Pourquoi ne pas oublier le « Numérique » de Photographie Numérique ?

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La photographie est toujours en pleine mutation. Au cours des années 80, le premier appareil photographique numérique voit le jour (un Canon pour la petite histoire, le RC-760, à disquette) et depuis, une réelle opposition existe entre la photographie argentique et la photographie numérique.

Cet article sera peut-être un peu tranché, mais combien de personnes utilisent encore des appareils photographiques argentiques ? Un certain nombre non négligeable, j’en suis sûr, mais on sait tous que l’ère du numérique a déjà mis aux oubliettes les boîtiers argentiques.

Dans cette situation, et parce que la photographie numérique est devenue la photographie « de fait », pourquoi continuons-nous de parler de photographie « numérique » ? Pourquoi cet adjectif qui vient tout le temps terminer l’expression dans de nombreux articles, y compris sur Wikipédia.

Chase Jarvis a noté quelques exemples , il y a certains termes qui ont déjà opéré cette mutation :

  • on ne parle plus de guitare électrique, mais de guitare
  • on ne parle plus de peinture à l’acrylique, mais de peinture
  • on ne parle plus de musique numérique, mais de musique

Certains diront que la langue a de nombreuses nuances qui font toute sa richesse, moi je pense qu’il est parfois intéressant de la simplifier, quand les informations supplémentaires données ne changent pas « fondamentalement » le sens de l’expression. Après tout, entre la photographie numérique et la photographie argentique, il n’y a pas tant de différences que cela. De nombreux mécanismes sont similaires, le bruit remplace le grain, la mémoire remplace la pellicule, etc…

Et vous, que pensez-vous de tout cela ? J’aimerai bien recueillir votre réaction.

Pour aller plus loin :

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15 Commentaires

  1. Je ne suis pas d’accord (mais je me dis que le but de ton billet était de nous faire réagir, non? ;-).

    Je pense qu’il y aura toujours besoin de faire une distinction entre photographie numérique et argentique, parce que déjà ce ne sont pas les mêmes appareil. L’un fonctionne avec un film, l’autre avec un capteur électronique.

    De même que les guitaristes, eux, distingue toujours la guitare sèche de la guitare électrique et qu’un peintre ne te parlera pas d’acrylique lorsqu’il utilise de la peinture à l’huile.

    Même si le résultat est proche, les techniques sont différentes ;-)

  2. tu dis:
    « Certains diront que la langue a de nombreuses nuances qui font toute sa richesse, moi je pense qu’il est parfois intéressant de la simplifier, quand les informations supplémentaires données ne changent pas « fondamentalement » le sens de l’expression. »

    Justement la nuance même si elle n’est pas fondamentale apporte toute la profondeur à tes dires. Il est trop simple de vouloir simplifier les choses pour que certaines personnes n’aient pas à faire d’effort, je suis pour la défense d’une langue et de ça profondeur.

  3. Il y a de moins en moins de photographe qui sont sur de l’argentique. Dans 10 ans je suis prêt à parier qu’il ne restera plus qu’une infime minorité de personnes utilisant l’argentique, tout comme il ne reste que quelques personnes qui utilisent la sténopé.

    Je pense que le qualificatif « numérique » va disparaitre puisqu’il sera devenu la norme et que seul celui de « argentique » sera utilisé puisque ça sera devenu l’exception.

    En même temps c’est juste mon avis ^^

  4. Personellement je pense que la distinction argentique/numérique a toujours lieu d’etre.

    La photographie est un domaine divisé en deux : la photographie numérique et la photographie argentique.

    l’argentique a encore de beaux avantages face a la photographie numérique et vice-versa. pour moi seul le temps choisira si le terme numérique doit disparaitre.

  5. Pour ma part je fais la différenciation, mais quand je parle d’argentique. Pour le numérique je parle de photographie tout court. Comme l’a remarqué MaO, il y’aura toujours une différenciation, mais qui sera pour moi celle qui tend vers l’art le moins utilisé. « Ouais je joue de la guitare, je joue même de l’acoustique » ou encore « ouais je fais de la photo, même un peu d’argentique ». Par contre je ne suis pas d’accord avec Kromo, il n’y a qu’a voir l’engouement pour les appareils photos « lomo » et vintage, les moyens formats etc, tant que de bonne boites comme kodak ou ilford continueront à produire des films (ou même a voir l’impossible project pour les polaroïds), on sera en sécurité !

  6. @Bones:
    je ne dis pas que l’argentique va disparaitre, je dis juste que le numérique est devenu la norme. Il suffit de regarder le ratio des ventes numérique-argentique ou même simplement l’offre pour voir que le numérique tient le dessus du panier.

  7. Je suis d’accord avec ce qui a été dit par MaO et Bones.

    De mon côté je sais que lorsqu’on est entre passionné de photo on continu toujours de faire la distinction entre le numérique et l’argentique. Je pense que l’argentique a encore quelques années devant lui car comme l’a dit Bones, je ne sais pas si il s’agit d’un effet de mode ou quoique ce soit, mais le côté vintage est très présent et pas mal de personnes s’essaient à l’argentique.
    Après c’est comme tous les phénomènes de mode, il faudra voir si cela perdure.
    De plus à côté de ça on peut remarqué que des formations proposant de l’argentique et de la technique de labo sont souvent saturés.

