 10h à 18h. Visite panoramique de la tour à 10h30, 11h30, 12h30, 15h30 et 16h30 (30 min, non accessible aux PMR) ; visite famille et atelier pop-up à 10h30 et 14h (dès 6 ans, durée 1h) ; animation « Imagine l’appareil photo du futur » de 10h à 18h. Gratuit, billetterie sur place uniquement.

Pour trouver les rendez-vous près de chez vous, le programme officiel des JEP se filtre par thème et par commune sur le site des Journées du patrimoine. Les projets labellisés pour l’année à venir sont recensés sur la plateforme du Bicentenaire de la photographie. Un conseil qui vaut pour tous les lieux cités : partez tôt, les jauges se remplissent vite.