En jetant un rapide coup d’oeil à ses boîtiers reflex actuels, on peut dire que Nikon aime le plein format. Avec le D750, sorti en septembre 2014, Nikon propose un boîtier reflex 24×36 qui se positionne dans le petit trou créé entre les Nikon D610 et D810. Rapidement devenu l’un des boîtiers les plus appréciés chez Nikon (et souvent parmi les boîtiers professionnels les plus vendus), nous vous proposons un test terrain du D750 qui marque peut-être le retour du fils prodigue du plein format semi-pro.

Avant de commencer ce test, difficile de ne pas aborder le Nikon D700, ce boîtier plein format qui fait office de légende pour de nombreux utilisateurs. Sorti il y a plus de 7 ans, ce boîtier doté d’un capteur 24×36 12 Mpx et d’une robustesse à toute épreuve est encore très bien coté sur le marché de l’occasion, preuve que peu de photographes avaient jusqu’alors trouvé sa relève. La gamme D800 vise trop haut par rapport aux besoins de certains alors que les D600 et D610 n’ont pas exactement ce qui fait un bon boîtier professionnel.

Plus d’un an après la sortie du D750, il semblerait que ce boîtier soit véritablement le fils légitime du D700. Passons au test.

Prise en main et ergonomie

Lors de notre prise en main, le boîtier du D750 nous a semblé vraiment léger. Et ce n’est pas qu’une impression. Sur la balance (sans batterie), il pèse 750g, soit 324g de moins que le D700 et même 10g de moins que le Nikon D610 (760g).

Au niveau ergonomique, il s’agit d’un boîtier reflex professionnel Nikon et ici peu de choses évoluent radicalement, si ce n’est une poignée plus creusée et plus fine par rapport au D700. Cette poignée et son aspect ramassé participent à cette sensation de poids maitrisé, le photographe ayant l’appareil photo bien en main.

Sur le dessus de ce boîtier, le sélecteur de mode PSAM avec verrouillage de sécurité se trouve à gauche, comme sur les boîtiers experts D7100 et D610, alors que les D700, D810 et D4s disposent d’un trèfle sur cette partie, le choix du mode étant disponible via un bouton + molette. Ce choix de la part de Nikon est discutable certes, mais le D750 gagne tout de même deux modes personnalisés U1 et U2 qu’il est possible de configurer pour accéder à des réglages rapides. Le réglage de la balance des blancs et des ISO sont relayés sur la face arrière du boîtier.

Sous la molette de sélecteur de mode, le Nikon D750 dispose des mêmes possibilités de réglage de la cadence (prise de vue unique, rafales, mode silencieux, retardateur et miroir levé).

Pour le reste, l’ergonomie du boîtier est globalement très bonne et après quelques heures d’usage toutes les fonctions tombent bien sous les doigts, sans sortir l’oeil du viseur, sauf peut-être pour régler la valeur ISO. Pour cela, sachez que Nikon permet d’assigner la fonction de réglage ISO au bouton rouge dédié à la vidéo. Si vous ne l’utilisez pas, c’est une petite astuce qui pourrait vous servir.

Comme sur tous les boîtiers professionnels, de nombreux boutons dédiés et personnalisables permettent d’accéder aux fonctions de base, un véritable plaisir tant il est désagréable de devoir fouiller dans les menus pour faire un changement en cours de prise de vue.

Encombrement et finition

Comparatif D700 - D750

Comparatif D700 – D750 via Camera Size

En plus d’être plus léger, le boîtier est aussi plus petit que le D700 (140 x 113 x 78 mm au lieu de 147 x 123 x 77 mm) et Nikon a fortement travaillé la miniaturisation et l’arrangement des composants électroniques intérieurs afin de réussir ce tour de force. Il est même plus compact que le reflex expert APS-C D300s ! Mais sa perte de poids est surtout liée à une construction monocoque en alliage de magnésium avec usage la fibre de carbone pour la façade avant, ce qui le rend léger tout en étant assez robuste. Comparé au revêtement en polycarbonate sur châssis en alliage de magnésium du D610, ce boîtier est taillé pour durer.

Son obturateur est indiqué comme bénéficiant d’une durée de vie de 150 000 déclenchements, ce qui devrait convenir même aux fous de la gâchette. Comme sur tous les boîtiers reflex Nikon, un flash intégré permet de dépanner en fill-in et de contrôler des flashs distants.

