Performances de l’autofocus du Tamron SP 150-600mm G2

Le Tamron SP 150-600mm G2 utilise un moteur USD (Ultrasonic Silent Drive) silencieux pour l’autofocus. Il était déjà présent sur la première génération.

Sur le fût de l’objectif, on peut choisir l’amplitude de la zone sur laquelle la mise au point peut être faite. Pour des sujets proches, on peut indiquer à l’objectif de faire la mise au point de 2,2m à 10m. Au contraire, si l’on souhaite photographier un sujet se trouvant à plus de 10m, on peut utiliser le mode 10m jusqu’à l’infini. C’est le mode que nous avons le plus utilisé et qui permet à l’AF d’être bien plus réactif, car la course de l’AF est réduite, il n’a pas à se préoccuper de tout ce qui se trouve entre 2,2m et 10m. Un mode « Full » permet de faire la mise au point de 2,2m à l’infini, mais dans les faits, mieux vaut ne pas l’utiliser, sauf si vous photographiez un sujet qui se déplace très vite où aurez besoin de changer de zone de netteté entre un sujet très proche et un sujet loin.

commutateur AF-1

Sans être la nouveauté principale du G2, Tamron annonçait une mise à jour du micro logiciel interne de l’objectif permettant d’avoir un AF plus réactif que la première version. Sur ce point, nous n’avons pas senti de véritable révolution entre les deux modèles. Malgré tout, le G2 dispose d’un AF réactif, surtout s’il est couplé à un boîtier performant.

1/1000s - f/7.1 - ISO 100 - 180mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/1000s – f/7.1 – ISO 100 – 180mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/1000s - f/6.3 - ISO 280 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/1000s – f/6.3 – ISO 280 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Couplé au Nikon D500 en mode AF-C (autofocus continu), le G2 s’est comporté de manière exemplaire durant nos tests, seules quelques photos ont été ratées en raison d’une mise au point incorrecte. Difficile d’imaginer ce résultat et ce niveau de qualité il y a encore quelques années, mais la mise au point est rapide et correcte la plupart du temps et l’objectif accroche bien le sujet, même dans certaines conditions difficiles (contre jour par exemple). Il est donc possible de suivre un sujet en plein vol, même si parfois quelques décrochages arrivent. Le plus dur est surtout, à 600mm, d’accrocher son sujet la première fois. Il est également possible de passer en mise au point manuelle continue avec une fonction de retouche du point.

Lorsque la lumière baisse, ne pensez pas faire de miracle, l’appareil sera capable d’accrocher son sujet, mais à condition que votre boîtier soit suffisamment réactif.

1/400s - f/6.3 - ISO 10000 - 600mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/400s – f/6.3 – ISO 10000 – 600mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En testant le G2 sur le Nikon D800, on s’est vite rendu compte de la différence et des performances du Nikon D500 en termes d’AF. Pour que l’AF de l’objectif soit performant, notamment en suivi de sujet et AF continu, le boîtier joue un rôle important. Sur un boîtier reflex d’entrée de gamme ou milieu de gamme, vous n’aurez pas les mêmes performances que sur un boîtier semi-pro ou pro.

Nous avons interrogé quelques photographes sur la réactivité de l’AF du G2, de manière absolue, mais aussi par rapport à la première génération pour ceux qui la possèdent. Ils nous ont confié que les performances AF étaient très bonnes pour un boîtier de ce budget. Par rapport au G1, la différence est plus difficile à percevoir, même si certains nous ont fait part d’une réactivité un peu améliorée.

1/500s - f/11 - ISO 1250 - 280mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/500s – f/11 – ISO 1250 – 280mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En parlant d’AF, il est important de mentionner que nous avons testé le convertisseur TC-X20 qui permet d’offrir un rapport 2x, soit 300-1200mm en plein format et, plus impressionnant, 450-1800mm avec le facteur de conversion 1,5x de l’APS-C chez Nikon.