    Quelques uns de mes amis, lors de sortis photos, continuent eux aussi à sortir avec deux boitiers dont un argentique. On a beau dire mais jamais un numérique pourra donner cet aspect si particulier d’une photo d’argentique.

    Par contre en ce qui concerne le grand publique je peux comprendre que maintenant le terme photographie tout court tend à remplacer le terme photographie numérique.

    Une dernière chose, on peut trouver du bon matos argentique pour vraiment peu cher en fouillant sur le net ainsi que des objo qui ont du vécu et donne un côté/une atmosphère particulier à notre cliché. Ce marché aussi est très présent et du coup la photo devient plus accessible (toute proportion gardé car je parle en budget) que des boitiers numériques à xxx€ ou xxxx€ tout comme les objo.

  8. Pingback : EG-Actu – 2010, Semaine 46 | Emmanuel GEORJON

  9. Il y a quand même une nuance non négligeable entre la photographie argentique et la photographie numérique. S’il est vrai que dans l’esprit de la majorité des gens, maintenant, le terme photographie désigne la photographie numérique, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de deux pratiques différentes qui ont chacune leurs contraintes. Supprimer la nuance apportée par la mention de « numérique », ce serait comme dire qu’on ne doit plus parler de football, de rugby ou de tennis mais simplement de sport.
    Photographie est un terme générique qui peut designer aussi bien la pratique numérique que la pratique argentique, mais ces deux adjectifs restent nécessaires lorsqu’on veut plus de précision sur la technique.

  10. En règle générale on a tendance justement à simplifier toutes nos expressions. De même pour la photo, on dit bien « je fais de la photo », « de la guitare » etc.. Par contre lorsqu’on parle plus « sérieusement » de notre activité, hobby, on détaille, en ajoutant quel type de photo, avec quel matériel, idem pour le reste.

  11. et bien je dis toujours guitare electrique, même si cela n’est pas necessaire. Même un sourd sera faire la diffèrence entre une guitare électrique et une acoustique. Pour la photo, c’est encore un peu près pareil, un aveugle saura faire la diiférence entre un pixel et la chimie ….

  12. En résumé la photographie (Le principe de fixer sur un support une image a un instant T), peut utiliser plusieurs support (plaque en verre, film argentique, capteur numérique, etc..), Le terme photographie numérique ne désigne pas la technique, mais le support, car je peux très bien faire du sténopé sur support numérique (le sténopé est un dispositif optique). Est ce la norme aujourd’hui ? Si la norme c’est l’utilisation par le plus grand nombre alors oui la photographie numérique est la norme. Doit t’ont supprimer le terme numérique, non car rien ne dit que le support restera numérique. Et je dis et espère encore une longue vie a l’argentique, et plus on va vers le numérique, plus j’utilise d’appareil ancien.
    (Zeiss Super Ikonta 532/16(1954), leica M6(2001), D90/D80, PowerShot G9). Actuellement 80% de mes photos sont argentique et sur ces 80%, 90% sont en Ne&B.

  13. Pingback : Revue du web photo | Fotoforom, un blog photographique

  14. Ton article fait couler beaucoup d’encre… numérique.

    Bonne réflexion.

  15. Damien,

    Certains de tes articles sont intéressants, même s’ils sont très orientés « débutants », et donc de peu de valeur ajoutée pour les photographes confirmés. Je te recommanderai seulement de faire attention à l’orthographe ainsi qu’à la syntaxe, une expression écrite relâchée et ressemblant à du parler nuit au sérieux, et donc à la crédibilité, du message.

    Sur le fond, je ne suis pas sûr qu’un article provocateur et contenant de nombreuses erreurs, factuelles ou de jugement, présente un quelconque intérêt, sinon peut-être celui, marginal, de se dire « Ah ! oui, s’il y en a tellement qui ont pris la peine de m’écrire pour me dire qu’ils n’étaient pas d’accord, il doit y en avoir une sacrée palanquée qui pensent la même chose et ne se sont pas donné la peine de prendre la plume pour le dire…! » Cela a-t-il vraiment un intérêt ? J’en doute.

    En effet, il est bien évident que photo argentique et photo numérique sont deux pratiques bien différentes, et qu’elles le resteront toujours, tout comme il est abusif de prétendre que guitare sèche et électrique « ou « musique » et « musique numérique »), c’est la même chose : parles-en à des guitaristes (et à des musiciens en général) pour comprendre la profondeur de ton erreur…

    La plus importante des différences entre photo argentique et numérique est une différence qui demeurera toujours, et qui ira même en s’accentuant : la photo numérique n’entraîne aucun coût supplémentaire à l’image ; une fois qu’on est équipé, faire une photo ou en faire mille, c’est le même prix. De plus, une carte mémoire de capacité décente permet de stocker des centaines de photos sur un support de petite taille et ultra-léger. En argentique, chaque photo a un coût et les rouleaux de pellicule, chacun bien plus volumineux qu’une carte SD ou même Compact Flash, ne permettent de prendre que 36 vues au maximum. Après, il faut rembobiner, mettre le rouleau exposé en lieu sûr, recharger avec un nouveau film, et ainsi de suite. C’est cette comparative « rareté » de l’image argentique qui fait toute la différence, et continuera à la faire.

    Alors, rangeons la provoc’ au placard, et à quand un bon article de fond, long et inspiré, par exemple sur un photographe célèbre et ses techniques, ou sur l’utilisation du contrejour, ou du flash déporté ?

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