Avec de nombreux joints d’étanchéité, le Nikon D750 pourra être utilisé sans problème dans des conditions où l’humidité et la poussière sont présentes. Cette année, nous l’avons testé à la montagne, mais il aurait pu sans problème subir le test du D810 en Islande sous une pluie non-stop. Il ne faut simplement pas oublier d’utiliser des objectifs tropicalisés, car sinon l’eau peut rentrer par l’objectif.

La prise en main générale est toujours très bonne sur ce type de boîtier qui jouit ici d’un encombrement et d’un poids très réduit.

Fonctionnalités

Le D750 est le premier boîtier plein format de Nikon à disposer d’un écran orientable. Équipé d’une dalle de 3,2 pouces de 1 229 000 pixels, cet écran s’incline jusqu’à 90° vers le haut et 75° vers le bas. Cela permet de réaliser des photos de plongée ou contre plongée tout en gardant un œil sur le résultat en mode Live View.

DSCF9378

Cet écran lui donne un petit air de reflex amateur, mais sa construction est de très bonne qualité, sûrement parce qu’il se limite à un mouvement sur un seul axe haut/bas. Impossible donc de l’utiliser pour faire des selfies, mais ce n’est pas vraiment ce que l’on demande à ce type de boîtier.

Par contre, l’écran orientable nous a parfois posé problème pour sortir l’appareil photo d’un sac. Dans certaines configurations, il nous est en effet arrivé d’attraper l’écran avant le boîtier. À noter qu’il n’est également pas possible de le retourner complètement pour le protéger et qu’avec cet écran orientable il n’est pas possible d’utiliser une protection en plastique comme sur les précédents modèles.

Parlons maintenant du viseur du D750. Il offre une couverture à 100% de l’image avec un grossissement de 0,7x, soit une belle évolution par rapport à la couverture de 90% du D700. Il s’agit du même viseur que celui présent sur les D800 et D810. Cependant, le D750 n’offre pas d’oeilleton circulaire, mais utilise le viseur rectangulaire du D610. La version circulaire dispose d’un petit volet refermable qui vient obstruer la lumière venant de l’arrière du boîtier, une fonction utile en cas de pose longue pour éviter les fuites de lumière. L’option existe bel et bien sur le D750, mais il faudra enlever le caoutchouc du viseur et placer le cache en plastique qui se fixe généralement sur la sangle de l’appareil. À l’intérieur du viseur, les informations sont affichées clairement avec un bon contraste, même en pleine journée.

En matière de connectivité, le D750 dispose désormais du WiFi, une nouveauté dans la gamme des boîtiers plein format chez Nikon. Fini le module externe à brancher pour partager ses images via le WiFi ou prendre le contrôle du boîtier (avec retour visuel sur un smartphone par exemple).

Au niveau connectique, le D750 dispose de l’USB 2.0 (pourquoi pas l’USB 3.0), du HDMI non compressé, d’une prise micro et d’une prise casque au format 3.5mm et d’un connecteur pour télécommande filaire. Deux compartiments pour cartes mémoires SD (SDXC UHS-I) sont disponible avec les options classiques de double copie, débordement, RAW sur l’une et JPEG sur l’autre, etc. La prise de synchro flash est absente et si vous souhaitez l’utiliser il vous faudra acheter un adaptateur.

En mode vidéo Live View, le D750 offre une sortie non compressée jusqu’en full HD 60p (avec réglages intermédiaires), exposition manuelle, zebra, un Picture Control uniforme et micro stéréo. Seule la 4K est absente du tableau. En revanche, toujours pas de focus peaking.

Enfin, le Nikon D750 permet de régler l’ISO sur une position automatique – fonction très agréable. Il vous suffit de choisir la plage de valeurs ISO que peut couvrir l’appareil lors de la prise de vue et ce dernier adapte les ISO automatiquement et en prenant en compte une valeur basse pour votre vitesse d’obturation – par exemple si vous ne voulez pas descendre au-dessous de 1/100s. En prime, cela vous permettra de ne pas garder votre boîtier sur une valeur ISO élevée après une séance nocturne et vous en rendre compte seulement après avoir pris une centaine de photos le lendemain en plein soleil à ISO 6400…

Performances et qualité d’image

Passons maintenant aux performances et à la qualité d’image du Nikon D750. Comme nous le disions en introduction, le D750 utilise un nouveau capteur de 24 Mpx, soit deux fois plus de pixels par rapport aux 12 Mpx du D700. Selon Nikon, ce capteur n’est pas le même que celui utilisé dans le D610 ou le Sony A7. Il dispose également d’un filtre passe-bas. 24 Mpx est sûrement la résolution idéale et offre un très bon compromis avec des images bien définies pour un poids de fichier contrôlé.

