Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l'hybride haute-technologie qui pardonne presque tout
Matériel, Test 8

Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l’hybride haute-technologie qui pardonne presque tout

C’est devenu un peu la marque de fabrique de Panasonic : proposer des boîtiers à la pointe sur le plan technologique, offrant le plus possible de fonctionnalités. Le Lumix DMC-GX8 ne déroge pas à la règle et multiplie les caractéristiques de haut vol. Le dernier né de la gamme GX, deux ans après le GX7, s’adresse donc en priorité aux experts. Nous allons voir dans ce test terrain qu’un amateur averti sera aussi comblé par ses automatismes et ses facilités en conditions de lumière difficiles.

Un gabarit hybride assis entre deux chaises

Plutôt anguleux, looké comme un reflex des années 70-80 (comme souvent chez les hybrides), sans trop forcer le trait « vintage » non plus, le Panasonic Lumix GX8 est un peu gros (133 x 78 x 63 mm) et lourd (487g) pour un hybride (surtout en micro 4/3 : la force du format), mais reste plus compact qu’un reflex moderne. Le « cul entre deux chaises », diriez-vous ? Pas faux.

Le gabarit du Panasonic Lumix GX8 comparé

Le gabarit du Panasonic Lumix GX8 comparé avec un Sony Nex 6 et un Nikon D60

En principe, les photographes se dirigeant vers ce type de matériel (hybrides à plus de 1 000 €) sont à la recherche d’un second boîtier venant compléter leur reflex, avec une réelle recherche de compacité. Il s’agit de pouvoir l’emporter partout et tout le temps, d’être discret, d’éviter la multiplication d’objectifs. Autre usage, autre boîtier.

Pour le côté « tout-en-un », le GX8 joue fort bien son rôle grâce à son impressionnante fiche technique, mais côté compacité : on a vu mieux. Par exemple, les Sony Nex 6 et 7 ou plus récemment l’A6000, les Olympus OM-D E-M10 et E-M5 qui sont de très bonnes références ciblant les mêmes usages, à moindre coût. Mais là, on ne parle que d’usage et de dimensions.

Le gabarit du Panasonic Lumix GX8 comparé

Le gabarit du Panasonic Lumix GX8 comparé avec un Sony Nex 6 et un Nikon D60

À l’opposé, un petit boîtier reflex comme le Nikon D60 (en photo) est à peine plus volumineux. C’est surtout l’objectif (un 18-105 mm ici) qui lui fait prendre un sérieux embonpoint, et le viseur dans une moindre mesure.  Mais avec un petit 50mm fixe, la comparaison sera moins facile même si le GX8 restera clairement un cran en dessous en poids et en taille.

En revanche, on ne comparera pas le GX8 avec les compacts experts comme le Sony RX100 dont le capteur, la qualité de fabrication et les fonctionnalités ne jouent pas dans la même cour. Le segment n’est pas le même.

Ergonomie et fabrication

La prise en main du GX8 est plutôt bonne avec un demi-grip, largement suffisant pour son poids. Les boutons et molettes sont bien placés et les crans bien dosés. On regrettera juste la position du bouton d’enregistrement vidéo (encore !) qui se retrouve sur le dessus. Le tout petit bouton rouge, très plat, étant d’ailleurs particulièrement anecdotique et pas facile à trouver en tâtonnant, l’oeil collé dans l’objectif. Clairement, il n’a pas été pensé pour cadrer dans le viseur à chaud, mais plutôt en étant posé sur un pied, à l’aide de l’écran arrière OLED (1 040 000 points).

Lumix-GX8

Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l'hybride haute-technologie qui pardonne presque tout

L’écran arrière, monté sur rotule, est parfait. Idéal pour les selfies, les prises de vues acrobatiques en plongée ou en contre-plongée. Il permet aussi de protéger le LCD en le retournant. Que demander de mieux ?

Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l'hybride haute-technologie qui pardonne presque tout

Côté fabrication, on ressent tout de suite une sensation de robustesse grâce au châssis en magnésium et à des articulations qui semblent vraiment solides, au niveau du viseur et de l’écran arrière. Ce boîtier est vraiment rassurant. La fiabilité est au rendez-vous. On notera même une tropicalisation vraiment appréciable, car finalement encore assez rare pour un hybride. Mais à ce niveau de prix, c’est presque devenu indispensable.