Avec le convertisseur 2x, qui vaut tout de même 599€, on augmente la longueur focale et le grossissement de manière impressionnante, mais cela a tout de même quelques travers. En effet, l’AF devient beaucoup moins véloce, voire inopérant sur la majorité des boîtiers reflex. Seuls quelques boîtiers modernes comme le D5 et D500 conservent un AF actif en visée reflex, mais un peu plus lent. L’ouverture maximum devient également plus faible, au maximum f/11 à 150mm et f/13 à 1200mm. Cet accessoire n’est donc pas à utiliser pour photographier un vol d’oiseau, mais plutôt pour réaliser des photos d’objets statiques (comme la Lune, même si elle bouge un peu), à coupler à la visée Live View.

Leo qui tente de photographier la Lune à 1200mm avec le multiplicateur x2 en plein format, un vrai régal

Leo qui tente de photographier la Lune à 1200mm avec le multiplicateur x2 en plein format, un vrai régal

1/200s - f/16 - ISO 800 - 1200mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Leo Piastra

1/200s – f/16 – ISO 800 – 1200mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Leo Piastra

Performances de la stabilisation du Tamron SP 150-600mm G2

Comme vu plus haut, le Tamron SP 150-600mm G2 dispose d’une stabilisation revue et améliorée par rapport à la première version, à l’exception de l’objectif pour monture A de Sony, car le boîtier dispose déjà de la stabilisation. Si certains se posent la question de l’utilité de la stabilisation sur une focale fixe type 35mm, nul doute que la stabilisation est indispensable sur un 150-600mm. Sur ce point, l’objectif nous a tout simplement épaté.

En mode VC1, l’objectif stabilise l’image dans le viseur ainsi que l’image finale enregistrée par le capteur. C’est le mode standard, qui permet de gagner jusqu’à 4 vitesses par rapport à un objectif non stabilisé. Cela nous a permis de passer allègrement sous la barre des 1/200s, même à 600mm.

Le mode que nous avons le plus apprécié est le mode VC3. Il s’agit du mode performance, qui permet lui de gagner jusqu’à 4,5 vitesses. Dans ce mode, on a l’impression que l’image n’est pas stabilisée, mais c’est parce que l’appareil se concentre uniquement sur la stabilisation pour le capteur, au moment du déclenchement. Si ce mode peut poser quelques difficultés à la visée, car l’image dans le viseur n’est pas stabilisée, c’est le mode qui nous a permis d’obtenir la vitesse d’obturation la plus lente tout en restant stabilisé.

Au retour de Montier-en-Der, j’ai cherché un spot pour prendre des photos intéressantes à main levée. Le toit de la Tour Montparnasse pour capturer le coucher de soleil sur Paris était tout trouvé. À main levée, en soutenant l’objectif avec une main, j’ai obtenu des résultats impressionnants avec la stabilisation.

Voici quelques photos réalisées à Paris depuis la Tour Montparnasse pour éprouver la stabilisation :

1/250s - f/7,1 - ISO 200 - 550mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/250s – f/7,1 – ISO 200 – 550mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/200s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/200s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/80s - f/7,1 - ISO 200 - 210mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/80s – f/7,1 – ISO 200 – 210mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/640s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/640s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/160s - f/7,1 - ISO 200 - 400mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/160s – f/7,1 – ISO 200 – 400mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/100s - f/7,1 - ISO 200 - 550mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/100s – f/7,1 – ISO 200 – 550mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/800s - f/7,1 - ISO 200 - 240mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/800s – f/7,1 – ISO 200 – 240mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/125s - f/7,1 - ISO 200 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/125s – f/7,1 – ISO 200 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/125s - f/5 - ISO 1600 - 150mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/125s – f/5 – ISO 1600 – 150mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Au-dessus de 1/100s, la stabilisation fait normalement son travail. Par contre, en passant sous la barre des 1/100s et à 600mm, c’est là que l’on découvre la stabilisation redoutable de l’optique. Voici quelques photos prises avec des vitesses lentes (sous 1/30s).

1/6s - f/6.3 - ISO 800 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/6s – f/6.3 – ISO 800 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/15s - f/6.3 - ISO 1600 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/15s – f/6.3 – ISO 1600 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/20s - f/6.3 - ISO 1600 - 600mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/20s – f/6.3 – ISO 1600 – 600mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

1/30s - f/6 - ISO 1600 - 340mm - Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/30s – f/6 – ISO 1600 – 340mm – Nikon D800 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

En photographie animalière, il est conseillé de monter l’objectif sur un trépied avec rotule ball sans la serrer au maximum pour avoir une liberté de mouvement et un soutien. Les photographes animaliers ou de sport se tourneront également vers une rotule pendulaire.