Des performances de haut vol

Si Nikon a positionné le D750 comme son boîtier plein format semi-pro, il hérite cependant de nombreux composants issus des D810 et D4s. En vidéo, il fait ainsi jeu égal avec le D810 et nos remarques sont donc les mêmes que pour le D810 : full HD jusqu’à 60 fps et dès ISO 64, profil vidéo FLAT, deux micros pour enregistrer en stéréo et fonctions logicielles dédiées aux vidéastes comme le mode zebra.

1/160s f/2,8 ISO 12800 – 50mm

L’autofocus du D750, le Multicam 3500 FX II, est issu du D810 et du D4s tout en proposant une petite mise à jour. Dans les faits, cet AF à détection de phase doté de 51 collimateurs est très réactif tout en étant plus sensible que les D810/D4sjusqu’à -3 IL en basse lumière – ce qui permet d’accrocher son sujet même dans des conditions d’éclairage difficiles pour l’oeil humain. Durant nos tests en basse lumière nous avons été convaincus par la vitesse d’autofocus malgré l’obscurité. Par contre, en utilisant le mode Live View, l’AF est moins performant.

Le D750 dispose du mode AF groupé pour fusionner cinq collimateurs adjacents et la mesure de lumière se fait avec une matrice de 91 000 points (tout comme les D810 et D4s, bien plus comparé au D610 qui n’a que 2016 points. Cela permet ainsi d’obtenir des images mieux exposées.

Le processeur utilisé est l’Expeed 4A (une version similaire à celui du D810) et le boîtier dispose d’une plage de sensibilité allant de 100 à 12 800 ISO (extension jusqu’à 51 200 ISO).

Pour la rafale, le boîtier mitraille à 6,5i/s même en RAW, une belle amélioration par rapport aux 5i/s du D700 et aux 6i/s du D610. Seul le D700 doté de son grip permettait d’atteindre les 8i/s.

Nikon D750 – 1/1000s f/8 ISO 100 – 16mm – © Damien Roué

Pour les amateurs de vitesse, il est important de noter que le boîtier ne va pas au-delà de 1/4000s là où le D700 va jusqu’à 1/8000s. En synchro flash, la vitesse maximum est de 1/200s contre 1/250s pour le D700. Sur ces points, le D700 fait donc toujours mieux que le D750.

Pour rappel, la vitesse de synchronisation flash est la vitesse d’obturation maximale tolérée par le flash, soit celle où le premier rideau de l’obturateur est en bout de course et où le deuxième rideau n’a pas encore commencé la sienne. Si vous allez au-delà, vous verrez une partie de l’image assombrie, comme voilée par… un rideau noir.

En parlant d’obturateur, le bruit du déclenchement, bien que moins sonore que le D810, reste assez bruyant, même en mode Quiet. Si vous souhaitez rester discret, ce boîtier n’est pas pour vous.


Qualité d’images

Pour tester le Nikon D750 sur le terrain, nous l’avons emmené pour une sortie raquette dans les Pyrénées durant une journée d’hiver froide et ensoleillée. Voici quelques photos réalisées avec un 16-35mm f/4 VR. Il s’agit de versions JPEG générées par Lightroom 6 à partir des RAW du boîtier auxquels nous avons appliqué le profil Standard de Nikon.

