Voici la question que tous les curieux aimeraient poser aux photographes qui partent en expédition pour couvrir une guerre. Umit Bektas, qui a intégré l’armée américaine en Afghanistan, a joué le jeu et a témoigné sur le blog photo de Reuters.

Au moment où il a été informé de sa mission, Umit avait un peu de temps pour se préparer et a commencé par rédiger une liste. Un des points les plus importants pour lui était de savoir ce qu’il devait emmener dans ses bagages. Dans ce genre de mission, il faut voyager extrêmement léger et le choix est donc très difficile à faire.

Faut-il prendre cet objectif plutôt que celui-là ? Et si mon boîtier tombe en panne, que se passe-t-il ? En gros, le photographe doit se parer à toute éventualité, en évaluant les probabilités de panne pour chaque élément de son matériel.

Umit Bektas a d’ailleurs contacté des photographes qui étaient déjà allé sur le terrain pour obtenir des conseils. Et Ahmad Masood, qui est basé à Kaboul, lui a très rapidement renvoyé une liste de ce qu’il devait prendre avec lui, ainsi que d’autres très bons conseils. En tête de liste se trouvait bien entendu le casque et le gilet pare-balle, éléments indispensables pour accompagner les troupes armées sur le terrain et qu’il fallait mettre dans un sac à part.

Dans un second sac, Umit Bektas a mis tout l’équipement photo que l’on peut voir plus haut. Il ne faut pas oublier qu’en plus de l’équipement de prise de vue que sont les appareils (multiples boîtiers + objectifs), il faut également emporter tout son matériel permettant de traiter, stocker les photos. En plus de ces 3 appareils (seulement 2 sur la photo, mais je suspecte que le 3ème serve à prendre la photo), Umit a emporté un enregistreur audio et une caméra GoPro, utiles car il devait également effectuer un documentaire multimédia.

Pour le matériel de transmission, deux portables valent mieux qu’un, et Umit a donc ajouté à son ordinateur standard un petit netbook. Une grosse multiprise fait également partie du voyage, car tout ce beau monde a besoin d’électricité pour fonctionner. D’ailleurs, chaque chargeur et batterie est emmené en double, pour pallier tout problème.

Faut-il emmener le trépied, cet élément indispensable mais parfois un peu trop encombrant ? Dans le doute, Umit conseille de choisir un trépied qui ne prend pas trop de place, et qui permettra au moment venu de pouvoir faire des poses longues, comme c’est le cas pour cette photo montrant des soldats discutant autour d’un feu de camp.

Bien entendu, il ne faut pas se contenter d’emporter son matériel photo. Pour ce type de reportage, où le photographe passe la majeure partie de son temps dehors, il doit choisir des vêtements chauds. Dans le cas de l’Afghanistan, Umit Bektas s’est équipé comme un vrai campeur.

En rentrant d’Afghanistan, il s’est rendu compte que chaque élément qu’il avait emporter pour cette mission lui avait été utile. Seule une serviette manquait, mais heureusement pour lui, il a pu en trouver à Kaboul.