Pour conclure sur la stabilisation, nous avons pu obtenir des vitesses très basses dans des conditions difficiles (rafales de vent en haut de la Tour Montparnasse) en soutenant simplement l’objectif à la main ou sur un rebord.

Couplé à la bonne montée en ISO et gestion des faibles lumières des boîtiers récents, on fait facilement des miracles avec ce SP 150-600mm G2.

À qui s’adresse le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 et un mot sur la concurrence

Une chose est certaine, le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 n’est pas destiné à être présent dans le sac de tout photographe. Cet objectif est avant tout destiné à la photographie animalière ou sportive, de par sa longue focale, son encombrement et son poids réduits. Rien ne vous empêche de l’utiliser pour faire du portrait, mais ce n’est pas le public que vise Tamron avec cet objectif.

© Damien Roué

© Damien Roué

Nous avons senti une véritable appétence pour ce genre de produit auprès des photographes animaliers : un télézoom capable d’aller accrocher un oiseau ou un animal à longue distance sans pour autant devoir casser sa tirelire ou aller voir le banquier. En effet, avec un  tarif de lancement de 1599€, cet objectif bénéficie d’un bon rapport qualité/prix. Avec le SP 150-600mm G2, on en a pour son argent.

Si le format vous plait, mais que le prix est un frein, sachez également que la première version reste pour le moment au catalogue et est disponible sous la barre des 1000€ neuf, et bien moins d’occasion.

Sur ce segment des téléobjectifs extrêmes, Tamron n’est pas seul. Les « grands » constructeurs comme Canon, Nikon ou Sony, pour qui cet objectif est destiné, sont plutôt timides sur ce marché, mais Sigma est un concurrent de taille. Peu après la sortie du SP 150-600mm première version de Tamron, Sigma lui a emboité le pas avec le 150-600 mm f/5-6,3 DG OS HSM Sport puis la version Contemporary.

Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4 E PF ED VR - © Damien Roué

Nikon AF-S Nikkor 300 mm f/4 E PF ED VR – © Damien Roué

Nous n’avons pas fait de comparatif côte à côte de ces optiques, mais Sigma bénéficiait jusqu’alors de performances et d’une qualité de construction supérieures par rapport à Tamron, qu’il s’agisse du Contemporary ou du Sport. Avec le 150-600mm G2, Tamron revient dans la course avec les versions Contemporary et Sport de Sigma. La qualité d’image est constante, mais la stabilisation et l’autofocus sont améliorés, la construction tout temps le démarque de la version Contemporary de Sigma, le collier est compatible Arca-Swiss, etc. Par rapport au 150-60mm f/5-6,3 DG OS HSM Sport, la formule optique est un peu en retrait, mais Tamron offre l’avantage d’une optique plus légère, plus compacte et plus accessible. Plein de petites améliorations qui font du G2 un 150-600mm avec un excellent rapport fonctionnalités/qualité/prix.

Au Nikon 70-200mm f/2.8 VR - © Damien Roué

Au Nikon 70-200mm f/2.8 VR – © Damien Roué

À noter également que Nikon a sorti récemment le téléobjectif AF-S 200-500mm f/5.6 E ED VR (à moins de 1500€). Mais il est plus lourd et plus encombrant que le Sigma ou Tamron (2,45kg), n’est pas tropicalisé et sa plage focale est plus courte. Cependant, il garde pour lui une ouverture constante à f/5.6 et une stabilisation efficace.

Chez Canon, l’EF 200-400mm f/4L IS USM Extender 1.4x permet de couvrir une plage focale de 200 à 560 mm, mais l’ouverture constante, son poids lourd et surtout son prix de 12 000€ ne le font pas jouer dans la même cour.

A Montier, on teste de gros calibres. ici un 500mm f/4 de Canon

À Montier, on teste de gros calibres. ici un 500mm f/4 de Canon

Chez Sony, la focale maximale est de 400mm sur le Sony 70-400 mm F4-5.6 G SSM II (à partir de 1999€). Un convertisseur 1.4x permet d’obtenir une amplitude 100-560 mm, avec une ouverture glissante équivalente à celle du Tamron, donc la comparaison pourrait être plus intéressante, mais son tarif est bien supérieur.