Cliquer sur les images pour voir une version plus grande

Nikon D750 – 1/125s f/22 ISO 100 – 27mm – © Damien Roué

Nikon D750 – 1/2000s f/4 ISO 100 – 16mm – © Damien Roué

Nikon D750 – 1/1000s f/8 ISO 100 – 17mm © Damien Roué

Nikon D750 1/800s f/8 ISO 100 – 16mm © Damien Roué

Nikon D750 – 1/100s f/13 ISO 100 – 16mm – © Damien Roué

Nikon D750 – 1/1000s f/8 ISO 100 – 35mm – © Damien Roué

Nikon D750 – 1/800s f/4,5 ISO 100 – 24mm – © Damien Roué

Nous avons également testé le boîtier dans des conditions urbaines à Paris la journée avec un 24-70mm f/2.8 et un 50mm f/1.8 :

1/4000s f/2.8 ISO 100 – 40mm

1/1600s f/5 ISO 100 – 24mm

1/1250s f/2,8 ISO 100 – 70mm

1/400s f/2,8 ISO 100 – 85mm

1/1000s f/1,8 ISO 100 – 85mm

1/1000s f/5 ISO 100 – 70mm

1/640s f/4 ISO 320 – 70mm

Comme vous pouvez le voir, le capteur plein format de 24 Mpx permet d’obtenir des images très bien définies. Pour les photos de neige, nous avons volontairement surexposé de 1/3 EV afin d’obtenir une neige bien blanche, car tous les boîtiers sont facilement trompés par la luminosité de la neige et sous-exposent automatiquement un peu la scène.

Le rendu général est très plaisant avec un très bon microcontraste (ou piqué) et surtout une très bonne plage dynamique. Avec 24 Mpx on peut également facilement recadrer son image ou la redresser sans se soucier de la résolution. La balance des blancs est également plutôt bien interprétée par le boîtier en mode auto, même si dans certains cas elle reste perfectible.

Un petit mot sur l’autonomie. Le Nikon D750 utilise la batterie EN-EL15 qui est désormais utilisée par de nombreux boîtiers Nikon : D7100, D600, D610, D800 et D810, rien que cela ! Nikon indique une autonomie de 1230 vues dans des conditions normales. Nous n’avons pas pris autant de photos avec ce boîtier, mais l’autonomie semble correspondre aux chiffres annoncés par Nikon, ce qui est un très bon point.

Une excellente gestion du bruit numérique

Tester le D750 sans l’emmener pour une virée nocturne aurait été une grave erreur de notre part. Le boîtier a une plage ISO native de 100 à 12 800 ISO (extension jusqu’à 51 200 ISO).

Nous avons ainsi testé le boîtier dans des conditions terrain et en très faible lumière et les résultats sont très bons. Même à 3200 ISO, le bruit numérique est encore marginal et on obtient des images très propres.

Cliquer sur les images pour voir une version plus grande

1/100s f/2,8 ISO 1600 – 50mm

1/100s f/2,5 ISO 2500 – 50mm

1/100s f/2,8 ISO 3200 – 50mm

1/80s f/2,8 ISO 6400 – 50mm

1/25s f/4,5 ISO 6400 – 50mm

À 6400 ISO, l’image est encore parfaitement exploitable, mais on observe une montée du bruit numérique un peu plus importante.

1/400s f/2,8 ISO 12800 – 50mm

1/160s f/2,8 ISO 12800 – 50mm

À 12800 ISO, le bruit est bien plus présent et on commence à perdre en contraste.

Mais soyons honnête : à moins de réaliser des agrandissements ou des tirages papiers grand format, le bruit numérique est pour nous tout à fait plaisant, même à 12800 ISO. On est d’ailleurs en présence d’un bruit presque « agréable », car il y a très peu de bruit chromatique qui vient dénaturer le rendu de l’image.

Comparatif ISO

Comparatif ISO 3200 / 6400 / 12800 – Cliquez sur l’image pour la voir en grand

Au-delà, nous sommes dans les valeurs H1 et H2 et pour ces dernières la qualité de l’image se dégrade rapidement (nous n’avons pas pris de photos à ces valeurs). On utilisera ces seuils lorsqu’il faudra véritablement saisir une action en pleine nuit. Avec une retouche et un traitement du bruit numérique, ces images ne sont cependant pas du tout à jeter à la poubelle.

Cette remarque n’est pas seulement liée au D750 : les boîtiers plein format sortis ces deux dernières années chez Nikon ont fait de véritables progrès en termes de gestion du bruit numérique. Ils offrent ainsi de nouvelles opportunités aux photographes souhaitant se passer de flash pour éclairer leur scène, un vrai régal.

Fichiers RAW

Pour vous rendre compte de la richesse des fichiers RAW de ce boîtier, voici quelques images au format RAW que vous pouvez télécharger afin d’évaluer la plage dynamique du boîtier.