À noter tout de même que le matériel de prêt qui nous a été confié comportait quelques traces d’usures. Des inscriptions s’effacent sur les objectifs, le métal est blanchi sur certains coins du boitier, avec même un petit accroc. Étant pour nous impossible d’estimer l’utilisation et l’attention portée à ce matériel avant nous, difficile de savoir si ces traces d’usures sont justifiées ou non. À confirmer avec le temps. Possesseurs de GX8 : n’hésitez pas à commenter cet article pour nous apporter votre éclairage.

Enfin, pas moins de 5 boutons de fonctionnalités personnalisées (« Fn ») sont disposés à tous les endroits stratégiques pour en faire une véritable machine de guerre personnelle.

Un viseur OLED de grande qualité

Un des grands avantages de ce GX8, c’est son viseur. Il couvre 100% du champ de vision avec un grandissement de 1,54x (ou 0,77x en équivalent 35 mm), soit encore mieux que le viseur d’un reflex plein format tout récent comme le Nikon D750. Après quelques jours de pratique, il s’avère vraiment précis et on se rapproche toujours un peu plus d’un vrai viseur à miroir de reflex, l’information digitale en plus, le réalisme visuel et le confort optique en moins.

Plus qu’un gadget, son articulation est vraiment appréciable. Quand on y a goûté, on a du mal à s’en passer. Que ceux qui ont déjà râlé en activant une fonction tactile non désirée, le nez glissant sur l’écran, lèvent la main ! Très pratique aussi pour faire des cadrages au ras du sol ou en contre-plongée.

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Pas de flash

Oui. Pas de flash… Ni intégré ni dans la boîte. On y gagne sans doute un peu en compacité (ce n’est pas flagrant là tout de suite) et c’est vrai qu’on s’en sort très souvent sans flash avec ce GX8. Mais quand même. Ça reste un point faible face à la concurrence (Sony A6000, Olympus OM-D E-M10 et même Fujifilm X-T10) qui n’est pas passée à côté, sans sacrifier la compacité pour autant. Le lumix G7, lui, n’a pas fait l’impasse sur le flash.

Des fonctionnalités à forte valeur ajoutée

Stabilisation et gestion du bruit électronique : le duo de choc

L’argument majeur de ce GX8 semble être la double stabilisation (capteur + optique) qui fonctionne en simultané, de façon complémentaire. Panasonic annonce en effet une stabilisation 3,5 fois supérieure au précédent modèle (GX7), en grand-angle. Ce n’est pas très parlant, car c’est plutôt en zoomant qu’on commence à en ressentir le besoin, mais ça annonce déjà un gros travail sur le plan technique.

Dans les faits, c’est clairement une des premières réussites notables lorsqu’on découvre ce boîtier. Il est tout à fait envisageable de prendre des photos de nuit, dans son salon avec un éclairage plutôt « cosy » et, même à faible vitesse (avec ce que ça implique, en principe, côté flou de bougé), par exemple autour de 1/10ème de seconde. Contrairement à ce qui devrait se produire, lors de notre test (voir les clichés de la bouteille ci-dessous) les images étaient très souvent nettes et restaient largement exploitables, même en zoomant avec le 14-140 mm, même à 6400 ISO. Belle prouesse.

Le GX8 dévoilera ainsi tout son potentiel en photo de concert (sans flash bien sûr !), en intérieur lors des repas de famille, lors des mariages, de nuit en extérieur, etc..

Vidéo et photo 4K

Pour les vidéastes il s’agit-là d’un des rares boîtiers abordables à proposer un vrai 4K UHD (3840 x 2160 pixels, 25 ips, 100 Mbits/s). Entrée audio, sortie casque et niveau sonore sont de la partie. Quand on vous dit que ce Lumix est un vrai touche-à-tout… Nettement moins orienté vidéo qu’un GH4, le GX8 a tout de même de sérieux atouts pour jouer la polyvalence et s’attaquer en toute confiance à la vidéo. À vérifier sur YouTube dans une vidéo de concert réalisée en 4K, dans des conditions de lumière difficiles, pour Panasonic par Daniel Berehulak : « Rhythm Revolution in 4K by Daniel Berehulak ».