L’avis d’un photographe nature sur le Tamron SP 150-600mm G2

Avant de conclure ce test, nous avons voulu avoir l’avis d’un photographe nature sur le Tamron SP 150-600mm G2. Benoît Huc, cadreur à la RTBF depuis 30 ans, s’est mis à la photographie animalière depuis 2014. À ce moment-là, il utilisait le Tamron SP 150-600mm G1. Benoît Huc adore capturer les attitudes humaines et animales que l’on ne peut capter que durant une toute petite fraction de seconde. Depuis peu, il est passé au G2 et nous lui avons demandé son avis sur la nouvelle mouture de Tamron.

Voici son avis complet sur le G2 par rapport au G1, ainsi que quelques photos réalisées avec le G2. D’autres photos peuvent être consultées sur sa page Facebook.

J’insiste sur le fait que je réalise 99% de mes photos à main levée et qu’une optique de 2kg comme le G2 (ou le G1) me convient parfaitement pour cela.

J’ai utilisé avec beaucoup de plaisir le G1 durant 2 ans.  Maintenant je constate que le G2 est clairement une évolution favorable du G1.  Le G1 m’a donné d’excellents résultats et le G2 me permet d’atteindre des résultats encore plus satisfaisants même dans des conditions plus difficiles.

Un petit jaseur boréal au soleil - Eos 7DII, Tamron 150-600 G2, 600mm, F9, 1/2000sec, ISO 2500 - © Benoit Huc

Un petit jaseur boréal au soleil – Eos 7DII, Tamron 150-600 G2, 600mm, F9, 1/2000sec, ISO 2500 – © Benoit Huc

Je n’ai pas pratiqué de tests de résolution au moyen d’une mire, mais je pense que le piqué que j’obtiens avec le G2 est largement supérieur à celui que j’obtenais avec le G1.  Je trouve cela particulièrement visible en cas d’éclairage faible et très doux.  Ceci me permet de continuer à travailler valablement même quand les conditions se détériorent.

Un de mes oiseaux préférés, la mésange huppée. Où il y a des (vieux) conifères, il y a souvent des mésanges huppées. EOS 6 Diesel, Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/400, ISO 1250 - © Benoit Huc

Un de mes oiseaux préférés, la mésange huppée. Où il y a des (vieux) conifères, il y a souvent des mésanges huppées. EOS 6 Diesel, Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/400, ISO 1250 – © Benoit Huc

Le nouveau système de stabilisation aide beaucoup aussi lorsque les conditions de lumière se détériorent.  En position 3, j’ai fait des essais concluants à main levée sur des oiseaux posés au 600mm et au 1/250 sec en full frame (Eos 6D) et au 1/400 sec (voire 1/320sec) en APS-C (Eos 7DII).  Ceci dit, un oiseau, même posé, est toujours susceptible d’effectuer un mouvement imprévisible, mais intéressant à capter donc je n’ai pas l’intention d’essayer des temps de pose encore plus longs. Au contraire, dès que possible je travaille à vitesse plus élevée, voire beaucoup plus élevée (1/4000sec pour un petit oiseau, comme le Martin-pêcheur en action de pêche…)

Faucon crécerelle dans une ambiance de levé du jour. EOS 7DII, Tamron 150-600 G2, 600 mm, F 6,3, 1/1600sec, ISO 640. - © Benoit Huc

Faucon crécerelle dans une ambiance de lever du jour.
EOS 7DII, Tamron 150-600 G2, 600 mm, F 6,3, 1/1600sec, ISO 640. – © Benoit Huc

Je n’ai pas encore bien pu comparer le mode VC1 et VC3.  Le mode 3 étant annoncé comme plus efficace j’ai presque tout fait en utilisant ce mode et ce fût avec beaucoup de satisfaction.