Image 1Image 2Image 3

À noter que le D750 n’offre pas la possibilité de photographier dans un format RAW plus léger (le sRaw) comme le propose le D810. Mais ce besoin ne se fait pas ressentir, car les fichiers RAWs du D750 sont bien plus légers (environ 25 Mo).

A quel photographe s’adresse le Nikon D750 ?

Le Nikon D750 est un reflex 24×36 polyvalent et performant qui s’adapte à de nombreuses conditions. Malgré tout, il a été positionné par Nikon entre deux boîtiers également très performants : les Nikon D610 et D810. Pour Nikon, ce dernier est un appareil photo « rapide, polyvalent et réactif ». Et nous sommes d’accord sur ce point.

Si vous recherchez une définition d’image à crever le plafond dans un boîtier full frame, le Nikon D810 est le spécialiste. Comme nous le disions en conclusion de notre test, ce boîtier « s’adresse aux photographes exigeants et à la recherche de la qualité optimale ».

Avec le Nikon D750, vous bénéficiez cependant de très nombreuses fonctionnalités présentes sur le D810 et mis à part un capteur sans filtre passe-bas de 36 Mpx, il n’y a honnêtement que très peu de choses que le D750 ne puisse pas faire, si ce n’est sa synchro flash et sa vitesse d’obturation max plus basse. En bref, vous disposez de la qualité et du savoir-faire des D4s et D810 dans un boîtier moins cher et plus transportable.

Enfin, si le D610 est censé être le boîtier plein format « abordable » de Nikon, aujourd’hui la différence de prix entre les deux boîtiers nus est de 700€. C’est à la fois beaucoup et peu lorsque l’on voit que le D750 dispose du WiFi, d’un écran orientable, d’une meilleure montée en ISO, d’une meilleure autonomie, tout cela pour un poids moindre.

Ce D750 est pour nous le boîtier idéal pour un photographe qui souhaite faire du reportage, de la photo de paysage, un peu de studio de temps en temps, etc., et bénificier de la qualité et du confort du plein format. Il s’agit sûrement du juste équilibre trouvé avec le Nikon D700 et que Nikon semble avoir retrouvé, 7 ans après, avec le Nikon D750.

Le Nikon D750, boîtier reflex performant et digne successeur du D700

En sortant le D750, Nikon avait la lourde tâche de proposer un boîtier reflex plein format capable de succéder au D700, ce boîtier de légende utilisé par toute une génération de photographes experts et pros.

Verdict ? Vous l’aurez compris, nous sommes séduits par le D750 qui est un reflex plein format performant, équilibré et léger.

Nikon nous propose avec le D750 le boîtier de la maturité</strong>. C’est comme si le constructeur avait frappé trop haut avec le D810, puis trop bas avec le D610, avant de trouver le juste milieu avec le D750.

Malgré tout, si nous sommes enthousiastes sur les performances et la qualité d’image de ce boîtier, il lui manque un peu d’espièglerie et d’audace pour faire un sans faute, car son chemin était tout tracé par les boîtiers précédemment sortis. Réalisé à partir des pièces de ses ainés, il aurait pu proposer plus d’innovations qu’un simple nouveau capteur, le WiFi et un écran orientable.

Disponible nu aux environs de 2000€, il est cependant certain que nous entendrons parler pendant de nombreuses années du D750, comme ce fût le cas avec le D700.

Test du Nikon D750, le reflex plein format digne successeur du D700
Qualité d’image excellenteFabrication robuste tout en étant légerWiFi intégréAutofocus performantBonne qualité d’image jusqu’à 6400 voire 12800 ISORafale de 6,5 i/s en RAW, JPEG, RAW + JPEGBonne autonomie
AF toujours un peu lent en Live ViewObturateur limité à 1/4000s et synchro flash à 1/200sMode vidéo standard et peu innovantUSB 2.0 au lieu de l’USB 3.0Pas de bouton AF-ONEncombrement global restant important, même s’il y a de gros progrès
9.5Note finale
Avis des lecteurs 0 Avis
0.0
  • Mathieu

    « En mode vidéo Live View, le D750 offre […] focus peaking […] », je
    ne crois pas que le D750 dispose du focus peaking même en live view.