Mais la 4K fera surtout plaisir au photographe avec la possibilité de shooter en continu (à 8 Mégapixels) pour ensuite sélectionner la meilleure image du lot, la plus nette, avec la meilleure expression de visage, etc. Difficile alors de rater son coup avec un bébé hyperactif, une action sportive rapide, un animal pas coopératif…

Panasonic Lumix GX8 - 4K photo

4K photo

Ces petits plus qui font la différence

Le « focus peaking » et l’assistant de mise au point manuelle sont deux fonctions vraiment intéressantes pour faire la mise au point manuellement, par exemple en condition de lumière particulièrement difficile ou dans le cas de compositions complexes ou d’effets de flou contrôlé. Avec une profondeur de champ très étroite (à grande ouverture), ces deux outils complémentaires vous aideront également à vérifier que l’élément important de votre composition (par exemple l’oeil de votre modèle) est bien net. Le « focus peaking » permet d’afficher des pixels colorés sur les zones les plus nettes de votre image tandis que l’assistant de mise au point va agrandir (zoom numérique) une zone de votre image pour vérifier avec précision sa netteté. C’est parfois mal géré sur certains boîtiers, mais le GX8 offre une expérience très fluide de ces assistances.

Un mode silencieux est également présent. Pas la peine d’en détailler le fonctionnement ou l’utilité, mais il faut avouer que c’est une option fort appréciable dans bon nombre de situations.

Nouveauté : le « Post focus » serait dorénavant disponible sur le GX8 avec la possibilité de corriger la mise au point après le déclenchement. Ajoutée à la fonction 4K photo, cette multiplicité des chances de réussir une image joue nettement en faveur des amateurs ou des experts très exigeants. Dans le futur photographique selon Panasonic, toutes nos erreurs et approximations seront pardonnées avec la possibilité de les corriger a posteriori. Un petit air de Minority Report, non ?

Réactivité

Côté réactivité, l’appareil s’en sort très bien au démarrage. C’est parfois (rarement) au niveau de l’autofocus que cela semble un peu pêcher en réactivité, quand la lumière commence à vraiment manquer ou sur un sujet manquant de contrastes. Là où un reflex comme le Canon 7D serait encore efficace. Rien de vraiment pénalisant à signaler pour autant. Rien de surprenant non plus pour un hybride, mais c’est un peu frustrant compte tenu de ses fortes capacités à shooter dans l’ombre. On n’était pas loin du sans-faute.

Nous ne citerons pas ici la flopée d’autres caractéristiques de l’engin, sa fiche technique constructeur suffira. Quelques évocations en vrac : écran tactile, Wifi, NFC, rafale à 10 images/sec, time-lapse, mode panoramique à 300°, mode MPO (3D),…

Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l'hybride haute-technologie qui pardonne presque tout

Plus que plus = trop ?

Pour un non-expert ou un photographe averti qui n’apprécie pas particulièrement de passer des heures à décortiquer la notice de son matériel, il y a erreur de casting. Pour bien utiliser le GX8 à fond il faudrait consacrer une bonne journée complète à la découverte de ses menus et prendre la peine de le configurer en détail, paramétrer les boutons de raccourcis personnalisés, les modes préréglés et le menu rapide. Sinon c’est la prise de tête garantie à fouiller dans les menus systématiquement ; à condition de se rappeler de ce qu’on avait lu et compris (si possible) il y a plusieurs semaines ou mois ! Pas gagné…

Et si trop de fonctionnalités tuaient la fluidité de l’appareil ? Avec ce type de boîtier, le photographe dispose de tellement de possibilités créatives et techniques, de menus et réglages, qu’il aura vite tendance à se noyer dans le paramétrage de son outil plutôt que de se concentrer sur ce qui fait le coeur de la photographie : le sujet, le cadre et la composition. La puissance technique, c’est le parti pris de Panasonic (et Sony). Ceux qui ne sont pas en phase avec ça iront voir du côté de chez Fujifilm ou de Leica pour les plus fortunés d’entre-vous.