Enfin, l’AF accroche mieux et plus rapidement. On le constate aussi particulièrement en basse lumière ou lorsque le sujet se détache difficilement du fond.  C’est extrêmement important pour réussir des images d’oiseaux en vol en AI servo… Même pour un oiseau posé c’est aussi très souvent indispensable de disposer d’un AF très rapide et très précis : tout doit aller très vite pour réussir à fixer l’image d’un petit oiseau avant qu’il ne décolle. Par exemple, le très petit troglodyte mignon reste rarement plus de 3 à 5 secondes au même endroit et donc chaque fraction de seconde compte dans le repérage, le cadrage au 600mm et la mise au point…

J'ai toujours préféré regarder dans l'autre direction… Mouettes rieuses. (Eos 6D + Tamron 150-600mm G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 500) - © Benoit Huc

J’ai toujours préféré regarder dans l’autre direction… Mouettes rieuses.
(Eos 6D + Tamron 150-600mm G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 500) – © Benoit Huc

Bien caché dans un affût, j’ai dernièrement eu l’occasion de photographier des petits oiseaux aux abords de mangeoires, très près de moi. À cet effet j’ai été très heureux de pouvoir disposer d’une distance de mise au point minimale de 2,20 m. C’est remarquable pour un 600 mm… Pour rendre l’AF quasiment instantané, j’ai utilisé le petit switch placé sur l’optique afin de prérégler l’AF entre 2,2m et 10m. C’est vraiment très efficace et je crois que les trois positions du switch sont paramétrables avec la console TAP-in que je vais bientôt tester. Adopter des préréglages personnalisés en fonction de la distance des perchoirs, par exemple, peut être une option très intéressante en photographie d’oiseaux.

Le retour de Cruella… (Héron cendré) (EOS 6D + Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 2500) - © Benoit Huc

Le retour de Cruella… (Héron cendré) (EOS 6D + Tamron 150-600 G2, 600mm, F6,3, 1/1600sec, ISO 2500) – © Benoit Huc

Pour mes photos d’oiseaux, à priori, le système de blocage de la focale ne me paraît pas vraiment utile, car je veux garder un maximum de possibilités d’adaptation rapide à toute surprise, mais je comprends que cette possibilité puisse être intéressante pour d’autres applications.

À part cela, au niveau « ergonomie » je ne relève pas de grands changements entre le G1 et le G2. Je l’ai très bien en main et je peux réagir très vite avec une grande efficacité. Plusieurs amis avec lesquels je réalise des photos d’oiseaux travaillent avec des 500 et 600 mm F4 plus lourds, plus encombrants et plus coûteux ; je peux dire que, lors de nos sorties communes, mon matériel me permet de réagir nettement plus vite qu’eux au passage d’un oiseau et que je rentre toujours à la maison avec plus de photos exploitables… Certains d’entre eux délaissent d’ailleurs de plus en plus souvent leur onéreuse optique au profit… du Tamron.  Il faut dire qu’avec les améliorations apportées au G2 l’écart entre le haut de gamme et le très haut de gamme se réduit réellement…

1/400s - f/5.6 - ISO 1250 - 170mm - Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 - © Damien Roué

1/400s – f/5.6 – ISO 1250 – 170mm – Nikon D500 + Tamron SP 150-600mm G2 – © Damien Roué

Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 : la relève est assurée

Après le succès commercial du SP 150-600mm G1, Tamron se devait de transformer. C’est chose faite avec le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2, un téléobjectif extrême à la fois compact, léger et performant.

Si la qualité optique brute ne semble pas évoluer énormément par rapport à la G1, l’objectif offre une très bonne qualité d’image, une stabilisation très efficace et un niveau de finitions digne d’un modèle professionnel. Si vous êtes à la recherche d’un long télé-objectif pour débuter en photographie animalière ou sportive, le SP 150-600mm G2 de Tamron est une excellente solution.

Le Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 est selon nous l’objectif idéal pour découvrir la photographie animalière ou sportive sans casser sa tirelire. Il est disponible à partir de 1587€ en monture Canon EF, Nikon F ainsi qu’en monture Sony A.

Test terrain du téléobjectif Tamron SP 150-600mm F/5-6.3 Di VC USD G2 (A022) à Montier-en-Der
Design et ergonomieQualité d’image et piquéStabilisation optique très performante« compact » pour un objectif de cette amplitudeGarantie 5 ans TamronCollier de pied et pare-soleil fournisBon rapport qualité / prix
Aberrations chromatiques parfois visiblesPiquées en retrait à 600mmVisés parfois un peu sombre
9Note finale
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