    7 ans après le D700 je ne sais pas si c’est pertinent de continuer à les comparer. Bel article et photos sinon bravo !

    • Merci Mathieu, c’est en effet une erreur de notre part, le D750 n’a toujours pas de focus peaking…

  • Jerome Milac

    Bravo pour ce test complet. Je déplore toutefois la disparition du bouton AF-ON depuis le D700, oh combien utile.

    • On est d’accord, quel gâchis !

    • Marie

      Mais ne peut on pas régler le bouton AE-L/AF-L sur AF on?

  • cb

    « encore très bien côté sur le marché de l’occasion »
    juste par amour du français, je précise que le participe passé ‘coté’ ne prend pas d’accent circonflexe !

  • GAUTHIER

    je n’arrive pas à comprendre que sur un appareil d’une telle qualité destiné clairement aux amateurs experts éxigeants, NIKON puisse faire l’impasse sur l’AF-ON et sur une vitesse maxi de 1/6000 S.ou alors pour protéger le D800?

    • Nous non plus, en plus il y a la place pour le bouton 🙁

  • ul

    Je ne comprends pas ce qui vous permet de conclure que le D610 a une ergonomie « entrée de gamme » que le D750 n’a pas.
    En termes de commandes les 2 boitiers sont quasiment identiques le D750 perdant même en ergonomie d’affichage dans son écran top lcd de taille réduite qui ne permet pas d’afficher certaines informations pourtant très importantes comme le mode AF par exemple. Le fait de devoir utiliser l’écran arrière lui confère selon moi une connotation encore plus « amateur ».

    Sur la montée en ISO comparativement au D610 faite vous référence à des fichiers RAW ou à des fichiers jpeg qui pourraient être traités différemment (plus lissés dans le D750 à cause de son processeur plus puissant par ex)

    Enfin le revêtement en polycarbonate sur châssis en alliage de magnésium du D610 est-il moins robuste que celui du D750? Vous n’apportez pas de conclusion sur ce point.

    • Bonjour ul. Merci pour ton feedback.
      En effet, après réflexion j’ai enlevé cette phrase sur l’ergonomie car les deux boîtiers sont presque similaires en effet.
      Sur la montée en ISO nous parlons des fichiers au format RAW car les Jpeg, si l’option est activée, disposent d’une réduction du bruit.
      Enfin, la construction monocoque (un seul bloc) du D750 et l’usage de la fibre carbone est censé être plus robuste (et plus léger) mais ici nos tests sont limités car nous ne voulons pas tenter de casser les appareils que nous testons 😉

  • Chemins de voyage

    Dans la wishlist de 2016, je passe au full frame. Le D610 longtemps convoité laisse la place à la folle envie d’acquérir le D750… Merci pour ce test très complet qui m’aidera sans doute à passer à l’acte très vite 🙂

  • Charles Keller

    Bonjour, suivant vos conseils, me voilà l’heureux possesseur de ce boitier équipé du 50mm f/1.8 (hé oui, j’ai cassé ma tirelire). Par contre sauriez-vous quelle protection utiliser pour l’écran? Je suis peut-être un peu trop méticuleux et soigneux de mon matériel, mais vu le prix, je préfère le protéger correctement. Merci pour votre test et d’avance merci pour votre éventuelle réponse. Bonnes fêtes de fin d’année.

    • Marie

      Camgloss, film protecteur pour écran LCD, on en trouve aux dimensions de l’écran et s’il est plus grand ça se recoupe très bien.
      pour info 3 pièces pour écran 3.5 m’ont couté 6.90€ chez le photographe et pour le même pris il me l’a installé

    • Charles Keller

      Merci Marie pour le renseignement et bon réveillon.

  • Gerard

    Damien Bonjour,
    Je réalise des photos de tous les jours ( portrait, photo de rue, de famille, évènement, mariage, fête d’écoles etc ……….)
    J’adore les clichés avec un jolie bokeh et surtout d’une qualité a faire pâlir!.
    Je suis et reste un amateur cela est une passion. Au niveau tarif, je n’ai pas de limite mais je souhaite rester résonnable !.
    Etant pentaxiste depuis de nombreuses années, je veux changer de marque et passer à autre chose.
    J’étais parti sur la configuration suivante

    Boitier Nikon : D750
    Objectif fixe : SIGMA 35mm f/1.4 DG HSM ART
    Zoom Nikon : AF-S 24-70mm f/2.8 E ED VR
    Mais a choisir ?