Qualité des images

Panasonic a choisi d’équiper son hybride d’un capteur Live MOS 4/3 de 20,3 MP. Ce qui est largement suffisant pour de grandes impressions A3 voire A2 et des recadrages. Dans le segment des hybrides, à part les Sony A7 et quelques produits très haut de gamme, rares sont ceux qui proposent une telle définition.

La gestion du bruit électronique est assurée par le processeur spécifique de Panasonic : le Venus Engine. On constate donc forcément un lissage un peu dur au-delà de 1600 ISO quand on observe les images à 100%, surtout en Jpeg. En Raw le lissage est moindre (inexistant ?) et donc le bruit bien présent. Mais il est facile de le corriger, parfois au détriment de la netteté, avec un logiciel de traitement Raw comme Silkypix. C’est jouable sans trop de dégradations jusque 6400 ISO. Au-delà, le capteur ne tient plus vraiment la route : en Jpeg le lissage est trop prononcé et en Raw le bruit est trop visible dans les zones sombres. 6400 ISO ça laisse de quoi bien s’amuser. Surtout couplé avec la stabilisation en duo sur 6 axes.

Les aberrations chromatiques (ces franges bleutées sur les zones de fort contraste), sur les images produites à l’occasion de ce test, se sont faites assez rares ou discrètes. Très bon point.

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F5.6 1/15 ISO3200 140mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F5.4 1/60 ISO1250 12mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F8 1/640 ISO200 140mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F5.5 1/13 ISO3200 77mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F8 1/320 ISO200 40mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F8 1/100 ISO200 26mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F8 1/320 ISO200 140mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F8 1/250 ISO200 102mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F6.3 1/320 ISO200 14mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F11 1/1600 ISO200 14mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F11 1/400 ISO200 69mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F11 1/160 ISO200 19mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F5.6 1/40 ISO3200 140mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 - © Sylvain "Vuzz" Olivri

Test du Panasonic Lumix GX8 (F5.6 1/320 ISO320 140mm) – © Sylvain « Vuzz » Olivri

Quelle utilisation ? Quels objectifs ?

En voyage avec un objectif (un peu) encombrant, mais polyvalent comme le Lumix G Vario 14-140mm f/3.5-5.6 OIS, c’est un bon compromis. Avec de telles caractéristiques et un objectif aussi polyvalent, allant du grand-angle au téléobjectif (équivalent 28-280mm en 24×36), vous êtes paré pour vous confronter à tous types de circonstances, des paysages aux photos animalières ou sportives, en passant par les portraits. Un véritable couteau suisse photographique. D’autant qu’il est d’un gabarit et d’un poids très contenus (265g), étonnamment presque équivalent au 12-35mm.

En photojournalisme ou en photographie de rue, sa discrétion, son ergonomie permettant tous les angles de vue et sa relative compacité en feront un excellent allié. À utiliser de préférence avec un objectif fixe « pancake » (car très étroit) comme le 14 mm f/2.5 ou le 20 mm f/1.7 (équivalent respectivement à 28 et 40 mm en 24×36), le 12-35 mm f/2.8 OIS (presque aussi encombrant que le 14-140 mm, mais bien plus précis, si vous avez les moyens : autour de 820 €) ou encore les classiques, mais moins plébiscités, 12-32 mm f/3.5-5.6 OIS et 14-42 mm f/3.5-5.6 OIS, qui restent très compacts et légers.

Le système Micro 4/3 porté par Panasonic et Olympus a le vent en poupe. Efficacité maintenant largement prouvée, grand parc d’objectifs compatibles (on peut se fournir dans le catalogue de chacune des deux marques) et réelle compacité des optiques en font un excellent choix pour un hybride. À moins de ne jurer que par les grands capteurs, mais c’est surtout justifié pour du plein-format et moins pour de l’APS-C dont la valeur ajoutée est réelle, mais plus ténue face à du Micro 4/3.