    D750 ou D810 ? d’où ma question

    • Bonjour Gérard, pour avoir les deux au studio, je préfère largement le D750, il a une meilleure ergonomie, et la quantité d’informations capturées sur les fichiers et juste impressionnante ce qui laisse une marge de récupération de détails en post production bien plus importante qu’un D810. Le D810 est un excellent boîtier mais qui laisse un peu moins de place aux approximations.

    • Gerard

      Arthur Bonjour,

      Merci pour ses précieux renseignements

  • Francois59

    Bonjour,
    Tout d’abord, bravo pour ce site que je découvre et qui est très agréable, à la fois synthétique, pédagogique et précis. Je suis nikoniste depuis toujours (j’ai commencé avec un nikkormat ft2 en 1979…), et j’ai actuellement un F100…eh oui, je ne suis pas encore passé au numérique, étant très attaché à ma gamme d’objectifs. Cette année j’ai décidé de franchir le pas, en optant pour le plein format afin de continuer à utiliser autant que possible mes objectifs. Je fais principalement de la photo de paysage, notamment l’architecture des villes, et un peu de photo animalière. Le D750 me tente bien, j’ai toutefois une hésitation car je suis intéressé aussi par la photo d’oeuvres d’art en lumière ambiante (fresques, mosaïques, peintures…). Pour ce type de photos, pensez vous qu’il y ait un grand écart de qualité avec le D810 ? Seconde question, j’aime bien photographier en noir et blanc : avez vous fait des essais avec le D750 et avez vous des remarques particulières sur ce plan ?
    Un grand merci pour vos avis et conseils !

    • Bonjour Francois. Ce boîtier est très polyvalent et vous n’aurez pas de problème avec les sujets photographiés. Pareil pour les photos d’oeuvres d’art, je ne conseillerai le D810 seulement aux personnes qui font de la photo type reproduction de tableau de manière régulière. Mais seulement moi, mieux vaut rester sur le D750.
      Pour le noir et blanc, non je n’ai pas fait de test car je shoote en RAW et j’applique ensuite les réglages noir et blanc sur ordinateur. Les fichiers du D750 ont cependant une belle plage dynamique donc pas de problème à ce niveau là non plus.

  • Webvince Vincent-r

    Très bel essai qui me fait décidément pencher encore plus vers ce boitier en remplacement de mon vénérable D90… Sérieux bond me direz vous !
    Ceci étant, je me demande si la différence de « qualité » justifie la différence de prix avec le D610 ?
    En même temps le D750 est sans doute un choix plus pérenne… Bien que totalement déraisonnable pour un modeste amateur ?

    • Alexandre Verbeke

      Bonjour Vincent,
      j’ai les deux, le D750 a beaucoup d’arguments justifiant la différence de prix avec le D610, pas tant sur la qualité d’image puisque les deux jouent quasiment dans la même cour avec des capteurs 24MP donnant des images très similaires mais surtout sur l’AF bien plus à l’aise en basse lumière et plus rapide, la mesure d’expo plus précise (même si celle du D610 est déjà très bonne), les possibilités vidéos comme le micro stéréo au lieu du mono du D610, une plus grande autonomie et des gadgets intéressants (wifi et écran inclinable).

      Le D610 est un bon boitier pour seconder un D800/810 ou un D4/5, à la rigueur un D750 (et encore c’est parce que le D750 n’existait pas encore que j’avais d’abord choisi le D610). Mais si c’est pour n’avoir qu’un seul boitier, comme je viens de le dire je choisirais plutôt le D750 à moins d’avoir besoin de l’écart de prix pour acheter un meilleur objectif, c’est sûr que 800€ de diff c’est quand même un gros écart. Pour résumer si tu peux mettre la différence pour prendre un D750 sans t’empêcher d’acheter un bon objectif à côté, tu peux y aller pour le D750, autrement le D610 reste un très bon appareil pour entrer dans le plein format 😉 .