3 objectifs Lumix pour le Panasonic GX8

3 objectifs Lumix pour le Panasonic GX8 (le 14-140 mm, le 12-35 mm et le 20 mm)

Synthèse des points forts et des points faibles du Panasonic Lumix GX8

Nous avons décidé, pour simplifier la lecture de nos tests et faciliter la comparaison entre les boîtiers, de conclure nos articles par une synthèse des points forts et faibles des appareils testés, puis d’une note sur 10. Certains points sont objectifs, d’autres plus subjectifs : nous n’avons pas LA réponse, mais vous proposons notre vision. N’hésitez pas à la compléter dans les commentaires !

Points forts

  • Qualité de fabrication et robustesse (à confirmer sur le long terme)
  • Excellent viseur
  • Écran arrière sur rotule très efficace
  • Bonne prise en main
  • Double stabilisation performante
  • Montée en ISO bien gérée (bruit électronique raisonnable jusque 6400 ISO) surtout en Raw
  • Des fonctionnalités hi-Tech vraiment utiles (4K photo, post focus…)
  • Mode automatique simple et efficace pour une photo express sans réglages

Points faibles

  • Pas de flash
  • Montée ISO moins bien gérée que certains concurrents APS-C sur le même segment tarifaire, voire moins chers
  • Beaucoup (trop ?) de boutons et menus très (trop ?) fournis
  • Paramétrage long et parfois pas évident

Test terrain du Panasonic Lumix GX8, l’hybride haute-technologie qui pardonne presque tout
16 février 2016
8.5/10

Nous sommes donc plutôt emballés par ce Lumix GX8 qui prouve encore une fois la maîtrise technique de Panasonic en matière de photographie petit format (compact, bridges et hybrides). Il y a très peu de choses négatives à dire de ce boîtier et il a fallu vraiment chipoter pour sortir quelques mauvais points. Il fait d'ailleurs partie des meilleurs appareils que nous vous conseillons dans notre guide d'achat hybride.


Ceci dit, c'est sur le plan du positionnement et donc du gabarit que le GX8 pourrait faire douter un éventuel acquéreur. Pour un tarif d'environ 1 000 € (boîtier nu) ou 1 300 € (en kit avec le 14-140 mm), le GX8 représente un bel investissement. S'il semble paré à bien vieillir dans le temps, à condition qu'on le protège et qu'on s'en occupe bien, reste à savoir si ce gabarit un peu volumineux répond aux attentes et aux usages des acheteurs qui lorgneront dessus. Des photographes qui n'auront pas peur de manipuler une véritable "usine à gaz" photographique.


Enfin, la question mérite d'être posée : pour préparer le repas au coin du feu en randonnée, mieux vaut-il un couteau suisse sur-équipé ou un très bon couteau bien aiguisé ?

8.5 Note globale
Le Panasonic DMC-GX8 : un hybride bien construit et puissant mais pas simple

Nous sommes donc plutôt emballés par ce Lumix GX8 qui prouve encore une fois la maîtrise technique de Panasonic en matière de photographie petit format (compact, bridges et hybrides). Il y a très peu de choses négatives à dire de ce boîtier et il a fallu vraiment chipoter pour sortir quelques mauvais points. Il fait d'ailleurs partie des meilleurs appareils que nous vous conseillons dans notre guide d'achat hybride.


Ceci dit, c'est sur le plan du positionnement et donc du gabarit que le GX8 pourrait faire douter un éventuel acquéreur. Pour un tarif d'environ 1 000 € (boîtier nu) ou 1 300 € (en kit avec le 14-140 mm), le GX8 représente un bel investissement. S'il semble paré à bien vieillir dans le temps, à condition qu'on le protège et qu'on s'en occupe bien, reste à savoir si ce gabarit un peu volumineux répond aux attentes et aux usages des acheteurs qui lorgneront dessus. Des photographes qui n'auront pas peur de manipuler une véritable "usine à gaz" photographique.


Enfin, la question mérite d'être posée : pour préparer le repas au coin du feu en randonnée, mieux vaut-il un couteau suisse sur-équipé ou un très bon couteau bien aiguisé ?

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  • GAUTHIER

    Merci pour ce test très complet. Comme vous le dites une belle usine à gaz mais je ne vois pas bien l’interet d’investir 1300€ dans un boitier sans miroir de ce gabarit. Si je devais un jour quitter mon reflex ( Nikon D7000) pour un sans miroir il devra avoir un gain considérable de poids et de dimensions pour tenir dans une poche, ce qui n’est pas encore le cas de nombreux mirorless. Un autre point rédibitoire pour moi c’est la latence constatée de la mise au point dans certaine situation. Pour l’instant quand je souhaite marcher léger je fais confiance à mon petit Fuji X20 qui m’épate de jour en jour et ceci pour 400€ et j’utilise mon Nikon dés que les conditions risques d’etre plus difficile coté lumière.

    • Hello Gauthier. Je partage ton point de vue sur le gabarit. Pour moi un hybride doit rester dans un format et un poids contenu sinon je ne vois pas l’intérêt. Mais les hybrides ne vont-ils pas finir par faire mieux (en dehors du viseur) qu’un reflex ? Auquel cas il ne s’agira plus d’un boîtier de complément mais d’un remplaçant de reflex. C’est sans doute l’objectif de Panasonic puisqu’ils ne produisent pas de reflex et misent gros sur le Micro 4/3.

      Pour la latence détecté sur la MAP, il a vraiment fallu que je le pousse dans ses retranchements pour détecter ça. C’est donc toujours moins efficace qu’un reflex (au même niveau de prix) mais clairement c’est quand même de plus en plus efficace comparativement à d’autres hybrides que j’ai pu tester.

      J’ai moi-même possédé un X20 mais le viseur ne me convenait pas du tout et le capteur était trop petit pour mon usage. Mais le rapport qualité-prix reste tout de même très bon !

  • Jérémie

    Salut et merci pour ce test très bien écrit et très complet.
    Tu ne veux pas faire la comparaison avec le RX100 de Sony car ils ne jouent pas dans la même cour. Est que tu peux préciser stp? J’ai un RX100M3 que j’utilisais pour un voyage autour du monde (léger et compact). J’en étais très très content. Je suis revenu et je reprends mes petits voyages ou je peux être un peu plus chargé. Je vais faire un safari en Afrique et je suis très intéressée par ce modèle. Mais peur d’être déçu tellement j’aimais mon compact. Qu’en penses tu?

    • Je n’ai eu le RX100 (le même que toi je crois) entre les mains que quelques heures donc je ne serai pas aussi précis qu’avec le GX8. Mais, en gros, il ne joue pas dans la même cour déjà par son gabarit, largement inférieur au GX8. Le RX100 tu le glisses dans n’importe quelle poche, même un jean. Pour glisser le GX8 dans une poche il faut une parka bien large et encore, il faudra prendre un petit objectif bien compact si tu veux que ça passe. La différence majeure est ici.

      Ensuite, vient la qualité de fabrication. Rien à voir. Le RX100 m’a donné une légère impression de fragilité. Surtout au niveau du viseur. Viseur que j’ai trouvé d’ailleurs loin d’être confortable et précis. Tout l’inverse du Panasonic.

      Ensuite, et c’est pour moi LE point qui m’a dirigé vers un Nex 6 plutôt qu’un RX100 au moment de mon achat, la taille du capteur du RX100 n’est pas suffisante pour faire les photos que j’aime, c’est à dire jouer sérieusement avec la profondeur de champ, comme avec un reflex. Tu peux avoir un léger flou d’arrière plan avec ce capteur 1 pouce (et pour certains c’est bien suffisant), mais c’est incomparable avec un Nex 6 (capteur APS-C) ou le GX8 (capteur micro 4/3). C’est indéniable.

      Il y aurait sûrement plus à dire mais ces 3 points sont déjà suffisants pour se faire une idée.

      SI ce que tu appréciais le plus dans le RX100, c’est sa compacité, alors reste sur le RX100. En matière de véritable (petit) compact expert, il y a peur d’adversaires à la hauteur (peut-être le Canon G5X et encore).

      Si tu penses pouvoir assumer un petit embonpoint, là la concurrence est rude entre les hybrides et les compacts experts mieux équipés. GX8 donc, mais aussi Panasonic GX7 ou LX100, Fujifilm X100, X-T10 ou X-T1, Olympus OM-D E-M10 ou E-M5, Sony Alpha 7 ou Alpha 6000… Tous de très bons choix, je pense.