  • Pingback: Lightroom 6 : le point sur les rumeurs()

  • Michel Pariss

    bonjour néophyte … j hésite entre le D7200 ou le D7300 prévu prochainement ….et le D750-(hormis question de prix) merci pour les conseils cordialmente

    • Bonjour Michel. La différence principale entre ces boîtiers c’est que l’un est un APS-C (D7200) et que l’autre est un plein format. Tu peux lire deux articles sur les différences :
      https://phototrend.fr/2016/01/mp-159-choisir-reflex-apsc-vs-reflex-plein-format/
      https://phototrend.fr/2013/09/mp-46-comprendre-le-full-frame-et-ses-avantages/
      Selon ta pratique, tu verras qu’un APS-C ou plein format est plus adapté.
      Sur le reste, ce sont deux très bons appareils photo 😉

    • Michel Pariss

      merci pour la réponse sur le nikon d7200 je vois souvent un kit avec le nikor 18 -105 .lu ..(certains défauts comme bague plastique) mais trouve une grande différence de prix avec un objectif 24-120 pourquoi !!!merci

    • Alexandre Verbeke

      Bonjour Michel,

      le D7200 est encore assez récent, le D7300 a peu de chance de révolutionner la gamme (en fait même les D7100 et D7000 sont encore très performants). Si l’APS-C est plus adapté à ton usage et que tu as le budget d’un D750 il vaut mieux voir le D500 plutôt qu’attendre le D7300, mais si tu es tenté par le plein format le D750 est le meilleur en qualité/prix bien que le D610 soit toujours d’un très bon niveau pour moins cher.

      Le 18-105 est un objectif pour APS-C en plastique avec ouverture glissante f/3.5-5.6, le 24-120 f/4 est conçu pour plein format, mieux construit avec une ouverture constante et une qualité supérieure ce qui explique son prix, bien que Sigma propose un 24-105 f/4 moins cher et encore meilleur (son seul reproche par rapport au Nikon est de ne pas disposer de joints d’étanchéité pour les conditions extrêmes mais en usage courant et bien entretenu ça reste un confort non indispensable).

    • Michel Pariss

      bonjour donc je faire le choix du D7200 ou peut être attendre quelques jours pour voir la sortie du D7300 ..si sortie il y a par contre je vois des offres avec l objectif 18/105 et je trouve une grosse différence de prix en tre le 18/105 et l objectif se rapprochant le plus 24/120 mais une différence de prix importante question pourquoi !!!!cet objectif est il supérieur et que cela justifie ce prix !!!! cordialement Michel

      Le 8 mars 2017 à 14:57, Disqus a écrit :

    • D’après ce que j’ai pu lire, le 24-105 offre une meilleure qualité d’image ainsi qu’un meilleur AF. Mais n’ayant jamais pu l’avoir entre les mains je ne peux confirmer cela à 100%.

  • Oriana Vincent

    Bonjour!
    J’hésite depuis quelques mois à acheter cet appareil photo, ma question est peut-être anodine mais est-ce que cela vaut le coup d’acheter neuf un boitier qui n’est pas si récent (plus de 7 ans, comme mentionné dans l’article), il y a t’il des risques de latence ou autres problèmes quelconques ?
    J’ai essayé de me renseigner quant aux nouveautés que pourraient proposer Nikon pour cette année 2017 et je n’ai pas trouvé d’informations mentionnant qu’un hypothétique successeur pourrait voir le jour!

    Qu’en pensez- vous ?

    Merci de votre attention, bonne journée!

    • Le D750 date de 2014, pas de 2010 😉
      Pas de risque d’acheter ce boîtier, il fait partie des meilleurs plein format, même 3 ans après sa sortie.

    • Alexandre Verbeke

      Bonjour Oriana,

      Comme dit Damien, le D750 est un excellent boitier. En ce moment, Nikon est en restructuration donc peu de rumeurs circulent mais il n’y a pas de raison qu’il n’y ait pas de successeur (en fait il y en a déjà eu sur un potentiel D760 il y a peu de temps). L’absence de nouveautés n’est pas forcément mauvais signe, les derniers boitiers Nikon sont toujours en haut de classement et les rares fois où un boitier FF a été renouvelé rapidement en général ça signifie un défaut de fabrication (exemple du D600). Actuellement, Nikon est plus attendu sur le renouvèlement de ses optiques que sur ses boitiers.

  • delaye jean-pierre

    bonjour,
    Je souhaite afficher le posemètre sur l’écran du live view de mon D750, comment faire ?
    Merci de vos conseils,
    Bonne journée,
    Cordialement,JpPierre