  • Fabien

    Bonjour !

    Merci pour vos tests et comparatifs, ils m’ont vraiment aidés à faire une sélection pour mon futur achat !
    Cependant je n’arrive toujours pas à choisir entre les 3 hybrides suivant : Lumix GX8, Fuji XT-1 et Olympus OM-D EM-1…
    Je n’arrête pas de lire les tests et regarder les comparatifs de plusieurs sites, et dès que je me fixe, j’ai le malheur de tomber si un autre avis qui remet tout en question …

    Peut-être pourriez-vous me donner votre avis ?
    Voici mon profil : je suis graphiste et ça fait environ 3 ans que je m’intéresse vraiment à la photo avec un hybride entrée de gamme chez Panasonic qui m’a permit d’en apprendre beaucoup et d’en voir les limites avant qu’il ne me lâche (RIP).
    Je ne suis donc pas un expert, mais je veux tout de même investir dans un hybride de cette gamme de prix pour encore avoir de quoi apprendre et découvrir.
    Pour ce qui est de mon utilisation, je l’utilise au besoin pour mon activité, pour des voyages, mais majoritairement pour de l’exploration souvent de nuit et en sous-terrains.
    Je n’ai donc jamais acheté de reflex à cause de leur encombrement et la tropicalisation est un vrai plus pour moi (je ne suis pas trop du genre à mystifier mon matos pendant des mois après l’achat ^^).
    L’autonomie m’importe aussi lors de mes voyages et la vidéo aussi dans le cadre de mon activité.

    En ce moment c’est le GX8 qui me parait répondre le plus à mes besoins, mais quand mon ancien Lumix est mort, je voulais essayer de changer de fabriquant et vos commentaires sur les autres hybrides me font encore douter… Peut-être même suis-je passé à côté d’un modèle qui vous paraîtrait évidement (pas les Sony A7*** qui sont vraiment au-dessus de mon budget) ?

    Merci en tout cas pour tout votre travail !
    Très bonne journée !
    Fabien

    • Hello Fabien.

      Les modèles que tu cites sont tous très bons. Pas facile de t’en recommander un. D’autant que sur les 3 je n’ai testé moi-même que le GX8 pour l’instant. Tu as donc compris que mon avis était très positif sur celui-ci.

      J’entends cependant beaucoup de bien du XT-1, confirmé dans les tests sur le Net. Très solide, tropicalisé. Et sans doute le meilleur choix pour la qualité d’image.

      Pour l’Olympus, le point fort c’est le micro 4/3 et son parc d’objectifs très riche et de qualité. Il est aussi tropicalisé et costaud.

      Ces 2 boiîiers sont plus simples et efficaces que le GX8, je pense. Mais le GX8 propose techniquement de nombreuses innovations qui pourraient t’être utiles. A toi de voir.

      Tu sais qu’on trouve le premier Sony A7 à moins de 1000 € en boîtier nu maintenant ?

  • Roger

    Bonjour
    Cela fait 3 mois que j’ai acheté le gx8 et j’en suis satisfait. Cela m’a pris du temps de bien me familiariser avec toutes les possibilités offertes. Le manuel d’utilisation en Pdf fait plus de 300 pages avec heureusement des hyper liens. C’est un très bon et bel appareil acheté avec le 14-140mm. Il faudra le compléter avec un 25 mm pana.leica car le 14-140 pratique mais un peu juste.
    Autre point négatif que vous n’avez pas mentionné, il faudra vous munir pour les voyages de plusieurs batteries car très gourmand en énergie.
    J’en saurai plus après l’avoir teste au Vietnam

    • Merci Roger pour ce complément d’info. Je n’ai effectivement pas eu l’occasion de l’emmener suffisamment longtemps d’une source de courant pour évaluer réellement les ressources de la batterie. Je suis OK avec toi sur l’achat d’une focale fixe de bonne qaulité pour compléter le 14-140 bien pratique mais manquant de piqué, ouverture et de qualité générale moindre. Ceci dit, personnellement, avec un hybride, je ne prend toujours qu’un seul objectif (zoom ou fixe) pour garder une bonne compacité, mais pas les deux. Sinon, autant emmener mon reflex.

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